Élection présidentielle italienne de 1985

Élection présidentielle italienne
de 1985
Type d’élection Présidentielle
Corps électoral et résultats
Inscrits 1 011
Francesco Cossiga – DC
Voix 752
90,71 %
 
Président de la République italienne
Sortant Élu
Sandro Pertini
PSI
Francesco Cossiga
DC

L'élection présidentielle italienne de 1985 a lieu le afin d'élire au suffrage indirect le président de la République italienne pour un mandat de sept ans.

Éligible pour un second mandat, le président socialiste sortant Sandro Pertini choisit de ne pas concourir à sa propre succession non sans avoir d'abord hésité malgré son âge avancé de 88 ans.

Après des tractations secrètes, les communistes et les démocrates-chrétiens s'accordent sur la candidature du président du Sénat de la République, Francesco Cossiga. L'approbation de cet accord par les socialistes et les autres partis du « front constitutionnel » facilite son élection dès le premier tour, avec 752 suffrages sur 829 votants.

Ce scrutin présidentiel est le premier remporté dès le premier tour par un candidat depuis .

L'élection

La procédure

La salle de réunion du collège électoral.

Le président de la République (Presidente della Repubblica) est élu au suffrage universel indirect par la séance commune du Parlement, à laquelle sont conviés les parlementaires (députés et sénateurs) et cinquante-huit délégués régionaux, trois par Régions, sauf pour le Val d'Aoste, qui n'est représenté que par un élu.

Le plénum, siégeant au palais Montecitorio, à Rome, est présidé par le président de la Chambre des députés. Pour ce scrutin, la présidence est, en conséquence, assumée par Nilde Iotti.

L'élection est acquise à la majorité des deux tiers de l'assemblée aux trois premiers tours, à la majorité absolue par la suite. Il faut donc réunir 674 voix, puis, pour les tours suivants, 506 suffrages au-delà de trois tours.

Résultats

1er tour de scrutin

Résultats
Candidats Partis Premier tour
Voix %
Francesco Cossiga DC 752 90,71
Arnaldo Forlani DC 16 1,93
Sandro Pertini PSI 12 1,44
Camilla Cederna Sans 8 0,96
Benigno Zaccagnini DC 7 0,84
Amintore Fanfani DC 5 0,60
Giulio Andreotti DC 3 0,36
Tina Anselmi DC 3 0,36
Norberto Bobbio PSI 3 0,36
Arrigo Boldrini PCI 3 0,36
Pietro Ingrao PCI 2 0,24
Mario Melis SI 2 0,24
Marco Pannella PR 2 0,24
Autres candidats[a] 11 1,32
Majorité requise[b] 674 voix
Suffrages exprimés 829 84,86
Bulletins blancs 141 14,44
Bulletins nuls 7 0,70
Total 977 100
Abstentions 2 0,20
Absents 32 3,17
Inscrits / Participation 1 011 96,63

Le résultat

À l'issue du premier tour, Francesco Cossiga, ayant recueilli la majorité des deux-tiers des suffrages, est proclamé élu président de la République italienne par la présidente de la Chambre, Nilde Iotti. C'est un scrutin «rondement mené», ce qui est assez rare pour une élection présidentielle italienne[1]. Afin d'éviter des divisions dans les principaux partis qui aboutissent à des impasses et à une multiplication de scrutins avec des changements de candidats, le secrétaire de la Démocratie chrétienne, Ciriaco De Mita, a entamé des consultations préalables avant que la session conjointe du Parlement ne se réunisse pour cette élection. Un accord a été trouvé avec le secrétaire du Parti communiste italien, Alessandro Natta, sur le nom de Francesco Cossiga. Cette candidature a également été acceptée par le Parti socialiste italien et quelques autres membres du collège électoral. Pour l'essentiel, les partis plus extrêmes ou plus radicaux (le Mouvement social italien – Droite nationale, notamment) ont voté blanc[2].

Notes et références

Notes

  1. ↑ Candidats n'ayant recueilli qu'une seule voix chacun.
  2. ↑ La majorité des deux tiers requise au premier, deuxième et troisième tour, ainsi que la majorité absolue aux tours suivant, s'effectue sur la base du total des inscrits. Il s'agit donc d'un nombre fixe, et non d'un pourcentage des suffrages exprimés.

Références

  1. ↑ Jérôme Gautheret, « En Italie, la désignation du président a toujours des airs de conclave », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. ↑ (it) « Colle, gli 11 presidenti – Cossiga, un “agente” tra dossier e picconate », Il Fatto Quotidiano,‎ (lire en ligne).


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