Église Notre-Dame-du-Rosaire de Rome

Église Notre-Dame-du-Rosaire
de Rome
Présentation
Type
Fondation
Diocèse
Dédicataire
Restauration
Religion
Localisation
Localisation
Coordonnées
41° 55′ 15″ N, 12° 26′ 51″ E
Carte

L'église Notre-Dame-du-Rosaire (en italien : chiesa Madonna del Rosario) est une église de Rome, située dans le quartier Della Vittoria, via Trionfale sur le Monte Mario.

Histoire

L'église a été construite en 1628 par l'humaniste romain Giovanni Vittorio de Rossi dans la vigne de sa propriété au sommet du Monte Mario. En 1651, elle a été agrandie par les frères du monastère de Sant'Onofrio, qui en étaient devenus propriétaires.

L'église en 1756, par Giuseppe Vasi.

Cependant, pour une raison obscure, le couvent fut abandonné à la fin du XVIIe siècle. En 1715, le pape Clément XI confia le complexe vide aux frères dominicains de la congrégation de San Marco à Florence. Ces derniers le transférèrent à la province lombarde du même ordre, qui décida alors de reconstruire l'église et le couvent sous la direction de l'architecte Filippo Raguzzini. Celui-ci renouvela la façade et l'intérieur, et le complexe rouvrit ses portes en 1726.

Après la ruine et l'abandon, dues aux armées de Napoléon, l'église a été complétée par Grégoire XVI, qui a ajouté le double escalier d'accès. Paroisse de 1828 à 1904, depuis 1931 le couvent annexe abrite une communauté de sœurs dominicaines.

Description

Extérieur

À l'extérieur, une double volée de marches mène à l'entrée. Sur la façade se trouve une plaque de 1911 rappelant la présence dans le couvent entre 1862 et 1866 du compositeur hongrois Franz Liszt, qui y composa certaines de ses œuvres.

Au-dessus de la nef se dresse une coupole, reposant sur un tambour très bas et sans fenêtres. Réalisée en plomb, la coupole est divisée en huit secteurs qui convergent vers une lanterne circulaire centrale percée de huit hautes fenêtres cintrées à impostes et surmontée d'un dôme recouvert de plomb, coiffé d'une boule.

Il n'y a qu'un seul clocher, mais les plans suggèrent qu'il en comportait deux à l'origine. La façade de l'église et celles des ailes latérales forment une façade baroque globalement symétrique, avec un avant-toit horizontal complété par la coupole qui s'élève derrière. Le clocher est le seul élément qui rompt cette symétrie.

Intérieur

L'intérieur présente un plan légèrement elliptique, avec un maître-autel et deux chapelles de chaque côtés décorées de stucs, chacune dotée d'une niche absidale et d'un cul-de-four. L'arc d'entrée, à l'architrave reposant sur des impostes doriques, est entouré de pilastres composites imposants, semblables à ceux de la façade. Ces derniers soutiennent deux entablements qui courent le long du périmètre de la nef.

Le décor, sobre, est principalement blanc, bleu clair et jaune clair. Le sol est orné de marbre polychrome, reprenant le décor de la coupole et portant les armoiries des Dominicains en marqueterie de pietra dura.

Œuvres

Dans le maître-autel, on trouve la statue de Notre-Dame du Rosaire. Parmi les œuvres conservées dans l'église, il y a :

  • une Vierge à l'Enfant, peinture d'Antoniazzo Romano du XVe siècle ;
  • une toile représentant Saint Dominique et Sainte Catherine de Sienne de Michelangelo Cerruti ;
  • une autre Le Transit de Saint Joseph par Biagio Puccini (1710) ;
  • une icône byzantine des VIIe et VIIIe siècles, appelée la Madonna di San Luca, attribuée, selon la tradition, à l'évangéliste saint Luc.

Dans le monastère est conservée la main gauche de sainte Catherine de Sienne.

Source

Annexes

Bibliographie

Liens externes

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