Éditions universitaires de Dijon

Éditions universitaires de Dijon
Repères historiques
Création 1928
Fiche d’identité
Forme juridique Presses universitaires, service commun de l'université
Siège social Dijon (France)
Dirigée par Marie-Ange Fougère, Professeure des Universités
Spécialités sciences humaines et sociales principalement
Langues de publication Français (sauf exceptions)
Diffuseurs AFPU-Diffusion ; OpenEdition Books
Site web https://eud.ube.fr/
Préfixe ISBN 978-2-905965
978-2-915552
978-2-915611
978-2-36441

Éditions universitaires de Dijon (« EUD ») est une maison d’édition fondée en 1928 par l’université de Dijon (aujourd’hui Université Bourgogne Europe). Le service des presses universitaires est né avec la création de la collection des « Publications de l’Université de Dijon » durant l'entre-deux-guerres, période propice à une reprise en main de l’édition par les universitaires. En 2022, elle a adopté la chaîne d’édition structurée Métopes pour la production multisupport de ses ouvrages imprimés et numériques. Outre le catalogue en ligne, EUD est présente sur les plateformes OpenEdition Books, Cairn, Preo, Persée, et les publications sont diffusées par l’Association française des presses d’université (AFPU Diffusion).

Histoire

Éditions universitaires de Dijon, ou EUD, structure éditoriale de l’Université Bourgogne Europe, fait partie des premières presses universitaires françaises fondées au début du XXe siècle, avec les Publications de l’université de Provence et les Presses universitaires de Strasbourg[1].

Prémices de l’activité éditoriale (1891-1914)

Couverture du premier numéro de la Revue bourguignonne de l'enseignement supérieur
Premier numéro (1891) de la Revue bourguignonne de l'enseignement supérieur

À l’origine des EUD[2] se trouve la Revue bourguignonne de l’enseignement supérieur[note 1] (1891-1902), qui devient la Revue bourguignonne (1903-1914)[note 2].

Revue bourguignonne de l’enseignement supérieur (1891)

L’objectif de cette revue trimestrielle est de fournir aux facultés dijonnaises « un recueil qui [serve] d’organe à leur action scientifique et [fasse] peu à peu ressortir l’unité de leur vie collective »[3]. Comme le service de presses universitaires qui lui succède, la revue fait connaître les recherches en cours dans toutes les disciplines au sein de l’université de Dijon durant vingt-quatre années. Le titre cesse de paraître à la veille de la Première Guerre mondiale « à la fois du fait de la pénurie de papier, de la mobilisation et de la suspension des subventions en raison de l’économie de guerre »[4]. Ernest Champeaux, professeur d’histoire du droit, cherche dès 1919 à la relancer « car il considère cette revue comme le reflet des activités de la recherche dijonnaise et un moyen de valoriser l’université à l’échelle locale et internationale »[4].

La volonté de fonder des presses universitaires à but non lucratif, sur le modèle des universités anglo-saxonnes, favorise dans la France d’après-guerre une reprise en main de l’édition et de la diffusion des travaux scientifiques par les universitaires[note 3].

Naissance du service des presses (1928)

En 1928, le projet renaît sous la forme d’une collection d’ouvrages : les « Publications de l’Université de Dijon »[5] ou « PUD »[6].

« Publications de l’Université de Dijon »

Couverture du premier numéro des Publications de l'université de Dijon
Premier numéro (1928) des « Publications de l'Université de Dijon » ou PUD

Cette nouvelle collection se compose de « fascicules, d’un volume inégal, [qui] contiendront chacun une ou plusieurs études rédigées par des professeurs des diverses Écoles ou Facultés. Ils toucheront donc aux domaines variés de l’activité scientifique qui sont l’objet d’un enseignement à Dijon »[7]. Ainsi, le premier numéro, intitulé « Mélanges », accueille cinq travaux reflétant cette volonté, dont les auteurs sont Augustin Boutaric (physicien et chimiste), Georges Connes (spécialiste de littérature anglaise et américaine), Pierre Petot (historien du droit), Louis Stouff (historien du droit).

Le service des presses universitaires qui s’est constitué autour de cette publication adopte plus tardivement l’intitulé actuel, « Éditions universitaires de Dijon », à la suite du rassemblement sous cette nouvelle dénomination de la collection initiale « PUD » avec d'autres collections et périodiques édités par ailleurs au sein de l'établissement[8]. On le voit mentionné pour la première fois sur la couverture du fascicule n° 62 de 1985[note 4].

« Publications de l’Université de Bourgogne »

Couverture du premier numéro de la collection portant la nouvelle appellation Publications de l'université de Bourgogne.
Premier numéro (1987) sous la nouvelle appellation « Publications de l'Université de Bourgogne » ou PUB

Le titre de la collection évolue près de soixante ans après sa création, en écho au changement de nom de l’université de Dijon, devenu université de Bourgogne. La transition entre les deux appellations, PUD et PUB, s'étend sur deux ans, au détriment du fascicule n° 63 daté de 1986, dont la couverture et la page de titre ne mentionnent aucune collection[6]. C’est sur le fascicule n° 64, en 1987, qu'apparaît la nouvelle appellation « Publications de l’Université de Bourgogne », associée à la maison d'édition.

En 2000, cette collection unique cède la place à plusieurs collections thématiques et disciplinaires[2].

À cette époque, les presses universitaires dijonnaises sont « réparties dans 3 bureaux pleins de livres » dans le bâtiment Droit et Lettres de l’université[2]. Elles sont associées en 2010 au pôle culture[9]. Enfin, en 2011, elles emménagent dans les locaux tout juste inaugurés de la Maison des sciences de l’homme[note 5],[10], sur le campus universitaire Montmuzard de Dijon[11].

Quelques étapes (1928-2022)

À sa création, le service de publication est dirigé par les membres du comité de rédaction des « Publications de l’Université de Dijon ».

« Depuis la fondation jusqu’à la fin des années 1970, les titres se succèdent, numérotés, tous d’aspects semblables, austères et volumineux »[2]. Jean Bart, professeur à la faculté de droit et de science politique de l’université de Dijon[12], prend la direction du service en 1979. Il « modernise une première fois la présentation des couvertures. Et c’est en 2000, sous l’influence de Carole Durix, qu’apparaissent [...] les couvertures illustrées et la répartition des titres en collections »[2]. En 2005, Jacques Poirier s’interroge sur l’édition électronique : « S’il est clair que les revues universitaires sont menacées, et que l’édition électronique, la diffusion en ligne sont une alternative, encore reste-t-il à trouver une logique économique, une articulation entre le gratuit et le payant »[2]. La commercialisation d’ouvrages numériques au sein de l’université de Bourgogne démarre huit ans plus tard, impulsée par Hervé Duchêne[13]. Près de 1 100 ouvrages sont ainsi distribués entre 2013 et 2024, au format Kindle sur Amazon et au format epub sur l’Apple Store. Dès 2022, une collaboration débute avec la Maison des sciences de l’homme de Dijon pour une édition numérique et ouverte[14]. Les EUD, sous la direction de Marie-Ange Fougère, mettent en œuvre les dispositions adoptées par l’établissement universitaire dans sa feuille de route « science ouverte »[15].

Organisation

Direction des presses

Sous la responsabilité du président de l’université, membre de droit du comité éditorial[2], Éditions universitaires de Dijon est un service commun qui contribue à la diffusion et à la valorisation de la recherche[16].

  • 1928 à 1979 : direction du service des presses assurée par les membres du comité de rédaction des « Publications de l’Université de Dijon », notamment Augustin Boutaric, Georges Connes, Pierre Petot, Louis Stouff, etc.
  • 1979 à 2000 : Jean Bart[2]
  • 2000 à 2005 : Carole Durix[2]
  • 2005 à 2012 : Jacques Poirier[2]
  • 2013 à 2020 : Hervé Duchêne[17]
  • Depuis 2021 : Marie-Ange Fougère[18]

Comité éditorial

Les choix éditoriaux des EUD sont décidés par un comité éditorial rassemblant plus d’une vingtaine de personnes. Il se réunit quatre fois par an sous la gouvernance du président de l’université et de la direction des presses, tous deux membres de droit[2]. Ce comité se compose principalement de représentants de laboratoires de sciences humaines et sociales. Il accueille aussi des représentants d’organismes extérieurs jouant un rôle dans la diffusion du savoir et de la culture en Bourgogne Franche-Comté : les Presses universitaires de Franche-Comté (PUFC), le Centre régional du livre (CRL), la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC), la librairie Grangier et la bibliothèque municipale de Dijon[19].

Champs disciplinaires

Les disciplines abordées sont essentiellement issues des sciences humaines et sociales, même si la maison d’édition est également ouverte aux sciences et techniques comme en témoigne la collection « Sciences » avec les titres suivants : Les Merveilles de l’évolution, 2002[20] ; Traitements de surface et nouveaux matériaux, 2007[21] ; Odeurs et émotions, 2013[22] ; La saga du resvératrol, 2025[23] ; etc.

Les principales thématiques couvertes, déclinées sur le site de l’éditeur sont les suivantes[24] : archéologie ; architecture et urbanisme ; arts et histoire de l’art ; cinéma ; critique littéraire ; droit ; économie ; gestion ; sciences politiques ; études théâtrales ; gastronomie ; géographie et voyages ; histoire ; langues et civilisations étrangères ; linguistique et stylistique ; littérature ; musicologie ; pédagogie ; philosophie ; sciences ; sciences et technologies de l’information et de la communication ; sciences sociales ; sociologie ; sciences de l’éducation ; techniques et technologies ; vigne et vin.

Diffusion

Les presses universitaires disposent d’un catalogue éditeur sur leur site internet, où sont commercialisés tous les ouvrages parus depuis 1928. Elles disposent par ailleurs d’un site éditeur sur OpenEdition Books où sont consultables en accès ouvert tous les ouvrages récents parus au format numérique[25]. Ceux-ci sont également commercialisés au format epub ou pdf[26], notamment auprès des bibliothèques universitaires. Toutes les publications sont diffusées par l’Association française des presses d’université (AFPU Diffusion), dont la mission est la diffusion en librairie de livres et de revues d’éditeurs universitaires en sciences humaines et sociales[27].

Patrimoine imprimé

La maison d’édition publie en moyenne une quarantaine d’ouvrages chaque année[14], principalement au sein de collections relevant du domaine des sciences humaines et sociales, à l'exception de la collection « Sciences ». Elle collabore également à la publication et à la diffusion de revues.

Publications en série

Collections

En 2000, la collection unique « Publications de l’Université de Bourgogne » cède la place à plusieurs collections thématiques et disciplinaires[2] listées ci-dessous par ordre chronologique de création.

  1. « Publications de l’Université de Dijon », devenues « Publications de l’Université de Bourgogne » à partir de 1987 (ISSN 0223-3762), 1928 à 2001[6] ;
  2. « Kaléidoscopes » (ISSN 1283-2138), 1997 à 2012[28] ;
  3. « U21 » (ISSN 1624-2289), 2000[29] ;
  4. « Écritures » (ISSN 1630-0858), 2001[30] ;
  5. « Institutions » (ISSN 1628-5417), 2001[31] ;
  6. « Sociétés » (ISSN 1628-5409), 2001[32] ;
  7. « Sciences » (ISSN 1637-8210), 2002[33] ;
  8. « Langages » (ISSN 1762-1720), 2003[34] ;
  9. « Art, archéologie et patrimoine » (ISSN 1768-1936), 2004[35] ;
  10. « Sources » (ISSN 1772-4872), 2005[36] ;
  11. « Corpus des œuvres de philosophie en langue française » (ISSN 0765-4685), 2008 à 2011[37] ;
  12. « Histoire et philosophie des sciences» (ISSN 1966-799X), 2008[38] ;
  13. « U-Cultures » (ISSN 2103-4869), 2009[39] ;
  14. « Histoires » (ISSN 2269-8000), 2013[40] ;
  15. « Jeunesse » (ISSN 2276-1969), 2014[41] ;
  16. « Essais » (ISSN 2491-0570), 2015[42] ;
  17. « Héritages » (ISSN 2429-9138), 2015 à 2016[43] ;
  18. « Cahiers Frédéric Dard » (ISSN 2555-2244), 2017[44] ;
  19. « Archives » (ISSN 2610-2293), 2018[45] ;
  20. « Musiques » (ISSN 2607-7302), 2018[46] ;
  21. « Jazz Album » (E-ISSN 3073-5092), 2024[47].

Revues

Les EUD collaborent à la publication et à la diffusion de plusieurs revues imprimées, depuis la Revue bourguignonne de l'enseignement supérieur, qui a préfiguré ces presses universitaires, jusqu’à la création, en 2022, de leur première revue nativement numérique et ouverte. Elles sont listées ci-dessous par ordre chronologique de publication.

  • Revue bourguignonne de l’enseignement supérieur (ISSN 1241-834X), 1891 à 1903[48]
  • Revue bourguignonne (ISSN 1241-8358), 1903 à 1914[48]
  • Annales de Bourgogne (ISSN 0003-3901), de 2012 à 2023 : la revue a été éditée et diffusée au format imprimé par les EUD, avant d’intégrer la plateforme de diffusion Cairn[49]
  • RAE Suppléments (ISSN 1773-6773), depuis 2018 : plusieurs suppléments de la Revue archéologique de l’Est ont été publiés au format imprimé par les EUD dans la collection « Arts, archéologie et patrimoine » : Quand le défunt échappe à la nécropole (Suppl. RAE n° 46), 2018[50] ; Du Bronze moyen à l'aube du Bronze final en Bourgogne orientale (Suppl. RAE n° 50), 2020[51] ; Archéologie du bâti (Suppl. RAE n° 51), 2020[52] ; Parures cérémonielles en France orientale au Bronze final (Suppl. RAE n° 53), 2021[53] ; La nécropole tumulaire de Nordhouse (Bas-Rhin). Cinq siècles d’histoire entre le Bronze final IIIb et la Tène B1 (Suppl. RAE n° 54), 2022[54] ; La Grande Grotte d’Arcy-sur-Cure (Yonne) (Suppl. RAE n° 57), 2024[55] ; Conflits armés et gestes guerriers au Néolithique (Suppl. RAE n° 58), 2025[56]
  • Savoirs en lien (ISSN 2968-0263), 2022[57],[58]


Quelques auteur·rices

Parmi les auteurs ayant publié chez les Éditions universitaires de Dijon, on compte notamment (par ordre alphabétique) :

Claude Abromont, Dominique Andolfatto, Michel Baridon, Jean Bart, Geneviève Bianquis, Annie Bleton-Ruget, Augustin Boutaric, Marcel Bouchard, Catherine Brun, Philippe Bruneau, Jean Chaline, Georges Connes, Sylvie Crinquand, Bernard Duchatelet, Hervé Duchêne, Carole Durix, Marie-Ange Fougère, Corinne François-Denève, Florence Fix, Henri Garric, Laurence Giavarini, Philippe Gonin, Alexandre Grandazzi, Olivier Jacquet, Michel Hastings, Clémentine Hugol-Gential, Nicolas Hatzfeld, Françoise Humbert (Zehnacker), Muriel Joubert, Christine Lamarre, Sylvie Le Clech, Sabine Lefebvre, Pierre Lévêque, Christophe Lucand, Hervé Marchal, Rachel Mazuy, Valérie Morisson, Cécile Narjoux, Maud Navarre, Alexandre Papadiamantis [trad. par René Bouchet], Jocelyne Pérard, Pierre Petot, Michel Pigenet, Muriel Plana, Philippe Poirrier, Stéphane Ratti, Éric Sergent, Louis Stouff, Vincent Tabbagh, Xavier Vigna, Jean Vigreux, Marcel Vigreux, Dimitri Vouzelle, Serge Wolikow.

Distinctions

Plusieurs distinctions, liées à un territoire ou à une thématique[note 6], ont été attribuées à certains ouvrages de la maison d’édition. En voici une liste non exhaustive, présentée par ordre chronologique des récompenses obtenues :

  • 2002 - Prix Lucien Perriaux - Les Maisons fortes en Bourgogne du nord du XIIIe au XVIe siècle, d’Hervé Mouillebouche, « Sociétés », EUD, 2002[59].
  • 2016 - Prix de l’OIV dans la catégorie Histoire - Le Pinard des Poilus. Une histoire du vin en France durant la Grande Guerre (1914-1918), de Christophe Lucand, « Histoires », EUD, 2015[60].
  • 2016 - Prix Lucien Perriaux - Le goût du Moyen Âge en Bourgogne. La Rochepot et les châteaux néogothiques (1820-1940), de Laurent Saccaro, « Arts, archéologie et patrimoine », EUD, 2016[59].
  • 2018 - Prix littéraire lorrain Georges Sadler de l’Académie de Stanislas - La reconstruction de la Champagne méridionale après la guerre de Trente ans, de Sylvain Skora, « Histoires », EUD, 2019[61].
  • 2020 - Prix Grammaticakis-Neumann - Les aveux de la chair sans masque, de Stéphane Ratti, « Archives », EUD, 2018[62].
  • 2020 - Prix de l’OIV dans la catégorie Symposia - Vin et gastronomie. Regards croisés, sous la dir. de Jocelyne Pérard et Olivier Jacquet, « Sociétés », EUD, 2019[63].
  • 2020 - Prix Lucien Perriaux - 1870-1871, souvenirs d’une défaite. Mémoire d'une guerre en Côte-d’Or, d’Éric Sergent, « Essais », EUD, 2020[59].
  • 2020 - Prix Lucien Perriaux - Passants ne les oubliez pas. La mémoire de la guerre de 1870-1871 en pays nuiton, d’Éric Sergent, « Histoires », EUD, 2020[59].
  • 2022 - Prix Lucien Perriaux  - Au pays de Cîteaux. L’architecture des églises rurales du Nuiton au début du XIIIe siècle, de Sylvain Demarthe, « Arts, archéologie et patrimoine », EUD, 2021[59].
  • 2022 - Prix de l’Académie des Sciences, Arts et Belles-lettres de Dijon - Le moment adolescent. La fiction narrative occidentale à l'épreuve d'un morceau de temps (1923-1954), « Écritures », de Blandine Puel, EUD, 2023[64].
  • 2023 - Prix Philippe Viannay-Défense de la France - Pionnier de la Résistance. Le réseau Grenier-Godard (1940-1942), de Dimitri Vouzelle, « Histoires », EUD, 2022[65].
  • 2024 - Prix du Centre d’histoire de la vigne et du vin (CHVV),  - Le goût des vins d’origine. Genèse, construction et triomphe des AOC au XXe siècle, d’Olivier Jacquet, « Sociétés », EUD, 2024[66].
  • 2024 - Prix Lucien Perriaux - Être juif en Côte-d’Or (1933-1952). Espoirs et désastre, de Dimitri Vouzelle, « Histoires », EUD, 2024[59].
  • 2025 - Prix de l’OIV dans la catégorie Histoire, - Le goût des vins d’origine. Genèse, construction et triomphe des AOC au XXe siècle, d’Olivier Jacquet, « Sociétés », EUD, 2024[60].

Édition numérique ouverte

La feuille de route « science ouverte » adoptée le par l’université de Bourgogne, prévoit un axe de travail visant à « soutenir et promouvoir l’édition scientifique ouverte » au sein de l’établissement, notamment pour que les « créations à venir de publications en série (revues et collections) [soient] envisagées d’emblée au format numérique ouvert »[15].

Transformation du processus éditorial (2022)

En 2022, la maison d’édition entame une conversion visant à diffuser ses ouvrages en ligne pour les rendre accessibles au plus grand nombre, en adoptant les pratiques inscrites dans la feuille de route de l’établissement. Elle bénéficie pour cela du soutien de la Maison des Sciences sociales et des Humanités de Dijon, dont les activités éditoriales s’inscrivent dans les objectifs du Réseau national des MSH[67]. Dès 2023, les EUD sont partenaires du projet subventionné à hauteur de 194 380 € déposé par l’université de Bourgogne auprès du Fonds national science ouverte[68]. Les presses avancent par étape, en s’appuyant sur les opérateurs nationaux OpenEdition, Persée et Métopes[26].

Les EUD mettent en place un nouveau processus éditorial en adoptant la chaîne d’édition structurée Métopes pour la production courante, en vue d’une diffusion sur des supports multiples, imprimés et numériques. Les ouvrages récents, édités à partir de 2021, sont diffusés en version numérique sur la plateforme OpenEdition Books. Les contenus sont immédiatement accessibles et lisibles au format html, tandis que les formats epub et pdf sont commercialisés. Les quatre premières collections à bénéficier de cette transition sont : « Arts, archéologie et patrimoine » (ISSN 1768-1936), « Écritures » (ISSN 1630-0858), « Histoires » (ISSN 2269-8000), « Sociétés » (ISSN 1628-5409)[26].

Premières publications créées au format numérique ouvert (2022-2024)

La revue Savoirs en lien (ISSN 2968-0263)

Logo de la revue Savoirs en lien
Logo de la revue numérique Savoirs en lien

En 2022, les EUD portent un intérêt nouveau à l’édition de revue numérique en libre accès avec la création de Savoirs en lien (ISSN 2968-0263)[14], à l'initiative de Stéphanie Genand, professeure de littérature française du XVIIIᵉ siècle. Cette revue pluridisciplinaire en sciences humaines est portée par l’équipe de recherche du Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures (CPTC), regroupant littéraires, linguistes, historiens et philosophes. Diffusée sur la pépinière de revues Preo[57], Savoirs en lien est la première revue née au sein de la maison d’édition au format numérique ouvert.

La collection « Jazz Album » (E-ISSN 3073-5092)

Image de la couverture du premier numéro de la collection Jazz Album
Couverture du premier numéro de la collection « Jazz Album »

À la même période, le projet de création d’une nouvelle collection dans le champ musical voit le jour sur la proposition de Philippe Gonin, maître de conférence en musicologie, qui dirige déjà la collection imprimée « Musiques » (ISSN 2607-7302)[46].

« Jazz Album » (E-ISSN 3073-5092) fait son apparition en ligne en 2024[69],[70],  sur OpenEdition Books sous les mêmes conditions de libre accès et de commercialisation des formats epub et pdf que les autres collections[26]. Il s’agit de la première collection des EUD diffusée nativement au format numérique ouvert[14].

Transition des collections imprimées vers le numérique ouvert (2024-2025)

Dans le même temps, les quatre collections mentionnées précédemment ainsi que la collection patrimoniale des « Publications de l’Université de Dijon » (ISSN 0223-3762), font l’objet d’un partenariat avec Persée pour le traitement et la diffusion numérique en libre accès, de manière rétraoactive, des ouvrages édités entre 1928 et 2020-2021[71].

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Emmanuelle Garcia, « Regard sur les Éditions universitaires de Dijon », Bourgogne côté livre, no 35,‎ , p. 28-31. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Gilles Bertrand, Trois siècles d'université en Bourgogne, Éditions universitaires de Dijon, coll. « Art, archéologie & patrimoine », (ISBN 978-2-36441-290-3). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Poster « Les Éditions universitaires de Dijon : la transition numérique ouverte de presses bientôt centenaires ». Colloque Les presses universitaires et l'édition numérique ouverte : bilan et perspectives, Nov 2024, Dijon, France. ⟨hal-04802569⟩ Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes et Références

Notes

  1. ↑ « Revue publiée par les professeurs des facultés et de l'École de médecine et de pharmacie de Dijon dont 12 années sont disponibles en libre accès », sur Gallica (consulté le )
  2. ↑ « Revue bourguignonne (Dijon) », sur data.bnf.fr (consulté le )
  3. ↑ Valérie Tesnières, « Fondation des Presses universitaires de France (PUF) » Accès libre, sur France Mémoire, (consulté le ) : « Parmi les pionniers de cette mouvance, Maurice Caullery, biologiste et fondateur des PUF, « a étudié le fonctionnement de presses universitaires britanniques et américaines où les instances de décision reposent sur les communautés académiques sans délégation à un éditeur privé », et dont les dividendes sont réinvestis en priorité dans la production éditoriale. »
  4. ↑ « Consulter la couverture du fascicule n° 62, 1985 des PUD sur Commons. »
  5. ↑ Maison des Sciences sociales et des humanités, depuis janvier 2025
  6. ↑ Le prix de l'OIV (1930) est une reconnaissance à l’échelle internationale dans le secteur vitivinicole. Le prix Lucien Perriaux (1985) encourage la recherche historique ou archéologique sur le Pays Beaunois. Le Prix Philippe Viannay-Défense de la France (1991) couronne un ouvrage ou un manuscrit inédit consacré à la Résistance au nazisme en France ou en Europe. Le prix Grammaticakis-Neumann (2000) est destiné au meilleur travail scientifique compatible avec l'esprit de la philosophie pragmatique. Le prix littéraire lorrain Georges Sadler (2015) est attribué aux ouvrages en prose, de forme historique, folklorique ou romancée, se rapportant à la Lorraine par son thème ou son auteur.

Références

  1. ↑ Benjamin Assié, L'Édition universitaire, École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques [enssib], coll. « Études et enquêtes », , 104 p. (lire en ligne Accès libre), p. 41
  2. Emmanuelle Garcia, « Regard sur les Éditions universitaires de Dijon », Bourgogne côté livre, no 35,‎ , p. 28-31. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  3. ↑ « Introduction », Revue bourguignonne de l’enseignement supérieur, vol. 1, no 1,‎ , p. V-X (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  4. Émilie Barthet et Rodolphe Leroy, « La bibliothèque universitaire de Dijon sur le front de la guerre (14-18) : continuité et influence américaine – Des facultés sur le front du droit » Accès libre, sur Les facultés de droit dans la Grande Guerre, Cujas, Université Paris 1, (consulté le )
  5. ↑ R. Durand, « Chronique : Les Publications de l’Université de Dijon », Annales de Bourgogne, vol. 1, no 1,‎ , p. 161-162 (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  6. « Notice de la collection « Publications de l'Université de Dijon » », sur Sudoc (consulté le )
  7. ↑ « Introduction », dans Boutaric, Connes, Petot et Stouff, Mélanges, Université de Dijon, coll. « Publications de l'université de Dijon » (no 1), , 135 p., [n.p.]
  8. ↑ Gilles Bertrand, Trois siècles d'université en Bourgogne, Éditions universitaires de Dijon, , 726 p. (ISBN 978-2-36441-290-3). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  9. ↑ Nadège Hubert, « Charline Mohn, directrice du Pôle culture de l’université de Bourgogne et directrice de l’Atheneum », Le Bien Public,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  10. ↑ « Inauguration de la Maison des sciences de l’homme, Le Bien Public - 25 oct. 2011 », Le Bien Public,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  11. ↑ Sylvie Crinquand et Sophie Vallas, « Jean-Pierre Durix : un petit tour du côté du postcolonial », e-Rea. Revue électronique d’études sur le monde anglophone, no 19.1,‎ (ISSN 1638-1718, DOI 10.4000/erea.12662, lire en ligne, consulté le )
  12. ↑ « BART Jean, Marie, François – Maitron » (consulté le )
  13. ↑ Anaïs Chalaux et Elsa Guillermin Heneman, « Dijon, première université à éditer des livres numériques », Le Bien Public,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  14. Poster « Les Éditions universitaires de Dijon : la transition numérique ouverte de presses bientôt centenaires ». Colloque Les presses universitaires et l'édition numérique ouverte : bilan et perspectives, Nov 2024, Dijon, France. ⟨hal-04802569⟩Document utilisé pour la rédaction de l’article
  15. « La Science Ouverte à l’Université Bourgogne Europe », sur Université Bourgogne Europe, (consulté le )
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