Éducation aux Seychelles

L'éducation aux Seychelles est gratuite et obligatoire de l'âge de 6 ans jusqu'à 15 ans.
La langue d'enseignement est le créole de 6 à 10 ans, puis l'anglais est progressivement introduit comme langue d'enseignement, le français (langue co-officielle) étant introduit au secondaire. Le système éducatif seychellois est passé d'un système d'écoles missionnaires privées (XIXe siècle) à un système d'enseignement public obligatoire dans le système contemporain (XXIe siècle).
Les Seychelles comptent parmi les meilleurs taux d'alphabétisation de tous les pays d'Afrique subsaharienne, avec 96 % (2020[1]).
Historique
Il n'existe pas de système éducatif seychellois avant la colonisation des français venus de l’île de France (Maurice) et de La Réunion, accompagnés d’esclaves africains et malgaches, à partir de 1770[2]. Ils en furent les premiers habitants permanents.
Jusqu'au milieu du XIXe siècle, l'éducation formelle était peu développée aux Seychelles. Les Églises catholiques et anglicanes ouvrent des écoles missionnaires à partir de 1851. Les missions continuent à gérer des écoles secondaires — le Collège des Seychelles, dirigé par les Frères de l'instruction chrétienne, et le couvent Regina Mundi, dirigé par les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny. Ceci, même après la reprise officielle de l'éducation publique par le gouvernement en 1944 ; et bien que des écoles primaires aient été créées dans toutes les îles avec des enseignants pour la plupart non formés. Après l'ouverture d'un institut de formation des enseignants en 1959 « afin de répondre aux besoins des enseignants en activité prometteurs mais sans formation préalable, et de former les nouveaux venus dans l'enseignement » (citation tirée d'un article de S. Quinlan : « The Teacher Training College » dans le Bulletin du gouvernement des Seychelles, ), une formation de deux ans est proposée aux enseignants du secondaire et une formation d'un an aux enseignants du primaire en activité, ce qui permet alors de disposer d'un vivier d'enseignants formés localement.

Depuis 1981, un système d'enseignement gratuit est en vigueur, qui impose la scolarisation de tous les enfants de la première à la neuvième année, à partir de l'âge de cinq ans. Auparavant, les enfants d'âge scolaire devaient participer au Service national de la jeunesse (SNJ / NYS).
Le taux d'alphabétisation des enfants d'âge scolaire avait atteint plus de 90 % à la fin des années 1980. De nombreux Seychellois plus âgés n'avaient pas appris à lire ni à écrire dans leur enfance, mais les cours d'éducation des adultes ont contribué à faire passer le taux d'alphabétisation des adultes de 60 % à 85 % en 1991.
Primaire
Les Seychelles étaient, en 2015, le seul pays africain à avoir atteint les six objectifs de l’UNESCO pour l’éducation pour tous, avec un accès universel et gratuit à l’école primaire[3]. Le ratio filles/garçons est équilibré, voire légèrement favorable aux filles[4], reflétant une forte parité dans l’accès à l’éducation.
L’école primaire est obligatoire de 6 à 11 ans (de la 1re à la 6e année). Le taux net de scolarisation au primaire avoisine 100 %, avec une attention particulière portée aux enfants vulnérables et aux minorités.
Malgré ces bonnes performances, certains défis locaux peuvent subsister : les écoles urbaines (notamment à Victoria) bénéficient de plus de ressources et d’enseignants qualifiés, tandis que les zones rurales peuvent souffrir d’un manque d’infrastructures et de matériel pédagogique[5]. De plus, les enfants issus de familles immigrées (notamment d’Afrique de l’Est ou d’Asie) peuvent rencontrer des difficultés supplémentaires liées à la maîtrise du créole, du français ou de l’anglais.
Secondaire
Le secondaire se divise en deux cycles : S1 à S3 (« lower secondary ») et S4 à S5 (« upper secondary »), avec une orientation progressive vers des filières générales, techniques ou professionnelles.
À ce niveau, le système éducatif seychellois est principalement anglophone, avec français et créole renforcés en tant que matières linguistiques. Une transition précoce vers le tout-anglais peut désavantager les élèves dont la maîtrise de cette langue est limitée. Le français est valorisé culturellement, socialement et dans le milieu des affaires ; un peu plus de 50% de la population est francophone et plus de 90% est créolophone.
Défis

Une partie des élèves quitte le système après le «secondaire inférieur» (« lower secondary »), notamment pour des raisons économiques ou par manque d’orientation claire vers l’enseignement supérieur ou professionnel.
Supérieur

La seule université du pays est l'université des Seychelles - « UniSey » (Victoria), membre de l'AUF[6]. Elle est complétée par l'école Polytechnique à Mahé, ouverte en 1983.
Les diplômes délivrés par UniSey sont reconnus dans de nombreux pays, notamment grâce à la Convention de Lisbonne sur la reconnaissance des qualifications. Le système éducatif seychellois s’inspire à la fois des modèles britannique et français, reflétant l’histoire et la diversité culturelle de l’archipel.
Les étudiants étrangers souhaitant poursuivre un cursus universitaire aux Seychelles doivent généralement être titulaires d’un diplôme équivalent au baccalauréat français ou au A-level britannique pour les programmes de premier cycle[7]. En outre, le pays a mis en place un système d’équivalence des diplômes étrangers, géré par la Seychelles Qualifications Authority (SQA).
Références
- ↑ https://donnees.banquemondiale.org/indicator/SE.ADT.LITR.ZS?locations=ZG-SC
- ↑ https://clio-cr.clionautes.org/la-colonisation-francaise-des-seychelles-1742-1811.html
- ↑ https://www.linfo.re/ocean-indien/seychelles/643891-seychelles-seul-pays-africain-a-atteindre-l-education-pour-tous
- ↑ https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/SE.ENR.PRIM.FM.ZS?end=2021&locations=SC&start=1970&view=chart
- ↑ https://umontreal.scholaris.ca/items/75a37bfa-f2af-4845-8fa8-0c28cc52d95e
- ↑ https://www.auf.org/les_membres/nos-membres/
- ↑ https://www.cyriljarnias.com/expatriation/guide-installation-seychelles-expat/etudes-superieures-etranger-seychelles/
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