Âat
| Âat | |||
La fausse porte d'Âat, de Dahchour | |||
| Nom en hiéroglyphe |
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| Transcription | ˁȝ.t | ||
| Période | Moyen Empire | ||
| Dynastie | XIIe dynastie | ||
| Fonction principale | Reine d'Égypte | ||
| Famille | |||
| Conjoint | Amenemhat III | ||
| Enfant(s) | Néférousobek ? | ||
| Sépulture | |||
| Nom | pyramide d'Amenemhat III | ||
| Emplacement | Dahchour | ||
| Objets | sarcophage, fausse porte, table d'offrandes, bols en albâtre | ||
Âat (« La Grande ») est une reine de la XIIe dynastie égyptienne, plus précisément du roi Amenemhat III.
Attestation
La seule attestation de la reine est sa sépulture découverte dans la pyramide pyralide d'Amenemhat III[1],[2],[3] ; les inscriptions donnent les titres suivants : « Femme du roi » (ḥm.t-nsw.t)[3], « Khénémet-néfer-hedjet » (ẖnm.t nfr-ḥḏ.t,)[3], « princesse héréditaire » (Jry.t-pˁ.t), « Son épouse bien-aimée » (Ḥm.t-nsw.t-mrj.t=f).
Éléments historiques
La tombe ayant été fermée entre l'an 15 et l'an 20 du règne d'Amenemhat III, cela signifie que la reine Âat ainsi que sa voisine la reine Khénémet-néfer-hedjet III[2],[4],[note 1] ont été enterrées relativement tôt dans le règne qui dura environ quarante-six ans[1],[2].
Aucun enfant n'est connue pour cette reine ; à l'exception de la mère d'Amenemhat IV, Hétepti (si tant est qu'Amenemhat IV est bien un fils d'Amenemhat III), aucune mère des enfants du roi Amenemhat III n'est connue[5].
Sépulture
La sépulture n'a été découverte que lors de la fouille du complexe pyramidal d'Amenemhat III par Dieter Arnold en 1978-1979[1]. Les couloirs internes de la pyramide mènent à deux chambres funéraires d'organisation identique, l'une, à l'ouest, destinée à la reine Âat, l'autre, à l'est, à la reine Khénémet-néfer-hedjet III : une petite pièce destinée à abriter un coffre à canopes de la défunte se trouve en haut d'un escalier menant à un corridor, deux antichambres et à la chambre funéraire proprement dite abritant le sarcophage. Les chambres funéraires, bien que pillées, gardaient les restes des viatiques funéraires des deux défuntes, sensiblement identiques ; pour la reine Âat : sept bols en albâtre en forme de canards, des bols en obsidienne, deux têtes de massue, des morceaux de bijoux en or, un vase canope et un sarcophage décoré mais non inscrit[1]. Le corps retrouvé dans le sarcophage d'Âat appartenait à une femme décédée aux alentours de 35 ans[1]. Des éléments au nom de la reine ont été retrouvés dans le temple funéraire de la pyramide[1], dont une fausse porte et une table d'offrandes[3].
Notes et références
Notes
- ↑ Ce nom étant aussi un titre, la reine est considérée comme anonyme par certains chercheurs (Dodson et Hilton 2004, p. 99 et Tallet 2015, p. 235).
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Aat(queen) » (voir la liste des auteurs).
- Tallet 2015, p. 235.
- Grajetski 2024, p. 62.
- Dodson et Hilton 2004, p. 96.
- ↑ Roth 2001, p. 440.
- ↑ Tallet 2015, p. 20-21.
Bibliographie
- (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Thames & Hudson, [détail des éditions] (ISBN 0-500-05128-3) ;
- (en) Wolfram Grajetski, The Middle Kingdom of Ancient Egypt : History, Archeology and Society, Bloomsbury, , 2e éd. (ISBN 978-1-350-45553-5) ;
- Pierre Tallet, Sésostris III et la fin de la XIIe dynastie, Paris, Pygmalion, coll. « Les grands pharaons », (réimpr. 2015, édition augmentée et mise à jour) (1re éd. 2005), 334 p., 24 cm (ISBN 978-2-7564-1692-2) ;
- (de) Silke Roth, Die Königsmütter des Alten Ägypten von der Frühzeit bis zum Ende der 12. Dynastie, Wiesbaden, Harrassowitz Verlag, (ISBN 3-447-04368-7).
Liens externes
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