Église Saint-Jacques de Lambour
| Église Saint-Jacques de Lambour | |
vue d'ensemble | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | catholique |
| Type | ancienne église paroissiale |
| Rattachement | paroisse de Pont-l'Abbé |
| Début de la construction | XIIIe siècle |
| Fin des travaux | XVIe siècle |
| Style dominant | Gothique |
| Protection | |
| Géographie | |
| Pays | France |
| Région | Bretagne |
| Département | Finistère |
| Ville | Pont-l'Abbé |
| Coordonnées | 47° 52′ 08″ nord, 4° 13′ 07″ ouest |
L'église Saint-Jacques de Lambour est une église catholique en ruines située à Pont-l'Abbé en Bretagne. L'édifice actuel est édifié du XIIIe au XVIe siècle pour servir d'église tréviale au village de Lambour, faubourg de Pont-l'Abbé situé dans la paroisse de Combrit.
De style gothique, son placître est entouré d'un enclos où se trouve également une stèle basse protohistorique. Le clocher est décapité par les troupes royales lors de la révolte des bonnets rouges en 1675. À la fin du XIXe siècle, l'église est en très mauvais état et le conseil municipal de Pont-l'Abbé décide d'en ôter le toit, ce qui lui donne son aspect actuel de ruine romantique.
L'édifice est un monument historique classé depuis le et un site classé depuis le [1].
Quoiqu'en ruines, elle reste utilisée lors du pardon de saint Jacques au mois de juillet.
Histoire et description
Avant la Révolution française, l'église Saint-Jacques dessert la trève de Lambour, qui englobe la rive gauche de la Rivière de Pont-l'Abbé faisant partie de l'actuelle ville de Pont-l'Abbé et dépend de la paroisse de Combrit.
La trève est supprimée lors de la Révolution française. Entre février et , Lambour forme une éphémère paroisse indépendante, avant d'être rattachée à Pont-l'Abbé en dépit de la proclamation d'indépendance communale faite par les citoyens de la rive gauche de la Rivière de Pont-l'Abbé. Tout au long du XIXe siècle, le sanctuaire ne s'anime plus que lors des deux pardons, celui des enfants le lundi de Pentecôte, celui de Saint-Jacques le dernier dimanche de juillet.
L'église, de style gothique, date des environs de 1260 pour sa partie centrale ; les piliers, arcades et chapiteaux se rattachent à l'École de Pont-Croix. Ce style se distingue surtout par des piliers très décorés formés par un faisceau de colonnettes et des chapiteaux à godrons supportant les arcades[2]. La façade, le clocher et le porche sud ont été rajoutés dans les premières années du XVIe siècle. Le clocher, de forme carrée avec deux rangées de gargouilles, est flanqué de deux tourelles hexagonales, dont l'une porte un bas-relief représentant un bateau de pêche avec son équipage.
Au XVIIe siècle, les paroissiens de Lambour participent à la Révolte des bonnets rouges qui soulève le peuple bigouden. En , le clocher est découronné, la flèche du clocher et le haut des tourelles sont abattus en guise de représailles par ordre du duc de Chaulnes, gouverneur de la Bretagne. Il n'a jamais été reconstruit[3].
Le chanoine Abgrall décrit ainsi l'église Saint-Jacques de Lambour en 1898 :
« On est attiré par cette façade construite dans le beau style flamboyant du XVe siècle et frappé en retour par la constatation, aux bas-côtés nord et sud, d'une maçonnerie de la période romane bien caractérisée. Au sud, on retrouve la construction gothique : d'abord une fenêtre mutilée, puis un joli porche recouvert d'une voûte très gracieuse dont la clef est formée par un écusson portant la rose des Trimic. À l'intérieur l'édifice est composé d'une nef et de deux bas-côtés, dont deux branches de transept qui forment la mettre "T" en prolongeant l'abside par un mur droit[4]. »
La Société archéologique du Finistère s'inquiète alors de l'état de l'édifice :
« La Société archéologique du Finistère insiste près de la Commission des monuments historiques pour la conservation de cet édifice dont la solidité est devenue problématique par suite de l'état de la charpente qui est ruinée, de la toiture qu s'écroule, des murs qui, par suite, menacent de tomber. La réfection de la charpente s'impose à bref délai, et par cette réfection à faire à des conditions relativement peu onéreuses, la conservation du monument sera assurée[5]. »
Mais à la fin du XIXe siècle, l'édifice n'est plus entretenu. En 1899, face au risque que présente l’édifice, le comte de Najac, maire de Pont-l'Abbé, en fait démonter la toiture avec l'approbation de son Conseil municipal,. Les statues sont transférées à l'église Notre-Dame-des-Carmes de Pont-l'Abbé où elles se trouvent toujours.
Un cimetière situé dans le placître entoure l'église jusqu'en 1848. Une stèle protohistorique de l'Âge du fer se trouve toujours dans l'enclos paroissial ; elle a par le passé servi de socle à une croix.
Brodeurs et brodeuses de Pont-l'Abbé ont fait de ce site un lieu de rencontre pour décorer les costumes qui font la réputation du Pays bigouden[6].
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L'église Saint-Jacques de Lambour (détruite après la révolte des Bonnets rouges)
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L'église Saint-Jacques de Lambour, vue d'ensemble
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L'église Saint-Jacques de Lambour, la façade
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L'église Saint-Jacques de Lambour, la nef
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L'église Saint-Jacques de Lambour, vue intérieure
Trois autres chapelles se dressent sur le territoire de la trève de Lambour, la chapelle Saint-Gildas dans l'île Chevalier, la chapelle Saint-Servais, appelée aussi "Chapelle des Justices", dans le village de Saint-Servais et la chapelle Saint-Sauveur, juste à l'entrée du pont permettant de franchir la Rivière de Pont-l'Abbé.
Évènements cultuels et culturels
En 1983, l'église est à l'abandon depuis plus de 80 ans quand l'association Les Amis de Lambour, est créée. Cette association se donne pour objectifs la restauration et l'animation de l'édifice. Des travaux de consolidation sont entrepris, le pardon de Saint-Jacques est relancé, des visites guidées sont assurées, l'illumination des ruines est réalisée. Le pardon de Lambour est à nouveau organisé chaque année le dernier dimanche de juillet[7],Des concerts sont aussi organisés[8] parfois.
Une souscription[9] est lancée en 2010 par l'association de sauvegarde Les Amis de Lambour avec le soutien de la Fondation du patrimoine [10].
Notes et références
- ↑ Notice no PA00090296, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Chapiteau », sur topic-topos.com via Wikiwix (consulté le ).
- ↑ « Vestiges de l'église Saint-Jacques », sur topic-topos.com via Wikiwix (consulté le ).
- ↑ Chanoine Abgrall, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1898, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076442/f54.image
- ↑ Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1898, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076442/f55.image
- ↑ Notice de l'Association pour la restauration de l'église Saint-Jacques de Lambour
- ↑ « Le pardon de Lambour sans toit ni pluie », Ouest-France.fr, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ Du Jazz à Lambour, Archive bigouden.tv, 21 juillet 2010.
- ↑ Souscription pour Lambour, Archive ville-pontlabbe.fr, 16 juillet 2010.
- ↑ Les amis de Lambour, Archive ville-pontlabbe.fr, 14 août 2008.
Voir aussi
Bibliographie
- Gabriel Piug de Ritalongi, Les Bigoudens de Pont-l'Abbé, Henri Jouve, , p. 37
- Serge Duigou, Les chapelles du pays Bigouden, Ouest-France, , p. 8-9
Articles connexes
Liens externes
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- Ressource relative à l'architecture :
- Association « Les Amis de Lambour » pour la sauvegarde de l’église Saint-Jacques de Lambour / Pont-l’Abbé
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