École normale (Québec)
Les écoles normales étaient, au Québec, des institutions ayant pour but de former les enseignants.
Histoire

En 1836 Jean Holmes fut chargé pour le compte du gouvernement de préparer les voies à l’ouverture d’écoles normales au Canada.
Les premières écoles normales ont vu le jour en 1857 avec la création des trois premières écoles normales d'État (qualifiées parfois de "supérieures"), les écoles normales Jacques-Cartier (Montréal), Laval (Québec) pour les francophones et McGill School for Teachers (Montréal) pour les anglophones[1]. À partir de 1899, de nombreuses autres furent fondées. Ces écoles étaient pour la plupart privées, appartenant à des communautés religieuses qui formaient ainsi des religieuses ou des frères enseignants.
À l'origine, la première école normale nationale en France, destinée aux hommes, a été établie en 1810, suivie en 1838 par la première école normale d'institutrices[2]. Ces institutions ont finalement été remplacées en 1989 par les institutions de formation des maîtres, mettant fin à l'existence des écoles normales sous cette dénomination.
Réforme en 1953-1954
Plusieurs variétés de spécialisations sont créées. De même, une décentralisation permet plus d'endroits disponibles alors que 44 écoles normales sont fondées sur l'ensemble du territoire entre 1940 et 1960, dispersées dans des petites villes de quelques milliers d'habitants, ainsi que dans des villages, ce qui permet à un plus grand nombre de filles de poursuivre leurs études au-delà de la neuvième année[3]. La réforme touche davantage les filles alors qu'on introduit trois niveaux de brevets; brevets C : le moins avancé, (11 ans de scolarité), permet d'enseigner à l'élémentaire seulement, brevets B et A: s'apparentent au baccalauréat ès Arts avec des cours de langues (français, anglais, grec, latin), de sciences (mathématiques, chimie, biologie), de philosophie, environ 15 ans de scolarité. Le brevet A, après les réformes de 1953-1954, permettant d'enseigner aux niveaux primaire et secondaire. En 1960-61, 29,360 personnes sont inscrites aux école normales[4]. Le brevet C , qui permettait d'enseigner au primaire fut officiellement aboli en 1964–1965.
Brevet D
Au début du XXe siècle, le brevet D est surtout dispensé dans les endroits éloignés ou le manque d'institutrice est présent. Elle permet aux jeunes filles de poursuivre leur études post-primaires ou primaire supérieure comprenant la 8 ème et 9 ème année. À cette époque et jusqu'en 1968 environ, le cours primaire durait 7 ans. La longueur de la formation à l'école normale est variables selon les besoins locaux. Le brevet peut être temporaire ou renouvelé avec l’expérience ou des formation supplémentaires. Les jeunes enseignantes sont alors qualifiées pour enseigner aux premières années du primaire, aux École de rang ou comme remplaçantes. À l'école de Beauceville, 60 brevets D furent accordés[5].
Galerie
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École normale Saint-Jacques à Montréal. -
École normale à Québec située dans le Château Haldimand vers 1890. -
École Normale Laval à Québec - 1943. -
École Normale, carte postale, Trois-Rivières, P.Q. -
École Normale, Baie-Saint-Paul, Québec.
Rapport Parent
Avec la remise en question de l'éducation au Québec qui se traduisit principalement par le rapport de la commission Parent, la responsabilité de la formation des professeurs devait passer aux universités et à leurs facultés de sciences de l'éducation[6],[7]. Pour tenter de sauver l'institution des écoles normales, un certain nombre d'entre elles se regroupent : deux consortiums de communautés religieuses fondent en 1965 l'École normale Notre-Dame-de-Foy à Saint-Augustin-de-Desmaures qui deviendra en 1967 le Campus Notre-Dame-de-Foy (privé) et le Scolasticat central de Montréal en 1964 qui deviendra le Collège Marie-Victorin en 1969/1970 (privé) et le Cégep Marie-Victorin en 1993 (public). Cependant le mouvement est bien amorcé: plusieurs petites écoles ferment dès 1963, et pas moins de 53 écoles normales ainsi que les scolasticats ferment entre 1965 et 1969[8],[7]. Les dernières écoles normales cessent d'exister en 1974, elle auront formé 80,000 personnes enseignantes[9].
Notes et références
- ↑ « Home », sur mcgill.ca (consulté le ).
- ↑ https://thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/ecoles-normales
- ↑ https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/quebec/evenements/20504
- ↑ L'éclaireur-progrès jeudi 4 janvier 1962
- ↑ https://www.patrimoine-beauceville.ca/au-temps-jadis-par-andre-garant/les-ecoles-normales
- ↑ https://www.erudit.org/fr/revues/rs/1993-v34-n2-rs1588/056787ar.pdf
- Micheline Dumont, « Des écoles normales à la douzaine », Cap-aux-Diamants : la revue d'histoire du Québec, no 75, , p. 43-48 (ISSN 0829-7983, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Scolasticat-École normale », sur archivesmgrracine.org (consulté le ).
- ↑ Dumont, M. (2003). Des écoles normales à la douzaine. Cap-aux-Diamants, (75), 43–48
Bibliographie
- Une histoire de la formation des maîtres au Québec, 232 pages, 2019. Michel Allard, Paul Aubin, Félix Bouvier et Rachel Desrosiers. (ISBN 9782897911089).
- Thérèse HAMEL, Le déracinement des écoles normales. Le transfert de la formation des maîtres à l'université. Publication: 1991. 232 p. (ISBN 9782892241679).
Liens externes
- « Congrégation de Notre-Dame - École Normale Jacques-Cartier », sur cnd-m.org (consulté le )
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