Ânkhésenpépi III

Ânkhésenpépi III
Nom en hiéroglyphe
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Q3Q3M17M17
>S34N35
Aa1
N35
S29B7
Période Ancien Empire
Dynastie VIe dynastie
Famille
Grand-père paternel Pépi Ier
Grand-mère paternelle Ânkhésenpépi Ire
Père Mérenrê Ier
Conjoint Pépi II
Enfant(s) Néferkarê II ?
Sépulture
Nom Pyramide d'Ânkhésenpépi III
Type Pyramide à faces lisses
Emplacement Saqqarah
Découvreur Audran Labrousse
Objets sarcophage

Ânkhésenpépi III est la fille de Mérenrê Ier et l'épouse de Pépi II. Elle porte également le nom d'Ânkhnesmérirê III. Sa sépulture est une pyramide située dans la nécropole de celle de son grand-père Pépi Ier.

Généalogie

Ses titres sont : « Fille du Roi de con corps, aimée de lui » (zȝ.t nsw.t ẖt=f mr.t=f), « Celle de la pyramide Mérenrê-men-ânkh » (Mr-n-Rˁ-mn-ˁnḫ), « Épouse du Roi » (hm.t nsw.t), « Celle qui voit Horus et Seth » (mȝȝ.t Ḥr Stẖ) et « Mère du Roi » (mw.t nsw.t)[1],[2].

Les deux premiers titres font d'elle la fille du roi Mérenrê Ier tandis que les deux suivants font d'elle l'épouse de son frère ou demi-frère le roi Pépi II[1],[2] ; il est probable qu'il s'agisse d'une reine de la seconde moitié du règne, avec les reines Ânkhésenpépi IV et Oudjebten[3]. De par le fait qu'elle était une fille du roi Mérenrê Ier et qu'elle se nomme Ânkhésenpépi, Yannis Gourdon suggère qu'elle était la fille de la seule épouse connue de Mérenrê Ier, la reine Ânkhésenpépi II ; si cette hypothèse se vérifiait, alors Pépi II aurait épousé sa sœur[4].

De plus, selon Vivienne Gae Callender et Hratch Papazian, elle serait la mère d'un roi nommé Néferkarê, car elle porte le titre « Mère du Roi » (mw.t nsw.t) sur une stèle fragmentaire découverte dans le complexe funéraire de la reine ; il est à noter que le titre de la stèle semble avoir été rajouté a posteriori et ne faisait donc pas partie de l'inscription originale[2],[5]. Le contexte chronologique (Ânkhésenpépi III a été une épouse de Pépi II) incite Hratch Papazian a préféré un roi Néferkarê ayant vécu relativement tôt après le règne de Pépi II ; or le roi Néferkarê III ayant déjà pour mère la reine Ânkhésenpépi IV, Papazian opte pour le roi Néferkarê II, prédécesseur direct de Néferkarê III selon la liste d'Abydos[5]. Marie-Noëlle Fraisse avait proposé le roi Néferkarê III[6], mais cette hhypothèse est réfutée par Hratch Papazian car les découvertes de Gustave Jéquier dans le complexe funéraire d'Ipout II excluent cette hypothèse, la mère de Néferkarê III étant très probablement la reine Ânkhésenpépi IV[7].

Sépulture

Comme pour les reines de cette époque, elle reçoit le privilège de se faire bâtir un complexe funéraire à Saqqarah.

Sa tombe a été retrouvée par Audran Labrousse en 2003, parmi la nécropole de son grand-père Pépi Ier au sein d'une véritable nécropole princière bâtie au sud du complexe funéraire royal (au sud de la pyramide de Pépi Ier, au sud-ouest de celle du prince Hornéterikhet, nichée dans un espace réduit, au nord de la pyramide de la reine Ânkhésenpépi II). Elle est constituée d'un petit complexe pyramidal.

Sa pyramide mesurant 15,75 mètres (30 coudées, au lieu des 40 coudées pour les reines précédentes) montre une disposition interne simplifiée. Le sarcophage est creusé dans un énorme bloc de poudingue de dallage, qui indique son nom et ses titres, à l'ouest de la chambre funéraire, et son couvercle est en granit rose.

Sa pyramide ne comporte pas de textes des pyramides, elle serait la seule des reines de Pépi II à ne pas l'avoir. La chambre funéraire de la reine comportait une ligne de hiéroglyphes gravés dans la pierre et courant tout autour sur les murs du caveau.

Dans l’enceinte de son monument funéraire, enfouie à l’ouest dans un puits, est apparue une jolie petite tombe peinte de couleurs fraîches, au nom de la prêtresse d’Hathor répondant au nom d'« Ankhesen ». Aucun lien familial n’est indiqué avec Ânkhésenpépi III, la petite tombe étant toutefois antérieure à la pyramide qui l’abrite. La momie y était encore en place, accompagnée de son chevet ; une statuette en bois de 25 à 30 cm représentant la défunte y fut aussi retrouvée.

Notes et références

  1. Dodson et Hilton 2004, p. 74.
  2. Callender 2011, p. 295-296.
  3. ↑ Callender 2011, p. 296-297.
  4. ↑ Gourdon 2016, p. 96-97.
  5. Papazian 2015, p. 412.
  6. ↑ Fraisse 2002, p. 239-240.
  7. ↑ Papazian 2015, p. 399.

Bibliographie

  • Marie-Noëlle Fraisse, « Saqqâra: notes d'information sur les travaux récents au complexe funéraire de la reine Ânkhesenpépy II », Revue d'Égyptologie, no 53,‎ , p. 235-243 (DOI 10.2143/RE.53.0.504269) ;
  • (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Thames & Hudson, [détail des éditions] (ISBN 0-500-05128-3) ;
  • (en) Hratch Papazian, « The State of Egypt in the Eighth Dynasty », dans Peter Der Manuelian et Thomas Schneider, Towards a New History for the Egyptian Old Kingdom: Perspectives on the Pyramid Age, BRILL, coll. « Harvard Egyptological Studies », (lire en ligne) ;
  • (en) Vivienne Gae Callender, In Hathor's Image : The Wives and Mothers from Egyptian Kings from Dynasties I-VI, vol. I, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 406 p. (ISBN 978-80-7308-381-6) ;
  • Yannis Gourdon, Pépy Ier et la VIe dynastie, Paris, Pygmalion, , 429 p. (ISBN 978-2-7564-0558-2 et 2-7564-0558-2).
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