Église Saint-Saulge de Saint-Saulge
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| Diocèse | |
| Paroisse |
Paroisse Saint-Paul-au-cœur-de-la-Nièvre (d) |
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| Propriétaire |
Commune |
| Patrimonialité |
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| Commune |
| Coordonnées |
47° 06′ 14″ N, 3° 30′ 45″ E |
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L'église Saint-Saulge est une église catholique située sur la commune de Saint-Saulge, dans le département de la Nièvre, en France[1].
Ancienne prieurale implantée au cœur du bourg, l'église de Saint-Saulge se caractérise par son unité architecturale du XVIe siècle (avec des fondations médiévales et des remaniements XVIIIe) ainsi que par un remarquable ensemble de vitraux datant de la même époque.
Présentation
La qualité de l'église de Saint-Saulge réside dans deux éléments : sa nef, pour n'être qu'une transformation, ne manque pas de caractère avec ses grosses piles et son réseau de nervures à pénétrations, habilement allégées par leurs profils ; mais, surtout, les vitraux décorant les baies à remplages flamboyants ouvertes entre les contreforts, et réparties en trois formes [...] constituent un très bel ensemble[2].
Elle est ouverte tous les jours.
Dans la travée du clocher, une exposition permanente est consacrée à la vie de Jean-Baptiste Delaveyne, fondateur de la congrégation des Sœurs de la Charité de Nevers.
Historique
Général
L'église de Saint-Saulge appartenait à un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye Saint-Martin d'Autun. Cette affiliation est évoquée dès 908 lorsqu'un laïc, Richard le Justicier, s'adresse au roi des Francs Charles le Simple afin que le lieu et les six manses qui y sont attachés soient restitués à l'abbaye éduenne. À cette époque l'endroit porte le nom de Vetula vinea, la Vieille Vigne, dans laquelle se trouve une celle (un petit monastère) dédiée à Saint-Denis, à laquelle est jointe une chapelle dédiée à Saint-Martin où repose le corps de saint Saulge : in villa vocata Vetula vinea, cum cella S. Dionysii, et capella S. Martini in qua corpus S. Salvii requiescit[Bulliot 1].
Seize ans plus tard, en 924, une autre charte du roi Raoul veut que certaines terres, dont le monastère de Saint-Martin d'Autun avait été dépouillé, lui soient rendues. Il y est fait mention de celles qui étaient situées dans le Nivernais dont Salvium, Saint-Saulge : in pago Nevernensi [...], et...... Salvium [...] cum omnibus appendiciis[Bulliot 2].
Dans le recueil de chartes publié par Jacques-Gabriel Bulliot, de nombreuses pièces évoquent le prieuré de Saint-Saulge :
- un accord entre le prieur et les curés de Saint-Maurice et Sanizy au XIe ou XIIe siècle ;
- deux fondations de prieurs en 1230 et 1249 ;
- la participation de différents prieurs aux frais de l'abbaye (nourriture, dettes).
Cependant son effectif, l'agencement des bâtiments de vie, son temporel ne sont jamais vraiment connus avec précision. À partir du XVIe ou du XVIIe siècle, les prieurs commendataires ne résident plus. Sur place, la communauté monastique se limite au sacristain ou au fermier du revenu chargé de collecter les biens appartenant au prieuré.
Symboliquement, l'église est divisée en deux. C'est dans la nef qu'ont lieu les offices paroissiaux présidés par le curé. Le chœur appartient au prieuré et est affecté au sacristain. Les archives départementales de Saône-et-Loire renferment encore les seize procès-verbaux des visites du prieuré de Saint-Saulge par les grand-prieurs de Saint-Martin d'Autun entre 1638 et 1698[Marillier 1].
En 1790, le revenu net du prieuré est de 5.916 livres. Un an plus tard, le le prieuré de Saint-Saulge est vendu à un nommé David, pour la somme de 31.100 livres « consistant en une maison composée de huit pièces, grange neuve avec deux écuries à bœufs, vieille grange avec deux écuries, clos de sept boisselées, pré de deux charretées, maison où logeait le garde du prieur, l'étang de Ranciaux de dix-huit arpents, un autre pré de treize charretées »[3].
Une visite très instructive
Le , dom Nicolas Richebraque, grand-prieur de Saint-Martin, assisté de dom Gilles procureur de l'abbaye et secrétaire, visitent le prieuré de Saint-Saulge. Voici le compte rendu partiel de leur inspection :
« Nous serions arrivé à trois heures après midi à Saint-Sauge, où nous aurions rencontré d'abord dom Jean Delaveyne, religieux et sacristain dudit Saint-Saulge, lequel nous ayant honnêtement et charitablement reçu, il nous aurait introduit dans l'église où, après notre prière faite, il nous aurait conduit au logis de la sacristie où il fait sa demeure. Les reliques sont conservées dans deux châsses aux deux bouts de l'autel, servant de piédestaux aux figures aussi dorées desdits saint Sauge et saint Martin. L'autel est en très bon état, orné d'un beau tabernacle doré. La fabrique du chœur est en bon état ; cependant « nous y aurions remarqué quelques fentes ; il manque quelques pierres au-dessus de l'une des croisées ou fenêtres, qui sont au nombre de trois ».
« Dans la sacristie, calice, ornements, linges très propres et très bien conservés, lesdits ornements de toutes les couleurs. On nous aurait aussi fait voir une petite croix de bois couverte de lames d'argent dans laquelle on dit être un morceau de la vraie croix. Au-dessus de ladite sacristie nous aurions vu une chambre ou cabinet d'une grande propreté et commodité, lequel cabinet ledit dom Jean Delaveyne, sacristain, se serait pratiqué pour vaquer plus en repos à la prière et à la lecture. Le logis prieural est en ruine depuis plus de dix ans. De ce logis on n'a pu nous montrer qu'un petit bâtiment appuyé sur les murailles de la ville. Le four banal, la grange, le petit bâtiment ont besoin de réparations ».
« Nous étant ensuite informé de la conduite, vie et mœurs dudit dom Jean-Baptiste Delaveyne, sacristain, et lui ayant demandé à lui-même compte de ses occupations ordinaires et de ses exercices, nous n'y aurions reconnu rien que de bon et d'édifiant ».
« Ordonnances. Le chœur sera blanchi, les fentes réparées et bouchées le plus tôt possible et les pierres de la croisée aux fenêtres remplacées. Ledit prieur fera faire la coupe des bois [...]. Et quant audit dom Jean-Baptiste Delaveyne, sacristain, l'avons exhorté à continuer le bien qu'il fait tant pour soi-même que pour le publique, lui ordonnant au surplus de payer et de reconnaître la livre de cire qu'il doit à la sacristie dudit Saint-Martin »[Marillier 2].
Les travaux de 1780

Les archives départementales de la Nièvre possèdent le devis (avec plan et élévation pour le sanctuaire et la sacristie) des ouvrages « à faire aux bâtiments et fermes » du prieuré de Saint-Saulge. Ce devis est l'œuvre de Florentin Gilbert, architecte parisien ; il est établi le pour une adjudication ayant lieu le suivant.
Gilbert constate que « ce chœur est d'une bâtisse très ancienne ; les murs sont lézardés en différents endroits du rond-point et principalement du côté de la sacristie, il paraît que ledit chœur a été voûté dans sa première construction, que ces voûtes ont été depuis supprimées pour empêcher la ruine des murs, et on a suppléé à cette voûte par un plancher en planche attachées sous les solives » qui, pourri, menace ruine ; la charpente est elle-même en piteux état ; déversée, elle menace de s'écrouler sur celle de la nef.
Le projet prévoit la reprise des fenêtres, des enduits, le bouchage des lézardes en tuileau et mortier depuis la base des murs, leur sommet étant muni d'un entablement de pierre de taille orné de moulures, le tout couvert d'une fausse voûte faite de tuile de démolition garnie d'un lattis destiné à recevoir un « plafond appliqué à celle-ci en plâtre de Decize » ; ajoutons encore la réfection du sol en pierre de Saint-Benin-des-Bois et le marchepied de l'autel « en parquet de menuiserie encollé, ciré et frotté ». À l'extérieur, il y a lieu de reprendre et rejointoyer les contreforts. Enfin, chœur et sanctuaire doivent porter une charpente de trois fermes, couverte de tuile du pays[4].
Description
Général
L'église de Saint-Saulge a été reconstruite en grande partie au XVIe siècle sur l'emplacement d'une église romane dont il reste que quelques fondations.
L'église actuelle, qui n'a pas été achevée, comprend une nef de quatre travées bordée de bas-côtés, un chœur voûté en berceau et une abside couverte d'un cul-de-four. La nef, large et peu élevée, ne dépasse pas la hauteur des collatéraux. Elle est couverte d'une voûte en étoile avec liernes et tiercerons ; les ogives profilées, ainsi que les doubleaux, d'un gros tore et de moulures prismatiques séparées par des gorges pénètrent de grosses colonnes appareillées avec bases à facettes reposant sur des socles polygonaux d'environ 0 m 80 de haut, décorés de dents d'engrenage ou de bandeaux séparés par des gorges. Les bas-côtés sont également voûtés de croisées d'ogives à moulures prismatiques séparées par d'épais doubleaux garnis d'un gros tore et de plusieurs moulures ; nervures et doubleaux pénètrent d'un côté les grosses colonnes de la nef et de l'autre les demi-colonnes adossées aux murs gouttereau. Les formerets épais sont allégés par des moulures et les clefs sont formées d'une simple pierre, taillée en croix avec un trou minuscule. Une porte s'ouvre dans la deuxième travée des bas-côtés qui se terminent par un mur droit, à la naissance de l'abside.

À l'extérieur, une porte en plein cintre s'ouvre dans la façade occidentale sous un arc en tiers-point correspondant au doubleau de la première travée ; en effet la nef n'a pas été achevée, comme en témoignent la rangée de corbeaux en saillie, près de la fenêtre en tiers-point qui ajoure le mur du collatéral nord, et les naissances d'une voûte, dans l'angle formé par le bas-côté sud et la grosse tour qui se dresse au sud-ouest de la nef. La construction de cette tour a été interrompue à environ un mètre au-dessus du soubassement. Celui-ci, en bel appareil régulier, est renforcé aux angles par trois épais contreforts ceinturés par le cordon qui souligne l'embryon du premier étage. Sur ce soubassement s'appuie, par l'intermédiaire d'un glacis, un clocher en charpente couronné d'une flèche et d'un lanternon. Sur la face ouest du soubassement s'ouvre une fenêtre en tiers-point, et sur la face nord se profile un grand arc de même tracé ; le pignon de la nef est ajouré d'une petite baie en plein cintre.
Les façades latérales sont épaulées par d'épais contreforts qui montent jusque sous la corniche moulurée et sont couverts d'un glacis au sud et d'une bâtière au nord. Au-dessous de la baie à double panneau de la seconde travée, s'ouvre une porte rectangulaire encadrée de nombreuses moulures aboutissant sur des bases à facettes, et abritée par un pan du grand toit qui couvre nef et collatéraux[5].
Les vitraux
L'intérêt de l'église réside dans les belles verrières datées du XVIe siècle qui méritent de retenir l'attention du visiteur par le bon état de leur conservation et leur qualité. Les baies sont divisées en trois formes, sauf dans la deuxième travée où elles sont réduites à deux lancettes ne dépassant guère la largeur des portes percées au-dessous[5]. Les vitraux ont été réalisés entre 1546 et 1559. Il semble qu'ils soient l'œuvre d'un seul et même atelier caractérisé par les auréoles « en plateau » des saints ou l'usage d'aplats rouges et verts. Les scènes occupent totalement les lancettes et s'inscrivent dans un cadre ou sous un dais architecturés. Le style du XVIe siècle est reconnaissable dans l'usage de la perspective et dans l'art des portraits.
Les sujets sont divers et reprennent des thèmes « catholiques » par excellence, tels qu'ils ont été traités par le concile de Trente (1545-1563), dont les vitraux sont contemporains. Le chœur a été refait au XVIIIe siècle. Des fragments des vitraux qui l'ornaient ont pu être réutilisés dans d'autres fenêtres. Ceci expliquerait certaines incohérences, ou incrustations difficilement compréhensibles dans le décor des verrières de la nef.
Les vitraux, classés Monuments Historiques en 1882, ont été restaurés en 1955. Les parties endommagées, surtout dans les parties basses, ou disparues au cours des siècles ont été remplacées par des panneaux géométriques agrémentés de frises ou de médaillons figuratifs. Ces éléments respectent, certes, la palette de couleur du XVIe siècle, mais ils manquent d'inspiration et peuvent compliquer la lecture des verrières d'origine[6].
Bas-côté nord

Première travée : le Christ en croix entre la Vierge et saint Jean. De part et d'autre, les deux donateurs, Michel Barrault et sa femme Madeleine, sont agenouillés, accompagnés de leurs saints patrons, dans un décor d'arcatures de la Renaissance. Au registre supérieur, Dieu le Père tenant le globe et bénissant, entouré de saints, saintes et angelots.
Seconde travée : Annonciation, inscrite dans un décor en rotonde sommé d'un fronton en coquille, avec angelots et putti ; à l'étage intermédiaire, bergers et adoration ; au sommet, saint François en prière.
Troisième travée : de part et d'autre d'une Vierge à l'Enfant, le donateur, Jean Boulu, ancien gardeur de troupeaux dans la région devenu chanoine parisien et curé de Saint-Jacques de la Boucherie, et une scène de la légende de saint Cyr, celui-ci à cheval sur un sanglier et le tenant aux écoutes tandis que l'empereur Charlemagne le sert de sa dague. En partie haute, Dieu le Père présente Jésus sur la croix ; la colombe du Saint-Esprit unit le sommet de la croix à la tête du Père. Entre deux, dans les contrecourbes du réseau de pierre, une petite Annonciation figure au milieu d'anges rouges sur fond bleu.
Quatrième travée : sommé du Saint-Esprit, Dieu le Père tient Jésus mort sur ses genoux. C'est donc une nouvelle représentation de la Trinité, entre, à gauche, Jean Boulu accompagné de saint Saulge et, à droite, Jean-Baptiste présentant l'Agneau mystique sur un livre, qui plutôt que l'Évangile doit être l'Apocalypse. Les trois motifs en cœur occupant la partie haute de la verrière représentent : au sommet, le Christ bénissant ; à droite, un ange portant la croix (croix en tau) ; à gauche, un ange portant la lance[7].
Bas-côté sud
Les première et seconde travées ont perdu leurs verrières anciennes.
Troisième travée : le magnifique Arbre de Jessé, d'ailleurs incomplet, doit être à peu près contemporain de celui de Cour-sur-Loire, avec lequel il n'est pas sans rapports, tant pour la composition des figures et de l'ensemble que pour la gamme des couleurs.
Quatrième travée : le patron de la confrérie des marchands de Saint-Saulge, saint Louis dont le manteau a perdu ses fleurs de lis, entouré de saint Martin et de saint Nicolas, le dernier reconnaissable aux trois enfants dans le saloir de la légende. En partie haute, le Christ en croix se détache, surmonté du pélican nourrissant ses petits, entre la Vierge et saint Jean, sur un fond mi-partie rouge semé d'étoiles et vert avec la ville de Jérusalem. Au pied de la Croix, le crâne[8].
Dimensions
- Longueur totale : 34 mètres ;
- Longueur de la nef : 21,5 mètres ;
- Largeur de la nef : 6,5 mètres.
Mobilier
Plusieurs objets de l'église de Saint-Saulge sont classés au titre de Monuments Historiques :
- un ensemble de huit vitraux du XVIe siècle,
Classés MH (1840)[9] ; - un ensemble de clôtures (chœur et chapelle sud) en fer forgé du XVIIIe siècle,
Classées MH (1957)[10] ; - un ensemble de six chandeliers en cuivre argenté du XVIIIe siècle,
Classés MH (1970)[11] ; - les fonts baptismaux, sculpture en pierre du XVIe siècle,
Classée MH (1913)[12].
D'autres éléments inscrits ou non classés sont présents dans l'église :
- un tableau commémoratif 1914-1918 réalisé par le curé Paul Renard,
Inscrit MH (2018)[13] ; - un tableau représentant la Descente de Croix du XIXe siècle dans le chœur ;
- une fresque monumentale polychrome représentant un moine, probablement du XVIe siècle.
-
l'Arbre de Jessé. -
Fresque monumentale. -
Détail de la fresque. -
Porte latérale.
Protection
L'édifice est d'abord inscrite dans son intégralité au titre des monuments historiques par la liste de 1840 puis déclassé en 1882 dans un arrêté qui ne sauvegarde finalement que les vitraux. En 1977, l'intégralité de l'église est classée[1].
Propriétés et bénéfices
Propriétés
La visite effectuée le donne plusieurs informations sur le temporel du prieuré à la fin du XVIIe siècle :
« La ferme et les biens du prieuré consistent en dîmes de blé et de vin des paroisses de Saint-Saulge et de Saint-Maurice, revenant ensemble à 180 boisseaux froment, 150 boisseaux seigle, 120 boisseaux avoine, 50 boisseaux orge, mesure de Saint-Saulge, 10 à 12 feuillettes de vin. Valeur du boisseau année commune : froment, 40 sols ; seigle, 30 sols ; avoine, 10 sols ; orge, 10 sols ; feuillette de vin, 10 livres ».

« Les revenus consistent de plus : en quelques prés produisant 15 à 16 chars de foin ; 50 boisselées de terre sises au finage de Saint-Maurice ; four banal, amodié 95 livres ; droit de minage, amodié 100 livres ; droit de langues, estimé 6 livres ; moulin de Ranceau, amodié 74 boisseaux de mouture, estimés 60 livres, et 14 boisseaux froment, estimés 28 livres ; un grand étang d'un millier de poissons et trois petits, propres seulement à mettre de l'empoissonnement ; un terrier, dont la valeur n'est pas connue du fermier ; trois cantons de bois appelés la Lavande, le Cordat et le bois de Rière et quelques bois d'usage à deux boisseaux d'avoine de charge en redevance ».
« Les charges consistent : en la portion congrue de 300 livres au curé de Saint-Maurice ; un supplément de 96 livres au curé de Saint-Saulge et 150 boisseaux, partie froment, partie seigle, partie avoine, au même ; 154 livres et 50 boisseaux par tiers, et 7 feuillettes de vin au sieur Delaveyne sacristain ; 362 livres de décimes ordinaires, y compris celles du sieur curé de Saint-Maurice ; 140 livres à l'abbaye de Saint-Martin savoir : 120 livres à l'abbé, 20 livres aux religieux, aux gages des officiers non liquidés, et 21 livres pour le garde-bois »[Marillier 2].
Entre 1790 et 1813, plusieurs actes sont recensés quant à la vente des biens appartenant au prieuré. Ce dernier possédait notamment des biens dans les communes de Montapas, Saint-Maurice et Sauvigny-les-Bois[14].
Bénéfices
En 1161, dans une lettre qu’il adresse à l’abbé de Saint-Martin, Bernard de Saint-Saulge, évêque de Nevers énumère les églises possédées par l’abbaye dans son diocèse : le prieuré de Saint-Saulge a sous son patronage les cures de : Crux-la-Ville, Crux-le-Châtel, Saint-Maurice, Sanizy, Narloux et Cizely[Bulliot 3]. Trois ans plus tard, le pape Alexandre III confirme ces possessions[Bulliot 4]. Ces six paroisses sont à nouveau évoquées comme à la collation du prieuré à la fin du XVe siècle dans le pouillé diocésain[15].
Prieurs
(liste non exhaustive)
- XIe ou XIIe siècle : Étienne[Bulliot 5] ;
- 1161 : Pierre[Bulliot 3] ;
- 1230 : Hugues de Mosse[Bulliot 6] ;
- 1236 : Hugues (même que le précédent ou le suivant ?)[Bulliot 7] ;
- 1249 : Hugues de Chambun[Bulliot 8] ;
- 1298 : Guy de Roussillon[Bulliot 9] ;
- 1313 : Jean de Reully[16] ;
- Mentionné entre 1336 et 1339 : Guy de Varennes[17] ;
- Mentionné entre 1348 et 1352 : Pierre d'Oches[18] ;
- Mentionné entre 1379 et 1413 : Hugues de Belestat[19] ;
- 1439 : Louis de Charency[Marillier 3] ;
- 1453 : Pierre Malaquin[Marillier 3] ;
- 1462 : Jean Picard[Bulliot 10] ;
- 1488 : Jean de Nevers[Marillier 4] ;
- 1488 - 1491 : Étienne du Chaillou[20] ;
- Mentionné entre 1492 et 1513 : Étienne de Mailly[21] ;
- 1513 - 1514 : Pierre Tondu[Marillier 5] ;
- 1514 : Jean de Salazar[22] ;
- Mentionné entre 1540 et 1554 : Charles de Damas[23] ;
- Mentionné entre 1580 et 1583 : Jean de Roffignac[Marillier 6] ;
- 1623 : Pierre de Roffignac[Marillier 6] ;
- Mentionné entre 1632 et 1661 : Charles de Roffignac[24] ;
- Mentionné entre 1667 et 1686 : François-Romarich de Roffignac[Marillier 7] ;
- 1687 - 1708 : Antoine d'Armes[25] ;
- Mentionné entre 1709 et 1726 : Philibert Lasne[26] ;
- Mentionné entre 1756 et 1773 : François Decolons[27];
- 1791 : Claude Decolons[28].
Curés
(liste non exhaustive)
- 1652 : François Chevalier[29] ;
- Mentionné entre 1663 et 1687 : Léonard Moreau[30] ;
- Mentionné entre 1722 et 1766 : Claude Bernard[31] ;
Bibliographie
- Archives départementales de la Nièvre : série H 18, 268 B 31 et 1 Q 829.
- Marcel Anfray, La cathédrale de Nevers et les églises gothiques du Nivernais, Paris, Picard, 1964, p. 153-155.
- Jacques-Gabriel Bulliot, Essai historique sur l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, vol. 1 et 2, Autun, la Société Éduenne, 1849.
- J. Charrier, Histoire religieuse du département de la Nièvre pendant la Révolution, tome II (1795-1803), Paris, Guitard, 1926.
- Jean Martin-Demézil, Congrès archéologique de France, Nivernais, Paris, Société française d'archéologie, 1967, p. 214-225.
- Henri de Flamare, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, vol. 1 et 2, Nevers, Vallière, 1891 et 1897.
- Auguste Longnon, Pouillés de la province ecclésiastique de Sens : Diocèses de Nevers et d'Auxerre, vol. IV, Paris, Imprimerie Nationale, 1904.
- Abbé Marillier, Histoire de Jean-Baptiste Delaveyne, Nevers, Thomas Ferrandier, 1890.
- Michel de Marolles et Georges de Soultrait (ed.), Inventaire des titres de Nevers, Nevers, Imprimerie de Paulin-Fay, 1873.
- Georges de Soultrait, Répertoire archéologique du département de la Nièvre, Paris, Imprimerie Nationale, 1875, p. 206-207.
Notes et références
Notes
- ↑ Bulliot, vol. 2, n°8, p. 20-21.
- ↑ Bulliot, vol. 2, n°10, p. 25.
- Bulliot, vol. 2, n°17, p. 39.
- ↑ Bulliot, vol. 2, n°18, p. 42.
- ↑ Bulliot, vol. 2, n°12, p. 29.
- ↑ Bulliot, vol. 2, n°46, p. 75.
- ↑ Bulliot, vol. 2, n°50, p. 82.
- ↑ Bulliot, vol. 2, n°59, p. 93.
- ↑ Bulliot, vol. 2, n°9 (sup), p. 334.
- ↑ Bulliot, vol. 2, n°5 (sup), p. 305.
Références
- « Église », notice no PA00113018, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Jean Martin-Demézil, Congrès archéologique de France, 1967, p. 222.
- ↑ J. Charrier, Histoire religieuse du département de la Nièvre pendant la Révolution, tome II (1795-1803), Paris, Guitard, 1926, p. 249.
- ↑ ADN : 268 B 31.
- Marcel Anfray, La cathédrale de Nevers et les églises gothiques du Nivernais, Paris, Picard, 1964, p. 153-155.
- ↑ Plaquette informative consultable dans l'église.
- ↑ Jean Martin-Demézil, Congrès archéologique de France, Nivernais, Paris, Société française d'archéologie, 1967, p. 222-223.
- ↑ Jean Martin-Demézil, Congrès archéologique de France, Nivernais, Paris, Société française d'archéologie, 1967, p. 223-224.
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM58000468
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM58000469
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM58000470
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM58000583
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM58001457
- ↑ ADN : 1 Q 829.
- ↑ Auguste Longnon, Pouillés de la province ecclésiastique de Sens : Diocèses de Nevers et d'Auxerre, vol. IV, Paris, Imprimerie Nationale, 1904, p. 527-528 et 533.
- ↑ ADN : H 18.
- ↑ Bulliot, vol. 2, n°112, p. 193 et Abbé Marillier, Histoire de Jean-Baptiste Delaveyne, Nevers, Thomas Ferrandier, 1890, p. 33.
- ↑ Bulliot, vol. 2, n°124, p. 212 et Abbé Marillier, Histoire de Jean-Baptiste Delaveyne, Nevers, Thomas Ferrandier, 1890, p. 33.
- ↑ Abbé Marillier, Histoire de Jean-Baptiste Delaveyne, Nevers, Thomas Ferrandier, 1890, p. 33 et Michel de Marolles et Georges de Soultrait (ed.), Inventaire des titres de Nevers, Nevers, Imprimerie de Paulin-Fay, 1873, p. 177.
- ↑ Abbé Marillier, Histoire de Jean-Baptiste Delaveyne, Nevers, Thomas Ferrandier, 1890, p. 33.
- ↑ Abbé Marillier, Histoire de Jean-Baptiste Delaveyne, Nevers, Thomas Ferrandier, 1890, p. 33 et Michel de Marolles et Georges de Soultrait (ed.), Inventaire des titres de Nevers, Nevers, Imprimerie de Paulin-Fay, 1873, p. 179.
- ↑ Abbé Marillier, Histoire de Jean-Baptiste Delaveyne, Nevers, Thomas Ferrandier, 1890, p. 35.
- ↑ Adolphe de Villenaut, Nobiliaire de Nivernois, Nevers, G. Vallière, 1900, p. 535.
- ↑ ADN : 147 J 602 et Abbé Marillier, Histoire de Jean-Baptiste Delaveyne, Nevers, Thomas Ferrandier, 1890, p. 36.
- ↑ Abbé Marillier, Histoire de Jean-Baptiste Delaveyne, Nevers, Thomas Ferrandier, 1890, p. 335-337.
- ↑ ADN : 1 B 286 et 1 B 1159
- ↑ ADN : 1 F 265 et B 5
- ↑ ADN : H 18, n°80.
- ↑ Henri de Flamare, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, vol. 1, Nevers, G. Vallière, 1891, p. 272.
- ↑ Henri de Flamare, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, vol. 1, Nevers, G. Vallière, 1891, p. 297 et 349.
- ↑ Henri de Flamare, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, vol. 1 et 2, Nevers, G. Vallière, 1891, p. 415 et 263.
- ↑ Abbé Marillier, Histoire de Jean-Baptiste Delaveyne, Nevers, Thomas Ferrandier, 1890, p. 58.
- Abbé Marillier, Histoire de Jean-Baptiste Delaveyne, Nevers, Thomas Ferrandier, 1890, p. 404-406.
- Abbé Marillier, Histoire de Jean-Baptiste Delaveyne, Nevers, Thomas Ferrandier, 1890, p. 33.
- ↑ Abbé Marillier, Histoire de Jean-Baptiste Delaveyne, Nevers, Thomas Ferrandier, 1890, p. 34.
- ↑ Abbé Marillier, Histoire de Jean-Baptiste Delaveyne, Nevers, Thomas Ferrandier, 1890, p. 35.
- Abbé Marillier, Histoire de Jean-Baptiste Delaveyne, Nevers, Thomas Ferrandier, 1890, p. 36.
- ↑ Abbé Marillier, Histoire de Jean-Baptiste Delaveyne, Nevers, Thomas Ferrandier, 1890, p. 36 et 335.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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