Édouard Brindeau

Édouard Brindeau
Portrait photographique d’Étienne Carjat, entre 1861 et 1867.
Fonction
Sociétaire de la Comédie-Française
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière de Champs-sur-Marne (d)
Nom de naissance
Louis Paul Édouard Brindeau
Nationalité
Formation
Activité
Enfants
Jeanne Brindeau
Édouard Brindeau de Jarny (d)
Paul Brindeau de Jarny (d)
Parentèle

Édouard Brindeau, né le à Paris 3e et mort le à Paris 10e, est un comédien français.

Biographie

Après avoir quitté le collège Bourbon, à l’âge de seize ans. Brindeau a débuté au théâtre de Belleville, où il a été tout de suite remarqué. Il passe quelques mois après au Vaudeville (2 mai 1834), où ii débute dans le rôle de l’abbé de Gondi, dans Un duel sous Richelieu, mais ce début n’est pas très heureux[1].

Entré aux Variétés, il débute en 1837, par le rôle de Léon, de la Semaine des amours, et réalise une foule de créations qui le classent au premier rang[1].

Après cinq années de scène au boulevard Montmartre, il entre à la Comédie-Française, où il débute en mai 1842. Rapidement sociétaire, il crée plusieurs rôles importants, notamment dans la plupart des comédies d'Alfred de Musset. En 1854, l'engagement de Prosper Bressant l’ayant rejeté au second plan, il se retire et entre au Vaudeville, le [1].

En 1855, il part donner des représentations en province et à l'étranger. Revenu peu après à Paris, sa représentation de retraite a eu lieu, en 1859, à la Comédie-Française. La même année, il rentre au Vaudeville. En mai 1862, le rôle de Desgenais, dans les Parisiens, à l'Odéon, lui vaut un triomphe. Il se produit ensuite à la Porte-Saint-Martin, avant de repartir pour la province et l'étranger. Il a paru pour la dernière fois sur la scène, 1881, au Gymnase, où il a joué le Mariage d'Olympe[1].

Depuis qu’il était revenu de Saint-Pétersbourg. il souffrait d’une maladie du foie, qui s’était, dans ses dernières années, compliquée d’une décomposition du sang. Perdu depuis deux mois, il s’est éteint après une agonie de quatorze heures, suffoqué par une hémorragie interne[2]. À l’issue de ses obsèques, à Saint-Vincent-de-Paul, son corps a été transporté, à Champs-sur-Marne, où son gendre Frédéric Febvre possédait une propriété[3].

Théâtre

Carrière à la Comédie-Française

Entrée en
Nommé 263e sociétaire en
Départ en

(source : Base documentaire La Grange sur le site de la Comédie-Française)

Hors Comédie-Française

Descendance

Il est le père de Marie Pauline Brindeau (née en 1837 d'un premier mariage), artiste dramatique mariée à Gaspard Luquin, comédien (mort en 1879), puis avec Frédéric Febvre, sociétaire de la Comédie-Française[4].

Il a ensuite neuf enfants, hors mariage, avec la jeune et belle comédienne Adrienne de Jarny. Certains deviendront des célébrités de leur époque :

  • Paul Brindeau de Jarny (1858-1939), ferronnier d'art
  • Jeanne Brindeau, actrice de théâtre et de cinéma
  • Édouard Brindeau de Jarny (1867-1943), peintre orientaliste

Notes et références

  1. « Le cimetière… », Journal de Seine-et-Marne, Meaux, vol. 49, no 3137,‎ , p. 2 (ISSN 2130-6303, lire en ligne sur Gallica).
  2. « Nous avons… », La Presse, Paris, no 69,‎ , p. 3 (ISSN 2420-4218, lire en ligne sur Gallica).
  3. Sépultures des sociétaires de la Comédie-Française
  4. Journal d'un Comédien Frédéric Febvre évoque le talent de son beau-père.

Liens externes

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