Édouard Brindeau

| Sociétaire de la Comédie-Française |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 67 ans) Rue d'Hauteville (10ᵉ arrondissement de Paris) |
| Sépulture |
Cimetière de Champs-sur-Marne (d) |
| Nom de naissance |
Louis Paul Édouard Brindeau |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité | |
| Enfants |
Jeanne Brindeau Édouard Brindeau de Jarny (d) Paul Brindeau de Jarny (d) |
| Parentèle |
Frédéric Febvre (gendre) |
Édouard Brindeau, né le à Paris 3e et mort le à Paris 10e, est un comédien français.
Biographie
Après avoir quitté le collège Bourbon, à l’âge de seize ans. Brindeau a débuté au théâtre de Belleville, où il a été tout de suite remarqué. Il passe quelques mois après au Vaudeville (2 mai 1834), où ii débute dans le rôle de l’abbé de Gondi, dans Un duel sous Richelieu, mais ce début n’est pas très heureux[1].
Entré aux Variétés, il débute en 1837, par le rôle de Léon, de la Semaine des amours, et réalise une foule de créations qui le classent au premier rang[1].
Après cinq années de scène au boulevard Montmartre, il entre à la Comédie-Française, où il débute en mai 1842. Rapidement sociétaire, il crée plusieurs rôles importants, notamment dans la plupart des comédies d'Alfred de Musset. En 1854, l'engagement de Prosper Bressant l’ayant rejeté au second plan, il se retire et entre au Vaudeville, le [1].
En 1855, il part donner des représentations en province et à l'étranger. Revenu peu après à Paris, sa représentation de retraite a eu lieu, en 1859, à la Comédie-Française. La même année, il rentre au Vaudeville. En mai 1862, le rôle de Desgenais, dans les Parisiens, à l'Odéon, lui vaut un triomphe. Il se produit ensuite à la Porte-Saint-Martin, avant de repartir pour la province et l'étranger. Il a paru pour la dernière fois sur la scène, 1881, au Gymnase, où il a joué le Mariage d'Olympe[1].
Depuis qu’il était revenu de Saint-Pétersbourg. il souffrait d’une maladie du foie, qui s’était, dans ses dernières années, compliquée d’une décomposition du sang. Perdu depuis deux mois, il s’est éteint après une agonie de quatorze heures, suffoqué par une hémorragie interne[2]. À l’issue de ses obsèques, à Saint-Vincent-de-Paul, son corps a été transporté, à Champs-sur-Marne, où son gendre Frédéric Febvre possédait une propriété[3].
Théâtre
Carrière à la Comédie-Française
- Entrée en
- Nommé 263e sociétaire en
- Départ en
(source : Base documentaire La Grange sur le site de la Comédie-Française)
- : Le Dernier marquis de Hippolyte Romand : Robert de Bréhant
- : Le Portrait vivant de Mélesville et Léon Laya : Raoul d'Estonville
- : Tartuffe de Molière : Valère
- : L'Art et le métier de Victor Masselin et Xavier Veyrat : Jacobus
- : Les Demoiselles de Saint-Cyr d'Alexandre Dumas : le duc d'Anjou
- : Ève de Léon Gozlan : vicomte de Rosemberg
- : La Tutrice ou l'Emploi des richesses d'Eugène Scribe et Nicolas-Paul Duport : Léopold
- : Le Mari à la campagne de Jean-François Bayard et Jules de Wailly : César Poligny
- : Une soirée à la Bastille d'Adrien Decourcelle : Richelieu
- : Le Barbier de Séville de Beaumarchais : Almaviva
- : Une confidence de Charles Potron : le marquis
- : L'Enseignement mutuel de Charles-Louis-François Desnoyer : Rodolphe
- : La Fille du Régent d'Alexandre Dumas : Gaston de Chanay
- : Madame de Tencin de Marc Fournier et Eugène de Mirecourt : Tencin
- : Don Gusman ou la Journée d'un séducteur d'Adrien Decourcelle : don Gusman
- : Dom Juan ou le Festin de pierre de Molière : Don Carlos
- : Un poète de Jules Barbier : Murray
- : Pour arriver d'Émile Souvestre : Vernois
- : Un caprice d'Alfred de Musset : Chavigny
- : Le Puff ou Mensonge et vérité d'Eugène Scribe : Maxence
- : Le Dernier des Kermor d'Émile Souvestre : de Rostan
- : Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée d'Alfred de Musset : le comte
- : La Marquise d'Aubray de Charles Lafont : le vicomte
- : Il ne faut jurer de rien d'Alfred de Musset : Valentin
- : Les Portraits d'Adrien Decourcelle et Théodore Barrière : le marquis
- : L'Amitié des femmes d'Édouard-Joseph-Ennemond Mazères : Bargy
- : Louison d'Alfred de Musset : le duc
- : Le Moineau de Lesbie d'Armand Barthet : Piso
- : Compter sans son hôte d'Augustine Brohan : le marquis
- : Passe-temps de duchesse de Gaston de Montheau : le comte
- : Deux hommes ou Un secret du monde d'Adolphe Dumas : Gaston
- : Le Carrosse du Saint-Sacrement de Prosper Mérimée : le vice-roi
- : La Queue du chien d'Alcibiade de Léon Gozlan : Nelson
- : Horace et Lydie de François Ponsard : Horace
- : Le Chandelier d'Alfred de Musset : Clavaroche
- : Un mariage sous la Régence de Léon Guillard : Henri de Rion
- : Les Caprices de Marianne d'Alfred de Musset : Octave
- : Le Misanthrope de Molière : Alceste
- : Tartuffe de Molière : Tartuffe
Hors Comédie-Française
- : Le Bossu de Paul Féval : Lagardère
- : Le Mousquetaire du roi d'Anicet Bourgeois et Paul Féval, théâtre de la Gaîté : Pontorson
- : La Contagion d'Émile Augier, théâtre de l'Odéon
- : Le Crime de Faverne de Théodore Barrière et Léon Beauvallet, théâtre de l'Ambigu-Comique : Roger de Faverne
- : Les Pattes de mouche de Victorien Sardou, théâtre du Vaudeville : Prosper
- : Le Mariage d'Olympe d'Émile Augier, théâtre du Gymnase : Marquis de Puygiron
Descendance
Il est le père de Marie Pauline Brindeau (née en 1837 d'un premier mariage), artiste dramatique mariée à Gaspard Luquin, comédien (mort en 1879), puis avec Frédéric Febvre, sociétaire de la Comédie-Française[4].
Il a ensuite neuf enfants, hors mariage, avec la jeune et belle comédienne Adrienne de Jarny. Certains deviendront des célébrités de leur époque :
- Paul Brindeau de Jarny (1858-1939), ferronnier d'art
- Jeanne Brindeau, actrice de théâtre et de cinéma
- Édouard Brindeau de Jarny (1867-1943), peintre orientaliste
Notes et références
- « Le cimetière… », Journal de Seine-et-Marne, Meaux, vol. 49, no 3137, , p. 2 (ISSN 2130-6303, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ « Nous avons… », La Presse, Paris, no 69, , p. 3 (ISSN 2420-4218, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ Sépultures des sociétaires de la Comédie-Française
- ↑ Journal d'un Comédien Frédéric Febvre évoque le talent de son beau-père.
Liens externes
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