À Henriette
| À Henriette | |
Portrait (par Auguste Renoir) d'Henriette de Bonnières, dédicataire de l'œuvre. | |
| Genre | mélodie |
|---|---|
| Musique | Albéric Magnard |
| Texte | Albéric Magnard |
| Langue originale | français |
| Effectif | voix et piano |
| Dates de composition | 1890-1891 |
| Dédicataire | Henriette de Bonnières |
| Publication | janvier 1892 Le Figaro musical |
| Création | Paris, salle de l'ancien Conservatoire |
| Interprètes | M. Franz (chant) et Mme Krieger (piano) |
À Henriette est une mélodie pour voix et piano d'Albéric Magnard composée fin 1890 et début 1891 sur un poème du compositeur.
Présentation
À Henriette est composé en et sur un texte du compositeur, inspiré par Henriette de Bonnières, épouse de Robert de Bonnières et dédicataire de l'œuvre[1],[2],[3].
L'œuvre, sans numéro d'opus, est créée le salle de l'ancien Conservatoire au cours d'un concert de la Société nationale de musique, lors d'un festival à la mémoire de Magnard, par Paul Franz (ténor), de l’Opéra, et Jeanne Kriéger (piano)[4],[2],[5].
La partition est publiée en dans le supplément musical du Figaro[6],[2],[3].
Œuvre « imprégnée d'un chromatisme tristanien, véritable hymne vertigineux au désir sensuel » pour Adrian Corleanis[3], À Henriette est structuré en six parties, relève le musicologue Gilles Thiéblot : prélude (Très agité), partie A notée Modéré (Tendrement), en mi mineur, partie B (Un peu plus lent), en do dièse majeur, partie A' notée Animé (Avec charme), en mi mineur, coda en mi majeur puis postlude de neuf mesures[7]. Thiéblot souligne que « la page sollicite l'aigu de la voix de ténor sur les mots les plus brûlants du texte[7] » et note « une écriture harmonique tourmentée, due aux modulations nombreuses et à des chromatismes constants venus en droite ligne de Tristan de Wagner, qui entretiennent un climat passionné à peine détendu dans la partie B[7] ».
Enregistrement
- Albéric Magnard: Intégrale des mélodies, Suite dans le style ancien op.2, Eva Csapó (soprano), Christoph Homberger (ténor), Niklaus Tüller (baryton) et Christoph Keller (piano), Accord (Musidisc) 200492, 1989[8].
Références
- ↑ Thiéblot 2026, p. 28.
- « "À Henriette" », sur Albéric Magnard (consulté le )
- (en) Adrian Corleonis, « À Henriette, for voice & piano | Description », sur AllMusic (consulté le )
- ↑ Thiéblot 2026, p. 29.
- ↑ Duchesneau 1997, p. 278.
- ↑ Thiéblot 2026, p. 28-29.
- Thiéblot 2026, p. 30.
- ↑ Thiéblot 2026, p. 173.
Bibliographie
Ouvrages généraux
- Marie-Claire Beltrando-Patier, « Albéric Magnard », dans Brigitte François-Sappey et Gilles Cantagrel (dir.), Guide de la mélodie et du lied, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », , 916 p. (ISBN 2-213-59210-1), p. 377.
- Michel Duchesneau, L'avant-garde musicale et ses sociétés à Paris de 1871 à 1939, Liège, Mardaga, , 352 p. (ISBN 2-87009-634-8).
Monographies
- Simon-Pierre Perret et Harry Halbreich, Albéric Magnard, Paris, Fayard, , 642 p. (ISBN 978-2-213-60846-4).
- Gilles Thiéblot, Albéric Magnard, Bleu nuit éditeur, coll. « horizons » (no 118), , 175 p. (ISSN 1769-2571).
Liens externes
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