Élection présidentielle chilienne de 2025

Élection présidentielle chilienne de 2025
(1er tour)
(2e tour)
Corps électoral et résultats
Inscrits 15 779 102
Votants au 1er tour 13 478 426
 
85,42 % en augmentation 38,1
Blancs et nuls au 1er tour 503 392
Votants au 2d tour 13 421 650
 
85,06 % en augmentation 29,4
Blancs et nuls au 2d tour 948 356
José Antonio Kast – PRCH
Voix au 1er tour 3 104 458
23,93 %
 
en diminution 4
Voix au 2e tour 7 254 850
58,16 %
 
Jeannette Jara – PCCh
Voix au 1er tour 3 483 490
26,85 %
 
Voix au 2e tour 5 218 444
41,84 %
 
Franco Parisi – PDG
Voix au 1er tour 2 557 737
19,71 %
 
en augmentation 6,9
Johannes Kaiser – PNL
Voix au 1er tour 1 808 434
13,94 %
 
Evelyn Matthei – UDI
Voix au 1er tour 1 617 720
12,47 %
 
Président de la république du Chili
Sortant Élu
Gabriel Boric
FA (UpCh)
José Antonio Kast
PRCh (CpCh)

L'élection présidentielle chilienne de 2025 a lieu les et afin d'élire pour quatre ans le président de la république du Chili. Des élections parlementaires sont organisées simultanément.

Le président sortant, Gabriel Boric, ne peut être candidat à sa réélection, la Constitution chilienne interdisant les mandats successifs. Dans le contexte de la mise en place du vote obligatoire, la participation connait une hausse considérable, atteignant 85 % au premier tour contre 47 % en 2021.

La candidate du Parti communiste (PCCh), soutenue par la coalition Unité pour le Chili (UpCh), Jeannette Jara, arrive en tête du premier tour. Elle se retrouve en ballotage contre José Antonio Kast, soutenu par le Parti républicain (PRch) et la coalition Changement pour le Chili (CpCh).

C'est la deuxième fois que le candidat d'extrême droite se qualifie pour le second tour, celui-ci ayant été battu par Gabriel Boric en 2021. José Antonio Kast bénéficie cependant de sondages bien plus favorables, à l'issue d'une campagne électorale marquée par les thèmes du crime organisé (en) et de l'immigration. Il remporte largement le second tour, avec plus de 58 % des voix.

Contexte

Présidence de Gabriel Boric

Le président Gabriel Boric recevant le projet constitutionnel de 2022.

L'élection présidentielle chilienne de 2021 voit les candidats d'extrême droite José Antonio Kast et de gauche radicale Gabriel Boric se qualifier pour le second tour. Pour la première fois depuis le retour de la démocratie en 1989, le second tour n'oppose pas des candidats issus des partis de centre droit et de centre gauche traditionnels. Boric remporte le second tour avec près de 56 % des voix, une première pour un candidat arrivé second à l'issue du premier tour. Il devient à 35 ans le plus jeune président de l'histoire du pays.

Le mandat de Gabriel Boric est notamment marqué par l'échec des référendums de 2022 et 2023 sur la mise en place d'une nouvelle constitution. Le Chili est en effet engagé pendant plusieurs années dans un processus de réécriture de sa Constitution, un mouvement de manifestations de grande ampleur à l'encontre des importantes inégalités sociales existantes ayant amené les principaux partis du pays à s’accorder sur la nécessité d'entreprendre ce changement. Bien que retardé par la pandémie de Covid-19, le référendum organisé le voit ainsi la population approuver à une très large majorité le remplacement de la constitution en vigueur. Adoptée en 1980 sous le régime de Pinochet, celle ci était fortement critiquée par les manifestants en raison de son origine ainsi que de son contenu néolibéral fortement inégalitaire, consacrant un modèle économique fondé sur la privatisation d'une large part des biens publics, y compris l'éducation, la santé, les retraites et l'accès à l'eau[1],[2],[3],[4]. Le succès du référendum conduit à la mise en place d'une Assemblée constituante élue lors d'élections constituantes organisées les 15 et , qui voient la percée des mouvements indépendants issus de la contestation envers le système politique et économique, au détriment des partis traditionnels, ainsi que la victoire des formations de gauche sur la liste unique de la droite, qui ne parvient pas à atteindre son objectif d'un tiers des sièges. La prépondérance des indépendants, de la gauche réunit dans la Liste d'approbation et de la gauche radicale dans celle d'Approbation dignité permet aux forces progressistes de disposer du quorum des deux tiers des voix au sein de la Constituante. N'étant ainsi pas soumis à la possibilité d'un véto de la part de la droite, celles ci entreprennent une refonte en profondeur de la Constitution[5],[6].

En fonction depuis un mois après sa victoire à l'élection présidentielle de 2021, le président Gabriel Boric reçoit en le projet de Constitution issu des travaux de la Constituante, qu'il soumet à un référendum constitutionnel en [7]. Jugé trop radical, le projet de Constitution souffre cependant de nombreuses critiques aussi bien à droite qu'au centre droit et au centre gauche, les membres de l'Assemblée constituante étant accusés d'avoir délaissé les aspects techniques d'un texte constitutionnel au profit d'une vision « révolutionnaire »[8]. Les critiques se focalisent notamment sur l’affirmation de la « plurinationalité » du Chili au détriment du caractère unitaire de l’État, l’octroi de droits collectifs aux indigènes, le renforcement de l’intervention de l’État dans l'application de nouveaux droits jugés mal définis, ou encore la baisse des pouvoirs du Sénat[8],[9]. Le référendum de 2022 voit par conséquent le projet rejeté par une large majorité de près de 62 % des suffrages exprimés, dépassant les prédictions des sondages qui annonçaient déjà un échec du projet[10],[11].

Les élections constituantes chiliennes de 2023 voient arriver en tête le Parti républicain, l'un des partis les plus opposés à la réécriture de la Constitution. Mené par José Antonio Kast, candidat malheureux face à Gabriel Boric au second tour de l'élection présidentielle de 2021, le parti remporte à lui seul 22 sièges sur 51, bénéficiant des préoccupations de la population concernant l’immigration et l’insécurité, deux thématiques qui concentrent alors le débat politique au Chili[12]. Face à la position de force du Parti républicain, le président Gabriel Boric appelle ses membres à ne « pas commettre la même erreur » que les forces de gauche en 2021, lorsque ces dernières, majoritaire à l'Assemblée constituante, avait conçu un texte entièrement acquis à leur seules idées, au point d'être finalement rejetée par l'électorat faute de consensus[13].

Comme attendu, le projet de nouvelle Constitution est rejeté par les électeurs, bien qu'à une majorité plus faible que celui de 2022. Ce second échec met fin au processus constituant entamé trois ans plus tôt, le président Gabriel Boric réitérant au soir du scrutin sa position exprimée lors de la campagne en annonçant le processus constitutionnel « clos ». Considérant qu'aucune des deux constitutions soumises au vote n'a « réussi à représenter ou à unir le Chili dans sa belle diversité », et que celui ci est désormais confronté à « d'autres urgences », le président acte ainsi le maintien de la Constitution de 1980, malgré son adoption controversée sous le régime de Pinochet[14].

La décision de Gabriel Boric reflète un sentiment largement partagé chez une population confrontée aux problèmes économiques et sécuritaires, où domine désormais une atmosphère de désenchantement et de lassitude vis à vis de la question constitutionnelle, qui promettait de les unir avant de finalement les diviser[14],[15],[16].

Retour du vote obligatoire

Le vote obligatoire, qui avait été abandonné en 2012, est réintroduit en 2022, l'abstention touchant alors un tiers du corps électoral. Selon le politologue Rodrigo Medel, « un consensus s’est formé pour y revenir. La droite le souhaitait car elle était diminuée par son incapacité à canaliser le mouvement social de 2019. La gauche aussi, parce que le vote volontaire n’avait pas résorbé les différences de classes – les communes riches votant bien plus que les pauvres ». Selon les sondages, cette mesure aurait plutôt tendance à favoriser l’extrême droite populiste, les anciens abstentionnistes étant généralement mécontents de la classe politique traditionnelle, dans un contexte d'immigration de masse[17].

Système électoral

Le président de la République est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de quatre ans non renouvelable de manière consécutive. Est élu le candidat qui recueille la majorité absolue des votes valides au premier tour, organisé le troisième dimanche de novembre de la quatrième année du mandat présidentiel en cours. À défaut, les deux candidats arrivés en tête au premier tour s'affrontent lors d'un second organisé le quatrième dimanche suivant le premier, le candidat recueillant le plus de voix est alors déclaré élu[18].

Candidatures

Candidatures de la coalition présidentielle

La large victoire du « non » au référendum constitutionnel de 2022 et l'impopularité de Boric rendent incertain le maintien de la gauche au pouvoir à l'élection présidentielle de 2025[19].

Candidatures de l'opposition

Depuis les élections présidentielles de 2021, où José Antonio Kast a perdu, l'opposition de droite a entamé une intense discussion pour choisir un candidat à la présidentielle. Le succès électoral obtenu après le référendum de 2022 a stimulé deux grandes candidatures dans les deux secteurs majeurs de l'opposition : Evelyn Matthei et José Antonio Kast.

  • Chile Vamos, coalition formée en 2016 pour réunir des partis politiques de centre-droit et de droite, s'est en partie désunie. En effet, à partir de 2022, la gestion d'Evelyn Matthei dans la commune de Providencia l'a portée à être la candidate la mieux placée dans les sondages, ce à quoi s'est ajoutée une revalorisation de Sebastián Piñera[25]. Cependant, le décès de l'ex président en a facilité le chemin à Matthei, dans l'attente d'une primaire électorale[26].
  • Parti national libertarien : Johannes Kaiser est un candidat potentiel à ces élections.
  • Parti républicain, formation beaucoup plus conservatrice dirigée par Kast : depuis sa défaite en 2021[27], Kast se positionne comme le leader de l'opposition. Cependant, une série d'erreurs dans la campagne du référendum constitutionnel de 2023 a provoqué sa chute dans les sondages[28].

De plus, la droite s'est également divisée après le référendum constitutionnel de 2023. Chile Vamos et le Parti républicain ont appelé à voter pour, bien qu'un secteur du PR dominé par le sénateur Rojo Edwards et la journaliste indépendante Teresa Marinovic ait appelé à voter contre[29]. Ce secteur politique, après le triomphe du non, a pris la décision de présenter une candidature présidentielle, celle du député Johannes Kaiser[30], puis celle de l'avocate Marcela Cubillos[31].

Candidatures indépendantes

Les candidatures indépendantes ou alternatives ne sont alignées ni sur les partis du gouvernement de Gabriel Boric, ni sur l'opposition actuelle à ce gouvernement. D'une part, à gauche, les noms du cinéaste Marco Enríquez-Ominami[32] et du professeur Eduardo Artés ont été proposés, tandis que le Parti révolutionnaire des travailleurs a lui aussi annoncé sa participation, dénonçant l'adaptation de la coalition de gauche aux élites chiliennes. A droite, la journaliste Pamela Jiles (dont le positionnement idéologique n'est pas clair[33],[34]), l'ingénieur Franco Parisi, le député Gaspar Rivas, le maire Rodolfo Carter (ce dernier, proche de Chile Vamos), ont été évoqués[35],[36]. Enfin, à l'extrême droite, l'irruption de l'écrivain Axel Kaiser reste finalement sans effet puisqu'il se retire en faveur de son frère Johannes[37].

Campagne

La campagne est dominée par les sujets de l'insécurité dans un contexte de hausse de la criminalité liée au crime organisé et d'une forte progression de l'immigration illégale. Le taux d'homicide est ainsi passé en dix ans de 2,6 à 6 pour 100 000 habitants, tandis que des formes de criminalité « jusque-là inconnues dans le pays » font leur apparitions avec l'arrivée de groupes criminels étrangers comme le Tren de Aragua vénézuelien. La population fait en effet face à des assassinats commandités, des extorsions et des enlèvements. Ces derniers se chiffrent à 868 en 2025, soit une augmentation de 76 % depuis le début du mandat de Gabriel Boric en 2021[38],[39].

L'augmentation considérable du nombre d'étrangers, qui double en seulement sept ans pour atteindre 8,8 % de la population chilienne en 2025, voit la population associer hausse de l'immigration illégale — principalement vénézuelienne — et hausse de l'insécurité[38].

Jeannette Jara promet un renforcement du contrôle de l'immigration, tandis que José Antonio Kast fait campagne sur la promesse d'expulsions massives, la sécurisation des frontières, un meilleur armement des forces de l'ordre et un recours à l'armée dans les zones les plus touchées. Sur sa droite, Johannes Kaiser, du Parti national libertarien (PNL) soutenu par la coalition Changement pour le Chili (CpCh), promet même d'envoyer ceux ayant un casier judiciaire dans la « mégaprison » construite par le président Nayib Bukele au Salvador. La montée de l'extrème droite relègue au second plan la droite traditionnelle incarnée par Evelyn Matthei, candidate de l'Union démocrate indépendante (UDI) soutenue par Chili grand et uni (CpGU), qui peine à convaincre face à la prédominance du discours sécuritaire[38].

Sondages

Premier tour

Image panoramique
Moyenne lissée des sondages pour le premier tour.

Second tour

Image panoramique
Moyenne lissée des sondages pour le second tour

Résultats

Résultats nationaux préliminaires[40],[41]
(second tour dépouillé à 99,97 %)
Candidat Parti
(coalition)
Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Jeannette Jara PCCh (UpCh) 3 483 490 26,85 5 218 444 41,84
José Antonio Kast PRCh (CpCh) 3 104 458 23,93 7 254 850 58,16
Franco Parisi PDG 2 557 737 19,71
Johannes Kaiser PNL (CpCh) 1 808 434 13,94
Evelyn Matthei UDI (CpGU) 1 617 720 12,47
Harold Mayne-Nicholls Indépendant 163 105 1,26
Marco Enríquez-Ominami Indépendant 154 698 1,19
Eduardo Artés Indépendant 85 392 0,66
Votes valides 12 975 034 96,26 12 473 294 92,93
Votes nuls 361 403 2,68 783 001 5,83
Votes blancs 141 989 1,05 165 355 1,23
Total 13 478 426 100 13 421 650 100
Abstention 2 300 676 14,58 2 357 452 14,94
Inscrits / participation 15 779 102 85,42 15 779 102 85,06

Analyse et conséquences

Résultats au 1er tour.

Premier tour

L'introduction du vote obligatoire voit la participation exploser, passant de 47 % en 2021 à 85 % en 2025, soit une hausse de plus de six millions de suffrages. Le premier tour voit arriver en tête Jeannette Jara, candidate du Parti communiste (PCCh) et de la coalition de gauche Unité pour le Chili (UpCh), qui réunit près de 27 % des voix. Elle se retrouve en ballotage au second tour contre José Antonio Kast, soutenu par le Parti républicain (PRch) et la coalition d'extrême droite Changement pour le Chili (CpCh), qui en réunit près de 24 %. Bien qu'arrivée en tête, Jeannette Jara souffre cependant de son manque de réserve de voix, la quasi totalité des autres candidats éliminés au premier tour étant de droite. Leurs électeurs sont par conséquent jugés plus enclins à se reporter sur son adversaire[42].

C'est la deuxième fois que José Antonio Kast se qualifie pour le second tour après sa défaite face à Gabriel Boric en 2021. Le candidat d'extrême droite bénéficie cette fois ci d'un soutien populaire bien plus conséquent, après une campagne électorale où ont dominé les thèmes de l'insécurité de la population face au crime organisé, et du rejet de l'immigration. Le premier tour ayant réuni près de 70 % de voix pour des candidats de droite, il aborde cette fois-ci le second en position de favori. Au soir du scrutin, Johannes Kaiser et Evelyn Matthei, arrivés respectivement quatrième et cinquième au premier tour avec 14 et 12 % des voix, appellent à voter pour lui[43],[44]. C'est la première fois depuis la fin de la dictature militaire d'Augusto Pinochet en 1990 que l'extrême droite est en position de remporter la présidence[45],[38].

Second tour

Résultats au 2e tour.

Le candidat de l’extrême droite José Antonio Kast, défenseur de valeurs ultra-conservatrices et admirateur de Pinochet remporte largement l’élection face à la candidate communiste de la coalition de gauche, Jeannette Jara[46],[47]. Cette dernière admet sa défaite le soir même[48].

José Antonio Kast l'emporte dans l'ensemble des seize régions du pays. Avec 58 % des suffrages exprimés, il obtient le second meilleur résultat à un second tour d'une élection présidentielle chilienne depuis le rétablissement de la démocratie trente cinq ans plus tôt[49].

Références

  1. ↑ « Au Chili, le pouvoir annonce un référendum attendu sur la Constitution », Courrier international, (consulté le ).
  2. ↑ « Chili : après la crise, un référendum pour une nouvelle Constitution », Le Point, (consulté le ).
  3. ↑ « Chili: vers une nouvelle Constitution », sur RFI, (consulté le ).
  4. ↑ « Vote historique au Chili pour une Assemblée constituante », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  5. ↑ « Le Chili vote en faveur d'une réécriture en profondeur de la Constitution héritée de Pinochet », sur lefigaro.fr (consulté le ).
  6. ↑ « Chili. Les indépendants et la gauche en tête du vote constitutionnel ».
  7. ↑ (es) « Ya hay fecha: plebiscito de salida para votar una nueva Constitución será el 4 de septiembre », sur La Tercera, laterceracom, (consulté le ).
  8. Naïla Derroisné, « Chili : les opposants à la nouvelle Constitution se mobilisent », sur RFI, .
  9. ↑ « Chili : "Le corps électoral silencieux s'est exprimé et a choisi massivement le rejet" », sur TV5MONDE, (consulté le ).
  10. ↑ « Au Chili, la nouvelle Constitution massivement rejetée par référendum », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  11. ↑ « Après le « non » au référendum au Chili, un nouveau processus constitutionnel commence pour le président Gabriel Boric », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  12. ↑ « Chili : « Si la droite s’allie à l’ultradroite, elles auront la possibilité d’écrire la Constitution qu’elles veulent » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. ↑ « Au Chili, l’extrême droite victorieuse de l’élection du Conseil constitutionnel », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  14. « Chili : la nouvelle Constitution rejetée par référendum », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  15. ↑ « Chili : second rejet d’une nouvelle Constitution », sur Le Figaro.fr, Le Figaro, (ISSN 0182-5852, consulté le ).
  16. ↑ FRANCE24, « Le Chili rejette par référendum le projet de nouvelle Constitution », sur France 24, FRANCE24, (consulté le ).
  17. ↑ Hippolyte Radisson, correspondance à Santiago (Chili), « Au Chili, l’obligation de vote à la présidentielle favorise populisme et extrême droite », sur Libération (consulté le )
  18. ↑ (es) « Presidencia de la República de Chile », sur www.presidencia.cl (version du sur Internet Archive).
  19. ↑ (es) Rocío Montes, « Sin luna de miel: por qué la popularidad de Gabriel Boric está por debajo del 30% en Chile », El País Chile, (consulté le )
  20. ↑ (es) Constanza Carrillo, « "Es una pérdida de tiempo": ministra Vallejo descarta referirse a opción de ser candidata presidencial », BioBioChile - La Red de Prensa Más Grande de Chile, (consulté le )
  21. ↑ (es) Cooperativa.cl, « Presidenciales 2025: Jadue se declara "siempre disponible" », Cooperativa.cl (consulté le )
  22. ↑ (es) Cooperativa.cl, « "Tohá es una carta natural a la Presidencia de Chile", dice la jefa de senadores PPD », Cooperativa.cl (consulté le )
  23. ↑ (es) El Mercurio S.A.P, « PS defiende posibilidad de que Bachelet llegue a ser candidata, luego de su posicionamiento en la campaña », Emol, (consulté le )
  24. ↑ (es) « Oficialismo acuerda sumar en lista única a la DC para las elecciones municipales y regionales de 2024 », sur CNN Chile (consulté le )
  25. ↑ « Evelyn Matthei es la figura política mejor evaluada (74%) y lidera en intención de voto espontáneo con 22% », Sitio Web Cadem (consulté le )
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Liens externes

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