Édouard Thiers

Édouard Thiers
Illustration.
Fonctions
Député français

(4 ans, 2 mois et 29 jours)
Élection 18 octobre 1885
Réélection 22 septembre 1889
Circonscription Rhône
Législature IVe et Ve (Troisième République)
Groupe politique Extrême gauche (1885-1889)
Gauche radicale (1889-1890)
Successeur Claudius Guichard
Conseiller général du Rhône

(6 ans)
Circonscription Canton de Lyon-4
Prédécesseur Germain Vallier
Successeur Aimé Grinand
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Saulge
Date de décès (à 46 ans)
Lieu de décès Levallois-Perret
Nationalité Française
Profession Capitaine du génie

Édouard Thiers, né le à Saint-Saulge (Nièvre) et mort de la tuberculose le à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), est un homme politique français.

Biographie

Polytechnicien promotion 1863. Capitaine du génie, il est affecté à Belfort en , sous le commandement du colonel Pierre Philippe Denfert-Rochereau. Il achève la construction des forts des Barres et de Bellevue et fortifie le côté ouest de la ville.

Lors du siège de Belfort en 1870-1871, il dirige en particulier le dynamitage du viaduc ferroviaire de Dannemarie (Haut-Rhin) le , puis commande la redoute de Bellevue ; son audace et sa pugnacité lui vaudront le surnom de lion de Bellevue.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le [1].

Après la guerre, il rédige un récit du siège de Belfort avec le capitaine d'artillerie Philippe Sosthène de Fornel de La Laurencie (1843-1921) qui dirigeait l'artillerie du château.

Il est élu conseiller général à Lyon, puis député "gauche radicale" du Rhône, élu en 1885, réélu en 1889.

Il participe également à la construction du port de Veracruz au Mexique, ce pays n'ayant plus de grand port sur le golfe après la perte du Texas (guerre américano-mexicaine 1846-1848).

Inhumé au cimetière du Montparnasse de Paris, étant sans descendance, personne ne s'occupe de sa tombe, dont la concession est reprise par la ville de Paris en 2002 : ses ossements sont alors rassemblés dans une boite à ossements déposée à l'ossuaire du cimetière du Père-Lachaise. En , une pétition a été lancée pour que ses restes soient transférés au cimetière des mobiles de Belfort[2].

Il n'a pas de lien de parenté connu avec Adolphe Thiers.

Hommages

Son buste en bronze a été financé par souscription publique, à l'initiative de son ami Antoine Lumière et inauguré le , place Raspail à Lyon. Dû au sculpteur Pierre Devaux, il avait été placé en symétrie du monument consacré à Raspail, regards tournés vers l'est. Les deux sculptures ont été fondues durant l'Occupation, en 1942.

En 1896, l'Ouvrage de la côte-d'Essert (90), terminé en 1892, est baptisé batterie Édouard Thiers.

L'avenue Thiers, dans le 6e arrondissement de Lyon, est nommée en son hommage[3].

Sources

Références

  1. Base Léonore
  2. « Édouard, le Thiers que les Français ont oublié », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. Maurice Vanario, Rues de Lyon à travers les siècles, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, (ISBN 2841471268), p. 292.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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