Écrits du Canada français
| Les Écrits du Canada français | |
| Langue | Français |
|---|---|
| Publication | |
| Maison d’édition | (Canada) |
Les Écrits du Canada français est une revue littéraire fondée en 1954 à Montréal[1].
Elle est considérée comme la doyenne des revues littéraires du Québec[2]. En 1995, elle prend le nom Les Écrits et continue aujourd’hui de publier trois fois par an[3]. La revue est éditée par l’Académie des lettres du Québec et demeure un lieu de diffusion pour les écrivains québécois et francophones[4].
Historique
La revue est fondée en 1954 par Jean‑Louis Gagnon et un groupe d’écrivains[1]. Elle visait à offrir un espace de publication aux auteurs du Canada français[2]. Dès ses premières années, elle publie des textes de jeunes écrivains qui deviendront des figures majeures de la littérature québécoise, tels Anne Hébert, Marcel Dubé et André Langevin[1].
En 1995, la revue change de nom pour devenir Les Écrits, élargissant son horizon à l’ensemble de la francophonie[3]. Elle conserve une périodicité régulière, avec trois numéros par an depuis sa fondation[4].
Orientation éditoriale
La revue publie des œuvres de création : poésie, nouvelles, extraits de romans, théâtre et essais[2]. Elle favorise la diversité des voix, accueillant à la fois des auteurs consacrés et des écrivains émergents[1]. Sa mission est de transmission : offrir un espace de reconnaissance et de visibilité aux écrivains francophones[3].
Figures marquantes
Parmi les auteurs publiés figurent Anne Hébert, Marcel Dubé, André Langevin, Nicole Brossard, Hélène Dorion et Rober Racine[1]. Le comité de rédaction a compté plusieurs écrivains et critiques, dont Gertrude LeMoyne, qui a joué un rôle discret mais essentiel[4].
En 2025, la direction est assurée par Micheline Cambron, professeure et critique littéraire, qui veille à la continuité de la revue[3].
Impact culturel
Les Écrits du Canada français est la première revue littéraire québécoise[1]. Elle a contribué à l’institutionnalisation de la littérature du Québec[2]. Elle a servi de tremplin pour de nombreux écrivains, en leur offrant une première reconnaissance publique[5]. Aujourd’hui, elle demeure un lieu de mémoire et de création, inscrivant la littérature québécoise dans une constellation francophone plus large[3].
Références
- Jacques Michon, Histoire de l’édition littéraire au Québec au XXe siècle, Montréal, Fides, (ISBN 2-7621-2134-5)
- Micheline Cambron, « Les Écrits : une revue de création », Voix et Images, vol. 21, no 2, , p. 345–356 (lire en ligne, consulté le )
- « Les Écrits », Académie des lettres du Québec (consulté le )
- « Les Écrits du Canada français (archives) », Érudit (consulté le )
- ↑ « Les Écrits célèbrent 50 ans de création littéraire », Le Devoir, (lire en ligne, consulté le )
Bibliographie
- Jacques Michon, Histoire de l’édition littéraire au Québec au XXe siècle, Montréal, Fides, 1999. (ISBN 2-7621-2134-5).
- Micheline Cambron, « Les Écrits : une revue de création », Voix et Images, vol. 21, no 2 (62), hiver 1996, p. 345‑356. [1]
- Académie des lettres du Québec, « Les Écrits », site officiel. [2]
- Érudit, Les Écrits du Canada français (archives numériques 1954–1994). [3]
- Le Devoir, « Les Écrits célèbrent 50 ans de création littéraire », 2004. [4]
- Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), notice sur la revue Les Écrits. [5]
Articles connexes
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