Église Saint-Derrien de Commana
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Paroisse Saint-Tiviziau-Bro-Landi (d) |
| Religion | |
| Patrimonialité |
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| Coordonnées |
48° 24′ 49″ N, 3° 57′ 21″ O |
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L'église Saint-Derrien est une église catholique située à Commana, dans le canton de Sizun (Finistère) en France.
Historique
L'église Saint-Derrien est inscrite au titre des monuments historiques[1] par arrêté du .
Cet édifice, dont la construction débute à la fin du XVIe siècle, a été construit principalement au cours de la première moitié du XVIIe siècle[2].
Saint Derrien
Saint Derrien est prié pour guérir les coliques et maux de ventre, surtout chez les jeunes enfants. Selon la légende, le bon saint Derrien et son ami saint Néventer, revenant d'un pèlerinage à Jérusalem, eurent pitié du seigneur tourmenté par un monstre. Ils décidèrent d'affronter la bête dans sa grotte. Saint Derrien s'approcha du dragon, fit le signe de croix et lui passa son écharpe autour du cou et aussitôt le dragon devint docile. Il fut conduit jusqu'à la mer, à Plounéour-Trez, où il se jeta dans les flots. En remerciement, le seigneur Elorn offrit des terres au saint pour qu'il construise son église[3].
Architecture
L'organisation architecturale présente des similitudes avec celles des églises de Lampaul-Guimiliau, Landivisiau, Plounéour-Ménez.
L'église se compose d'une nef de cinq travées flanquée de bas-côtés, d'une largeur équivalente à celle du vaisseau central, et d'un chœur profond terminé par un chevet à trois pans. Sur le bas-côté sud, au niveau des deux dernières travées, s'ouvre une grande chapelle latérale séparée en deux espaces par un arc[2].
L'inscription suivante datant de 1653 est inscrite sur le porche : « Domus mea domus orationis vocabitur » (Ma maison sera appelée maison de prières)[4].
Les grandes arcades des quatre premières travées sont en arc brisé, tandis que celle de la dernière adopte une forme proche du plein cintre. Le vaisseau principal est peu éclairé : seules quatre petites ouvertures rectangulaires, percées au-dessus des combles des bas-côtés, assurent l'éclairage intérieur[2].
La flèche imposante de l’église de Commana se dresse au milieu de son enclos, dépouillée de tout ornement. Toutefois, la flèche du clocher s'en distingue par l'absence de clochetons[2].
La sacristie monumentale, adossée au chœur, fut édifiée en 1701[2].
Le clocher
L'église de Commana possède le clocher le plus haut perché de Bretagne. Édifié sur une butte culminant à 280 mètres d'altitude, il dépasse les 300 mètres au sommet, ce qui le rapproche des crêtes voisines des monts d'Arrée[5].
Enclos paroissial
Une demande d'inscription a été faite en 2022 par l'ancien ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon, afin d'inscrire les enclos paroissiaux au patrimoine mondial de l'UNESCO[6]. L'enclos paroissial abrite deux croix monumentales, situées côté sud.
La première porte la date de 1586 et sur la première traverse celle de 1742. Elle présente des statues géminées. Son second croisillon ne conserve plus de statues, mais offre, au revers, un bas relief représentant saint Sébastien encadré de deux archers. Au pied de la croix se trouve la figure de sainte Madeleine comme à Pencran. La seconde croix, datée de 1624, présente un croisillon orné, côté ouest[2].
À proximité du bourg se trouve la fontaine de Saint-Derrien[2].
Mobilier
L'église conserve un riche mobilier, dont trois retables monumentaux du XVIIe siècle, remarquables par la qualité de leur exécution. Leur décor décor témoigne de l'influence des sculpteurs de la Marine est manifeste[2].
Autels et retables
L’intérieur de l'église contraste avec son extérieur, avec ses retables à ornements baroques, comme celui dédié à Sainte-Anne, ainsi que deux autres, l'un du Rosaire et l'autre représentant les Cinq Plaies du Christ[4].
Le retable de Sainte-Anne s'impose comme un chef-d'œuvre de l'art baroque breton. Installé dans le transept nord de l'église et d'une hauteur d'environ huit mètres et six de large, le retable est l'un des plus grands de la région. L'auteur de l'œuvre demeure inconnu, mais sa dorure et sa polychromie furent réalisées en 1691 par un maître peintre et doreur, Sr de Lesmeur, pour la somme de 1500 livres. Le panneau central de l'autel représente Anne enseignant la lecture à Jésus, tenant un globe terrestre. Au-dessus de la scène, le Père tient le monde et bénit l'assistance. De chaque côté, des niches abritent les statues de saint Joachim et saint Joseph[2].
Les niches supérieures présentent l'Ange Gabriel et la Vierge de l'Annonciation. Le fronton est orné d'un groupe de la sainte Trinité, le Père tenant Jésus sur ses genoux. Les gradins et soubassement sont décorés de médaillons, dont celui de saint Yves entre le riche et le pauvre, ainsi que des bustes du Christ et de la Vierge. Le coffre de l'autel porte un bas-relief polychrome de l'Éducation de la Vierge[2].
Les boiseries du chœur et le maître-autel datent pour leur part des XVIIIe et XIXe siècle. L'autel galbé est orné de deux anges adorateurs ; derrière lui, deux colonnes torses encadrant la fenêtre axiale soutiennent une corniche couronnée d'un fronton cintré[2].
L'ensemble est dominé par un spectaculaire retable, mesurant huit mètres de large pour dix de haut, dont la polychromie est composé de boiseries rouge, brun et or[5].
Fonts baptismaux
Les fonts baptismaux se composent d'une cuve surmontée d'un baldaquin pentagonal, couronné d'un dôme à balustres[2]. Au sommet, les fonts baptismaux sont surmontés d’un baldaquin à dôme portant le Christ ressuscité, œuvre d’un maître-sculpteur de Brest, Alliot (1683). Les pilastres de soutien du dôme sont ornés des vertus de foi, de tempérance, de charité, d’espérance et de justice, déposées comme germes en tout baptisé[4].
Chaire à prêcher
La chaire à prêcher est en bois, datée de 1673[7], présente des panneaux sculptés et un escalier à petits balustres. Prés de la porte nord de style classique, est présent un bénitier en kersantite surmonté d'un dais, décoré de godrons[2].
Statues anciennes
Outre les statues présente sur les autels, l'église conserve un ensemble de sculptures en bois polychrome représentant notamment : Vierge Mère à la rose, sainte Catherine foulant l'empereur, saint Pol de Léon, saint Derrien en abbé, saint Bernard, saint Yves, saint Roch, sainte Triphine, saint Joseph, Vierge de la Nativité, Véronique à la sainte Face et saint Derrien, saint Jean au calice[2].
Sablières sculptées
Des sablières sculptées sont visibles au-dessus de l'autel du Rosaire ainsi que dans la nef latérale nord[2].
Notes et références
- ↑ « Eglise Saint-Derrien », notice no PA00089888, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 4 novembre 2025
- René COUFFON, Alfred LE BRAS, Diocèse de Quimper et de Léon Nouveau répertoire des églises et chapelles, Association diocésaine, , 551 p.
- ↑ Ouest-France, « Commana. Le mythe du Saint à l’origine de l’église de Saint-Derrien », Ouest-France, (lire en ligne
)
- « Commana – Enclos paroissial Saint-Derrien | Sprev » (consulté le )
- « Enclos Paroissial de Commana », sur Office de Tourisme Roscoff (consulté le )
- ↑ « À Commana, le retable de l'église retrouvera son éclat d'antan grâce à François Pinault », sur Point de Vue (consulté le )
- ↑ « Enclos paroissial de Commana (Bretagne) : Église, calvaire, ossuaire », sur www.infobretagne.com (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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