Église Saint-Jean de Lamballe

Église Saint-Jean de Lamballe
L'église Saint-Jean en 2011.
Présentation
Type
Culte
Diocèse
Paroisse
Paroisse Notre-Dame de Grande-Puissance Lamballe
Dédicataire
Style
Début de construction
1420
Fin de construction
1432
Construction
Début XVe
Propriétaire actuel
Commune
Propriétaire
Ville de Lamballe (d)
Patrimonialité
Localisation
Pays
Département
Commune
Région historique
Coordonnées
48° 28′ 06″ N, 2° 31′ 00″ O
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L'église Saint-Jean est un édifice situé à Lamballe, en France. Construite au début du XVe siècle, elle est dédiée à saint Jean l'Evangéliste.

Localisation

L'église est située sur le territoire de la commune de Lamballe, dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Description

L'église prend la forme d'une croix latine. Elle comprend une nef de six travées avec bas-côtés. Ceux-ci s'élargissent au niveau des quatrième et cinquième travées pour former deux "ailes"[1]. Le style dominant à cette église est le gothique rayonnant et flamboyant.

Historique

La construction de l'église se déroule pendant la guerre de Succession de Bretagne, puisque les paroissiens n'avaient plus accès à la collégiale, qui était alors chapelle seigneuriale[1]. Elle remplace alors une ancienne chapelle de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[2].

La construction commence en 1420, ainsi que le rappelle une inscription à l'intérieur de l'édifice : "L’AN MCCCC XX. J. BONQUOET, TRESORIER QUI FUT, A COMMENCET CEST PILIER". En 1432, la construction est presque finie quand le duc de Bretagne Jean V donne 100 sols à l'église afin de couvrir le clocher de l'église. L'édifice est érigé grâce aux pierres des anciens remparts[2].

En 1436, le clocher est détruit par la foudre, il est reconstruit, mais est refrappé en 1577. On construisit alors une pyramide en pierre à la place, et les bas-côtés suds endommagés sont repris en 1588.

Eglise avec l'ancien dôme et les deux chapelles latérales (env. 1900)

De 1638 à 1645, on détruisit la pyramide en période pour agrandir la tour et la surmonter d'un petit dôme en bois et ardoise.

Au XIXe siècle, alors que l'église commence à tomber en ruine, on reconstruisit en 1837 le bas-côté nord, auquel on ajouta une chapelle sur le parvis pour en agrandir la superficie. Le bas-côté sud fut repris en 1840 : deux petites chapelles latérales du XVIe siècle furent détruites, de nouvelles arcades sont créées, et un grand oportail est ouvert[2]. En 1844 la sacristie est construite, et le dôme actuel remplace celui du XVIIe siècle à partir de 1902[3]. Une grande rénovation est entreprise dans ce temps-là : le curé de l'époque veut au surplus abaissé le sol de l'église de 30cm. Ses appels aux dons du haut de la chaire ne portant pas leurs fruits, il décidé, avec quatre vicaires, de procéder lui-même au terrassement. Finalement, ce sont près de 200 curieux qui deviennent bénévoles et aident les hommes d'Eglise dans leurs travaux[2].

L'église est inscrite partiellement (le clocher) au titre des monuments historiques par arrêté du [4].

L'orgue de l'église a fait l'objet d'une restauration complète entre 2022 et 2026. Néanmoins, la tempête Ciaran en 2023 a fait bougé l'échafaudage autour du clocher, ce qui a endommagé la charpente. Des travaux supplémentaires ont dû être entrepris jusqu'en . L'orgue devrait être réinstallé dans les mois qui suivent[5].

Mobilier

L'église Saint-Jean comporte en son sein de nombreux éléments mobiliers notables[3] :

  • Bénitier de l'église
    Bénitier en pierre, au fond de l'église, portant l'inscription "Thomas le cordier et O. Denoual aîné firent fair cest l’an mil CCCC et XV [1425]". Il est classé au Monuments historiques.
  • Retable du maître-autel
    Retable du maître-autel (1656). Le retable est agrandi en 1659 par l'ajout de deux niches ; un tableau est commandé pour le retable en 1659, et changé en 1839 pour le tableau actuel. Au sommet, un soleil entouré d'une nuée blanche protège un groupe d'angelots qui mène une grande danse autour d'un triangle équilatéral représentant la Trinité[2].
  • Retable du Saint-Esprit, des fidèles trépassés[6], et de Saint-Amateur[7] (1667) que ses reliques y ont été déposées en 1762.
  • Un troisième retable (1675). Il comporte aussi un tableau représentant Saint François et des compagnons d'Emmaüs[2].
  • Aigle-lutrin du XVIIe siècle, classé aux Monuments historiques.
  • Chaire du XVIIIe siècle, marquée de la marque de Saint Jean (l'aigle[8]), et dominée par un ange claironnant.
  • Bas-relief en marbre représentant Saint Martin. Il provient à l'origine de l'église Saint-Martin de Lamballe.
  • Buffet d'orgue et tribune de la fin du XVIIe siècle, classés aux Monuments historiques depuis 1987[9].
  • Vitraux (1903), représentant tous la vie de Saint Jean[2].

Jardin médiéval[10]

Un jardin d'inspiration médiévale est installer le long du bas-côté sud de l'édifice. Les jardins médiévaux avaient pour objectif de cultiver des plantes sensées nourrir et guérir les habitants. Cet espace, utilisant exclusivement des plantes utilisées au Moyen-Âge, est divisé en quatre sections :

  1. Hortus (plantes et fleurs à manger) : estragon, sarrazin, ciboulette, panais, tournesol, etc. ;
  2. Jardin des plantes simples (plantes à soigner) : coupes vulnéraires, maux de ventre et fièvre ;
  3. Jardin de Marie (, plantes à fleurir) : acanthe, lavande, œillet, muguet, pâquerettes, etc. ;
  4. Plantes utilitaires : liqueurs (Absinthe, angélique, camomille, etc.), magiques (bleuets, sauge, mandragore, etc.), textiles tinctoriales (chanvre, garance, lin, etc.) et un carré appelé « La Bible », qui est un lieu en hommage aux défunts (composé de cerfeuil, aubépine, armoise, etc.).

Galerie

Notes et références

Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page « Immeubles protégés au titre des Monuments historiques » , publié par le Ministère de la Culture et la Médiathèque du patrimoine et de la photographie sur le site Base Mérimée, le texte ayant été placé par l’auteur ou le responsable de publication sous la Licence Ouverte v2.0 (Etalab)
  1. ↑ « L'église Saint Jean », sur www.lamballe-armor.bzh (consulté le )
  2. « Saint-Jean, une église au coeur de la ville » (article de presse), Ouest-France, Ouest-France, (consulté le )
  3. « Eglise Saint-Jean de Lamballe (Bretagne) », sur infobretagne.com (consulté le )
  4. ↑ Notice no PA00089223, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. ↑ Anne-Lyse Renaut, « Clocher, charpente, toiture… « D’ici la fin mars », les travaux de l’église Saint-Jean seront terminés à Lamballe-Armor » (article de presse), Ouest-France, (consulté le )
  6. ↑ Ce qui expliquerait la présence de deux crânes et de tibias entrecroisés.
  7. ↑ La dédicace du retable est disputée entre les trois noms précités.
  8. ↑ « Le tétramorphe, ou la symbolique des quatre évangélistes », sur kiosque.la-croix.com (consulté le )
  9. ↑ « Orgue de l'église Saint-Jean de Lamballe-Armor », sur Fondation du patrimoine (consulté le )
  10. ↑ « Jardin Médiéval - Lamballe-Armor », sur Office de Tourisme Cap d'Erquy-Val André (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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