Édouard Réquin

Édouard Réquin
Édouard Réquin en 1920.
Fonction
Président
Société des membres de la Légion d'honneur (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Édouard Jean Réquin
Nationalité
Formation
Activité
Militaire
Période d'activité
Jusqu'en
Autres informations
Membre de
Société des membres de la Légion d'honneur (d)
Grade militaire
Conflits
Distinctions

Édouard Jean Réquin, né le à Rouen[1] et mort le à Paris, est un général d'armée français qui a participé à plusieurs négociations internationales, en particulier lors de la conférence de la paix de Paris, et qui fut, entre autres, commandant en chef de la 4e armée pendant la Seconde Guerre mondiale[2].

Biographie

Formation et Première Guerre mondiale

Édouard Réquin, fils de Louis-Ignace Réquin (1843-1898), officier d'infanterie[3], suit sa formation d'officier à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr entre 1897 et 1899 (82e promotion De Bourbaki)[3]. Il est ensuite officier dans différentes unités de l'armée de terre[4].

De 1900 à 1911, il participe à une expédition en Afrique du Nord. En 1916-1918, il est membre de l'État-major général des maréchaux Joseph Joffre et Ferdinand Foch.

Il épouse le au Havre Jeanne Van Der Velde (1885-1976)[3].

Un portrait de Réquin en uniforme militaire est réalisé par Kees van Dongen en 1916[4],[5].

De 1917 à 1918, en tant que lieutenant-colonel, il fait partie de la délégation militaire française à Washington, DC[4].

En 1919, il est conseiller technique à la conférence de la paix de Paris, puis auteur du Projet de Traité d'Assistance Mutuelle (1924)[4].

1920-1930

Édouard Réquin est en service spécial entre le et le . Il est promu général de brigade le .

1930-1940

Le général Réquin en 1932.

À partir de 1930, il est représentant militaire français à la Société des Nations. Il occupe ensuite les fonctions de chef du cabinet militaire au ministère de la Guerre du au , ce qui fait de lui l'un des plus proches collaborateurs des ministres de la Guerre de l'époque, Louis Barthou, André Maginot, André Tardieu, François Piétri et Joseph Paul-Boncour. Durant cette période, le , il est promu général de division.

Il sert comme commandant de la 11e division d'infanterie entre le et le . Après sa promotion au grade de général de corps d'armée le , il devient commandant de la 18e région militaire et occupe ce poste jusqu'au . Il est ensuite commandant de la 20e région du au . Il est promu général d'armée le . Il est ensuite membre du Conseil supérieur de la guerre entre le et le [4] et, en même temps, commandant de l'Institut des hautes études de défense nationale.

Seconde Guerre mondiale

Le général Władysław Sikorski, le général Victor Denain et le général Requin, ainsi que le colonel Franciszek Arciszewski le 3 mai 1940 avant le défilé de la 1re division des grenadiers de l’armée polonaise en France.

Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Édouard Réquin devient commandant en chef de la 4e armée le [6],[4], qui fut formée pour défendre la ligne Maginot dans la région de la Sarre et de la Lorraine. Elle fait partie du 2e Groupe d'armées du général André-Gaston Prételat, qui comptait au début de la bataille de France deux corps d'armée et deux divisions indépendantes, dont une polonaise. Au cours de l'offensive de la Sarre, une petite offensive au début de la « drôle de guerre », les troupes de la 2e armée avancent de quelques kilomètres en territoire allemand en .

Après l'armistice du 22 juin 1940, la 4e armée est dissoute ; Édouard Réquin devient inspecteur des 17e et 18e divisions d'infanterie le . Il reste à ce poste jusqu'au , puis sert comme général commandant de la 2e armée du jusqu'à sa retraite le .

Retraite

Il devient en 1945, président de la Société de la Légion d'honneur[4] et occupe ce poste jusqu'à son remplacement par le général Henri Rouvillois en 1952.

Intégration raciale

À l'été 1918, il promeut la politique d'intégration raciale de l'armée française. Les responsables militaires américains sont impressionnés par la description qu'il fait de la situation dans l'armée française, où les Blancs et les Noirs servent côte à côte et sont soignés dans les mêmes hôpitaux et par le même personnel ; ils font publier son rapport La Course de l'Amérique à la Victoire en anglais sous le titre America's race to victory (1919)[7].

Ouvrages

Édouard Réquin a publié quatre ouvrages :

  • America's race to victory (1919)
  • Combats pour l'Honneur (1946), une étude sur le général Louis Archinard au Soudan,
  • Archinard et le Soudan (1946)
  • D'une guerre à l'autre 1919-1939 (1949), ses mémoires

Distinctions

Édouard Réquin titulaire des décorations suivantes :

Références

(en)/(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu des articles intitulés en anglais « Édouard Réquin » (voir la liste des auteurs) et en allemand « Édouard Réquin » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ Au no 10bis rue du Val-d'Eauplet.
  2. ↑ « LISTE DES ARMEES FRANCAISES », sur ATF40 (consulté le )
  3. « Edouard Jean RÉQUIN Le Général », sur Geneanet (consulté le )
  4. « REQUIN Edouard », sur Le Lab' (consulté le )
  5. ↑ « Kees van Dongen », sur Artnet (consulté le )
  6. ↑ Pettibone 2010.
  7. ↑ Fogarty 2008.
  8. ↑ « Général d’Armée REQUIN », sur Musée des étoiles (consulté le )

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Richard S. Fogarty, Race and War in France : Colonial Subjects in the French Army, 1914-1918, Johns Hopkins University Press, , 400 p. (ISBN 978-0801888243).
  • (en) Charles D. Pettibone, The Organization and Order of Battle of Militaries in World War II: Volume VI Italy and France Including the Neutral Countries of San Marino, Vatican, Trafford Publishing, (ISBN 978-1-4269-4633-2, lire en ligne).

Liens externes

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