Église Sainte-Anne de Montpellier
| Église Sainte-Anne de Montpellier | |||
L'église Sainte-Anne de Montpellier en 2025. | |||
| Présentation | |||
|---|---|---|---|
| Type | Ancienne église paroissiale | ||
| Début de la construction | 1866 | ||
| Fin des travaux | 1869 ou 1872 | ||
| Architecte | Jean Cassan | ||
| Autres campagnes de travaux | XIIIe siècle : première église (détruite en 1568) 1665 : deuxième église (détruite en 1865) |
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| Style dominant | Néogothique | ||
| Date de désacralisation | 1986 | ||
| Géographie | |||
| Pays | |||
| Région | Occitanie | ||
| Département | Hérault | ||
| Ville | Montpellier | ||
| Coordonnées | 43° 36′ 36″ nord, 3° 52′ 28″ est | ||
| Géolocalisation sur la carte : Montpellier
Géolocalisation sur la carte : Hérault
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L'église Sainte-Anne de Montpellier est une ancienne église paroissiale située à Montpellier en France.
Construite initialement au XIIIe siècle, elle est détruite une première fois lors des guerres de religion au XVIe siècle. Elle est reconstruite en 1665 mais, en raison de sa dangerosité, elle est de nouveau détruite en 1865. L'église actuelle est construite en 1869 ou 1872 par l'architecte Jean Cassan. Elle est désacralisée en 1986 et devient un lieu culturel en 1991 sous le nom « Carré Sainte-Anne ». Fermée au public en 2017, elle fait l'objet d'importants travaux de rénovation de 2023 à 2025.
De style néogothique, elle culmine à 69 m de hauteur, faisant d'elle le plus haut monument du centre-ville de Montpellier.
Histoire
L'église Sainte-Anne de Montpellier est construite au XIIIe siècle lors de l'importante croissance démographique de la ville. Elle est mentionnée pour la première fois en 1237, avant d'être détruite en 1568[1] par les guerres de religion[2],[3],[4]. Peu d'informations sont disponibles sur l'architecture de l'église avant sa destruction ; on suppose qu'elle n'était pas monumentale[5].
Elle est reconstruite en 1665 avec le rang de paroisse sur la demande de l'évêque de Montpellier François du Bosquet (ordonnance du )[6] et sur les plans d'Antoine Armand. À la Révolution française, l'église est désaffectée et vendue à un particulier[3].
En , le rapport d'un architecte alerte sur la dangerosité de l'église. La ville met alors en place une procédure d'expropriation en 1846 afin de la rebâtir. En 1847, l'architecte de la ville Édouard Teste établit les premiers projets de sa reconstruction. La ville rachète l'église en 1857 pour sa réédification et détruit le bâtiment en 1865[2]. Les travaux débutent le et la nouvelle église est inaugurée le [7],[3] ou, selon les sources, en 1872[8]. L'architecte de la ville, Jean Cassan, en signe les plans, Auguste Baussan est responsable des sculptures[3],[9].
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En 1986, l'église Sainte-Anne est désacralisée : elle perd son caractère religieux et devient en 1991 un espace culturel consacré à l'art contemporain et à la promotion des artistes locaux, nommé « Carré Sainte-Anne »[2],[10].
En raison de défauts de construction dus à des méthodes non maîtrisées à l'époque, l'église est fermée par mesure de sécurité en 2017[11]. Après des études en 2021 et 2022, des travaux sont réalisés par la ville de Montpellier en 2023, avant une réouverture au public le [8],[12].
Description
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L'église Sainte-Anne de Montpellier se caractérise par une architecture néogothique inspirée par le style gothique du XIIIe siècle et par l'architecture de l'église Saint-Eugène-Sainte-Cécile de Paris (1854-1855). Elle est construite en calcaire, pierre de taille et brique. Son plan allongé s'organise sur neufs travées en trois vaisseaux couverts par une fausse voûte d'ogive et séparés par de grandes arcades. De minces colonnes monolithes en pierre de Crussol (Ardèche) grimpent à une hauteur de 12 mètres[3],[9].
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À l'extérieur, l'édifice est coiffé d'un toit à longs pans en tuile creuse. Le clocher, élevé au-dessus d'un porche formant un massif antérieur à troix niveaux, est dominé par une flèche polygonale cantonnée de clochetons atteignant 69 mètres, qui en fait le monument le plus haut du centre-ville de Montpellier[11] et l'un des marqueurs visuels du paysage montpelliérain. Le clocher est surplombé d'éléments rappelant les tours de la cathédrale Notre-Dame de Senlis (1151-1191) : flèches et lucarnes éclairant le comble de la flèche. L'abside adopte une forme pentagonale. L'église accueille un décor sculpté et des vitraux, dont l'iconographie fait notamment apparaître la figure de l'ange thuriféraire, s'inspirant de l'art français du XIIIe siècle, en particulier de la cathédrale Notre-Dame de Reims[3],[9].
Notes et références
- ↑ Honoré Fisquet, La France pontificale (Gallia Christiana) : Histoire chronologique et biographique des archevêques et évêques de tous les diocèses de France depuis l'établissement du christianisme jusqu'à nos jours, vol. 13, Étienne Repos, , 592 p. (lire en ligne), partie 1, p. 33.
- « Montpellier Sainte-Anne, une église désacralisée », Le Midi libre, (lire en ligne
, consulté le ).
- Notice no IA34000323, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Ancienne église Sainte-Anne de Montpellier »
, sur inventaire.patrimoines.laregion.fr, Région Occitanie (consulté le ).
- ↑ Mémoires de la société archéologique de Montpellier, t. 8, , 557 p. (lire en ligne), p. 185.
- ↑ Charles d'Aigrefeuille et Louis Lacour de la Pijardière, Histoire de la ville de Montpellier depuis son origine jusqu'à notre temps, t. III, Montpellier, Coulet, , 735 p. (lire en ligne), p. 401.
- ↑ Louis Grasset-Morel, Montpellier, ses sixains, ses îles et ses rues, ses faubourgs, Louis Valat, , 517 p. (ISBN 9782346076284, lire en ligne
).
- « Carré Sainte-Anne : un grand malade qui revient de loin »
, sur encommun.montpellier.fr, (consulté le ).
- « Ancienne église Sainte Anne à Montpellier »
, sur patrimoinereligieux34.catholique.f (consulté le ).
- ↑ « Carré Sainte-Anne »
, sur montpellier.fr (consulté le ).
- Karim Maoudj, « Montpellier : l'ex-église Sainte-Anne s'offre une cure de jouvence », Le Midi libre, (lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ Léo-Pol Platet, « Après huit ans de diagnostic et de travaux, le carré Sainte-Anne rouvre ses portes à Montpellier », France 3 Occitanie, (lire en ligne
, consulté le ).
Liens externes
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