Ève Langelier

Ève Langelier, est une chercheuse canadienne, professeure titulaire en génie mécanique à l'Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire pour les femmes en sciences et en génie au Québec[1]. Ses recherches portent sur le génie biomédical afin de trouver des solutions aux problèmes relatifs aux mouvements du corps humain grâce à la technologie. Elles portent également sur la place des femmes en sciences, notamment sur la promotion des métiers en science et en génie auprès des filles et des femmes dans un contexte où elles sont vastement minoritaires[1],[2],[3].

Parcours académique et professionnel

En 1990, elle est diplômée en Sciences de la nature au Cégep de Victoriaville. Elle obtient ensuite son diplôme de baccalauréat puis de maîtrise en Génie mécanique à l'Université Laval et termine en 2001 un doctorat à Polytechnique Montréal en Génie bio-médical[4].

De 2006 à 2009, alors professeure adjointe à l'Université de Sherbrooke, elle fait partie du Laboratoire PERSEUS, elle travaille sur les mouvements répétitifs qui entrainent des lésions aux tendons[5],[6]. Elle travaille également sur l'ingénierie du sport ce qui l'amène à concevoir des luges et des skis adaptés pour les athlètes paralympiques qui ont participé aux Jeux d'hiver en 2010[4]. Elle devient professeure titulaire à l'Université de Sherbrooke en 2017[5].

Titulaire de la Chaire de recherche pour les femmes en sciences et en génie du CRSNG (Québec) depuis 2015, ses travaux ont pour objectif d'augmenter la représentation féminine en faisant de la promotion des métiers en sciences et en génie auprès des filles et des femmes, en outillant les ingénieures et les scientifiques déjà en poste et en influençant les instances décisionnelles[7].

Elle participe au débat public en militant pour que les entreprises se dotent de politiques visant à ce que les femmes et les gens issus de la diversité soient présents dans les sphères d'influence et puissent être des modèles pour les générations futures[8]. Elle sensibilise également le milieu de la recherche à l'inclusion des chercheuses et des enjeux féminins dans leurs recherches[2],[8].

Elle intervient dans les médias, notamment à l'émission de télévision québécoise 50 ans d'avancées des femmes.

Notes et références

  1. Gabrielle Tremblay-Baillargeon, « Portraits de deux travailleuses en STIM », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  2. Isabelle Pilon, « Une place à prendre en sciences », La Tribune (Sherbrooke, Qc), vol. 106, no 219,‎ (Une place à prendre en sciences https://www.latribune.ca/2015/11/10/une-place-a-prendre-en-sciences-c8199e7cf41a93a7c00338fa9bc173a9/ Inscription nécessaire)
  3. ↑ (fr-CA) Julie Champagne, « Portraits de pionnières : trois femmes, trois parcours », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. Steven Lafortune, « Ève Langelier, une passionnée de la vie et des sciences », La Nouvelle Union (Victoriaville, QC), vol. 21, no 50,‎ , p. 6
  5. (fr-CA) « Eve Langelier - Spécialistes - Recherche - Université de Sherbrooke » [archive du ], sur www.usherbrooke.ca (consulté le )
  6. ↑ Isabelle Pion, « Objectif: conjuguer performance et sécurité », La Tribune (Sherbrooke),‎ , p. D10
  7. ↑ « Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada - Titulaires d'une chaire : Profil Ève Langelier », (consulté le )
  8. Sophie Chartier, « Multipliez les modèles en génie! », Les affaires,‎ Édition de la mi‑octobre 2023 (lire en ligne)

Annexes

Articles connexes

Liens externes

Profil de chercheure à l'Université de Sherbrooke

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