École technique officielle
| Type | École |
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| Ville | Kigali |
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| Pays |
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| Coordonnées | 1° 58′ 50″ sud, 30° 06′ 24″ est |
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L'École technique officielle (ETO), aussi nommé École technique officielle de Kicukiro et École technique officielle Don Bosco, est un établissement d'enseignement secondaire salésien situé dans le district de Kicukiro à Kigali, au Rwanda. Le , lors du génocide des Tutsi au Rwanda, plus de 2 000 Rwandais, majoritairement des Tutsi, sont assassinés par des milices extrémistes, abandonnés à leur sort par les casques bleus de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (MINUAR).

Cet événement est le sujet du film Shooting Dogs (également appelé Beyond the Gates) de Michael Caton-Jones[1].
L’École technique officielle est aujourd’hui connue sous le nom d’Integrated Polytechnic Regional College (IPRC). Elle dispense des formations dans les domaines de l’électricité, de l’électronique, de l’ingénierie civile et de la mécanique, et jouit d’une réputation reconnue dans toute la région des Grands Lacs[1].
Massacre d'avril 1994
En , lors du génocide des Tutsi au Rwanda, plus de 2 000 personnes, majoritairement des Tutsi, ainsi que des Hutu modérés, se réfugient dans l'École technique officielle (ETO) dans l’espoir d’être protégées par un bataillon belge de Casques bleus de la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda (MINUAR)[2],[3].
Le , les soldats belges, évacuent précipitamment le site, laissant les réfugiés sans défense face aux miliciens Interahamwe et les gendarmes rwandais[2],[1].
À la suite du retrait des Casques bleus belges, les miliciens envahissent immédiatement l’enceinte de l’école. Plusieurs réfugiés sont tués sur place, tandis que les survivants sont contraints, sous la menace des armes, de quitter les lieux. Les autorités rwandaises les dirigent alors vers Nyanza, où ils sont exécutés à l’arme automatique, à la grenade et à la machette. Seuls 80 survivants, échappent au massacre en se dissimulant parmi les cadavres[2],[3],[1].
À leur retour en Belgique après les événements de l’École technique officielle en , certains soldats belges expriment publiquement leur désarroi et leur colère face à l’abandon des réfugiés. Sur le tarmac de l’aéroport, l’un d’eux, en signe de protestation, déchire son béret bleu des Nations unies avec son couteau de combat devant les caméras de télévision[2],[4].
Voir aussi
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- (en) Linda Melvern, A People Betrayed: The Role of the West in Rwanda's Genocide : Revised and Expanded Edition, Londres, New-York, Zed Books, , 424 p. (ISBN 978-1-350-40963-7, lire en ligne
), p. 1-6. 
Articles connexes
- Opération Silver Back
- Opération Amaryllis
- Boniface Ngulinzira
- Philippe Hategekimana
- Mémorial du génocide de Nyanza-Kicukiro
- Jardin de la mémoire de Nyanza
Notes et références
Notes
Références
- « Génocide au Rwanda : L’Ecole technique officielle de Kigali, mauvaise conscience de l’ONU », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le )
- Linda Melvern (2024), p. 1-6.
- « Génocide des Tutsis au Rwanda : l’État belge blanchi en appel dans le massacre de l’ETO »
, sur Jeune Afrique, (consulté le )
- ↑ « 11 avril 1994 : les soldats belges abandonnent 2 000 civils aux tueurs »
, sur La Libre, (consulté le )
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