Église Saint-Pierre d'Avon

| Type | |
|---|---|
| Diocèse | |
| Paroisse |
Pôle missionnaire de Fontainebleau (d) |
| Style | |
| Religion | |
| Propriétaire |
Ville d'Avon (d) |
| Patrimonialité |
| Adresse |
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| Coordonnées |
48° 24′ 19″ N, 2° 43′ 16″ E |
|---|

L'église Saint-Pierre est une église catholique du XIe siècle, située à Avon, en France. Elle a été classée au titre des monuments historiques en 1908[1]. Il s'agit de l'un plus anciens édifices de toute la région.
Situation et accès
L'église est située dans le quartier historique du centre-ville de la commune d'Avon, dans le département français de Seine-et-Marne. Elle se trouve à-côté du couvent des Carmes. Un repère de nivellement placé sur l'un des contreforts de la façade du clocher à 60 centimètres au-dessus du sol fait état d'une altitude de 73,608 mètres[2].
Histoire

Les débuts de sa construction se situent vers 1100 et cela fait de cet édifice religieux, l'un des plus anciens de la région[3]. C'est alors une petite église en calcaire et en grès en forme de croix latine : nef et transept actuels. En 1259, la paroisse d'Avon est rattachée au diocèse de Sens[4]. Église paroissiale, elle devient église royale car les rois de France qui séjournent successivement dans le modeste rendez-vous de chasse dit « de la Fontaine belle eau », viennent entendre la messe à Avon. Au fil des siècles, ce pavillon de chasse s'agrandira, s'embellira, pour devenir le château de Fontainebleau.
De 1549 à la Révolution, les curés sont sélectionnés parmi les Trinitaires[4]. Le robuste clocher carré date du XIIe siècle. En 1555, suppression de l'abside et édification du chœur gothique flamboyant, par Jean de Monceau, seigneur d'Avon. Du retable Henri II, il ne reste que deux statues de bois polychrome fixées sur des piliers, la Vierge et saint Jean, sauvées de l'incendie survenu en 1892 ayant également détruit les bannières, les riches ornements et les verrières du XVIe siècle. Le portail en grèserie est du XVIe siècle, et du XVIIe siècle l'auvent du porche sous lequel Madame de Maintenon, bienfaitrice de la paroisse, enseignait le catéchisme aux petits Avonnais. Au XVIIIe siècle, le porche est élevé[5].
En 1611, baptême de la cloche « Louise » dont le jeune Louis XIII, 10 ans, est le parrain. En 1616 pose du baptistère. C'est en 1690 que le général de l'ordre des Trinitaires fait creuser le caveau en avant du chœur. Les curés d'Avon, religieux trinitaires, y sont inhumés jusqu'à la Révolution. En 1875, cinquante six pierres tombales placées sur le sol de l'église et dont les inscriptions s'effacent, sont relevées et fixées au mur du bas côté droit, dont celle du célèbre mathématicien Étienne Bézout. Celle de Jean de Monaldeschi, écuyer de la reine Christine de Suède, assassiné le sur son ordre dans la Galerie des Cerfs du Palais, demeure à l'entrée de l'édifice près de la vénérable pierre de seuil usée depuis près de 900 ans par le passage des fidèles.
On recense aussi cinq statuettes en bois du XVIIe siècle provenant probablement de bâtons de procession. Parmi les verrières du chœur, celles de saint Pierre et saint Paul, patrons de la paroisse, ainsi que deux vitraux consacrés à saint Fiacre, le patron des jardiniers d'Avon. Dans le bas-côté gauche, le petit et récent vitrail souvenir de la déportation, qui rappelle le sacrifice des vingt-trois Avonnais morts dans les camps de concentration, en particulier le père Jacques (Au revoir les enfants) et Rémy Dumoncel, ancien maire de la commune. Enfin, une série de vitraux dédiés à Notre Dame sont dus au verrier Haussaire.
L'édifice est classé au titre des monuments historiques par arrêté du [1].

Mobilier
- Patrimoine mobilier :
Sépultures
- Edme-Louis Daubenton, naturaliste français (1730 - 1785)[15].
- Étienne Bézout, mathématicien français (1730 - 1783)
- Giovanni Monaldeschi, écuyer de Christine de Suède.
- Dalle funéraire de François de Can, jardinier du Roy[16].
Représentations culturelles
Peinture
- 1935 : L'Église d'Avon à Fontainebleau par Alexandre Benois[17]. Le porche et la façade nord sont représentés depuis la rue Père-Jacques.
Littérature
- 1912 : Mes souvenirs (1848-1912) (lire sur Wikisource), p. 70 par Jules Massenet
« Le 8 octobre, mon mariage se fit dans la vieille petite église du village d’Avon, près de Fontainebleau. »
Bibliographie
- [Flohic 2001] Jean-Luc Flohic, Le Patrimoine des communes de Seine-et-Marne, t. I, Paris, Flohic, , 1re éd., 1 507 p. (ISBN 2-84234-100-7, OCLC 56109117, LCCN 2004429467), Canton de Fontainebleau, « Avon », p. 561-565.
- Jean-Marie Pérouse de Montclos (Hrsg.): Le Guide du Patrimoine. Île-de-France. Hachette, 2. Auflage, Paris 1994, (ISBN 2-01-016811-9), p. 118
- Georges Poisson (Hrsg.): Dictionnaire des Monuments d’Île de France. Éditions Hervas, Paris 2001, (ISBN 2-84334-002-0), p. 95
- Le Patrimoine des Communes de la Seine-et-Marne. Flohic Éditions, Bd. 1, Paris 2001, (ISBN 2-84234-100-7), p. 561
Annexes
Articles connexes
- Liste des monuments historiques de Seine-et-Marne
- Couvent des Carmes d'Avon
- Prieuré des Basses-Loges
Liens externes
- Ressources relatives à la religion :
- Ressources relatives à l'architecture :
Références
- « L'église Saint-Pierre », notice no PA00086803, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Repère de matricule W.D.M3 - 145 du nivellement général de la France », notice no 325944
[PDF], sur geodesie.ign.fr, plateforme du Service de géodésie et de métrologie, Institut national de l'information géographique et forestière,
- ↑ « Église Saint Pierre d’Avon », sur Pôle Missionnaire Catholique de Fontainebleau, (consulté le )
- Jean-Luc Flohic, Le Patrimoine des communes de la Seine-et-Marne, Paris, Éditions Flohic, , 1507 p. (ISBN 2-84234-100-7), p. 561
- ↑ « Église Saint-Pierre », sur voyages.michelin.fr, (consulté le )
- ↑ « dalle funéraire d'Etienne Bezout », notice no PM77002965, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Statue : Saint Aubin », notice no PM77003274, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Groupe sculpté : Education de la Vierge », notice no PM77003275, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Fonts baptismaux », notice no PM77004529, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Statue (statuette) : Saint Pierre », notice no PM77004530, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Statue (statuette) : Saint Jean de Matha », notice no PM77004531, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Statuette : Saint Louis », notice no PM77000031, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « 2 statues : La Vierge, Saint Jean », notice no PM77000032, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Stalles », notice no AP80L113466, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mémoire, ministère français de la Culture.
- ↑ « Plaque funéraire d'Edme-Louis Daubenton, mort en 1785 », notice no PM77000030, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Dalle funéraire de François de Can, jardinier du Roy », notice no PM77002571, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ (en) Galerie Aktis, « Alexandre Nikolayevich Benois », sur aktis-gallery.co.uk, (consulté le )
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