Élections au Parlement de Navarre de 2003
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| Élections au Parlement de Navarre de 2003 | ||||||||||||||
| 50 sièges du Parlement (Majorité absolue : 26 sièges) | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Type d’élection | Élections législatives de communauté autonome | |||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 464 826 | |||||||||||||
| Votants | 328 609 | |||||||||||||
| 70,70 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 307 317 | |||||||||||||
| Votes blancs | 7 304 | |||||||||||||
| Votes nuls | 21 292 | |||||||||||||
| UPN – Miguel Sanz | ||||||||||||||
| Voix | 127 460 | |||||||||||||
| 41,48 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 23 | |||||||||||||
| PSN-PSOE – Juan José Lizarbe (es) | ||||||||||||||
| Voix | 65 003 | |||||||||||||
| 21,15 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 11 | |||||||||||||
| IUN-NEB – Félix Taberna (es) | ||||||||||||||
| Voix | 26 962 | |||||||||||||
| 8,77 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 4 | |||||||||||||
| Aralar – Patxi Zabaleta | ||||||||||||||
| Voix | 24 068 | |||||||||||||
| 7,83 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 4 | |||||||||||||
| CDN (es) – Juan Cruz Alli | ||||||||||||||
| Voix | 23 516 | |||||||||||||
| 7,65 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 4 | |||||||||||||
| EA/EAJ-PNV – Begoña Errazti (es) | ||||||||||||||
| Voix | 22 824 | |||||||||||||
| 7,43 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 4 | |||||||||||||
| Ve législature | ||||||||||||||
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| Président de la députation forale | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Miguel Sanz UPN |
Miguel Sanz UPN | |||||||||||||
Les élections au Parlement de Navarre de 2003 (en espagnol : elecciones al Parlamento de Navarra de 2003) se tiennent le dimanche , afin d'élire les 50 députés de la Ve législature du Parlement de Navarre pour un mandat de quatre ans.
Contexte
Aux élections autonomiques du 13 juin 1999, l'Union du peuple navarrais (UPN) du président de la députation forale sortant Miguel Sanz et la coalition nationaliste Euskal Herritarrok (EH) enregistrent une forte poussée tandis que la Convergence des démocrates de Navarre (es) (CDN) de l'ancien président Juan Cruz Alli s'effondre. Ce résultat garantit à l'UPN de se maintenir au gouvernement, à la condition de s'entendre avec le Parti socialiste (PSN-PSOE) ou la CDN[1].
Ayant conclu un accord d'investiture avec le PSN-PSOE qui garantit l'abstention de ses députés[2] et lui attribue la présidence du Parlement[3], Miguel Sanz est réélu président de la députation forale à la majorité relative le [4].
Le , le juge d'instruction Baltasar Garzón prononce la suspension pour trois ans des activités de Batasuna[5], bras politique de l'organisation terroriste ETA, et le Congrès des députés vote massivement en faveur du lancement de la procédure d'interdiction du parti[6]. Le Tribunal suprême, sur requête du ministère public et des services juridiques de l'État, prononce le à l'unanimité l'interdiction de Batasuna, d'Euskal Herritarok et de Herri Batasuna, sur le fondement de la loi organique relative aux partis politiques de 2002[7].
Mode de scrutin
Le Parlement de Navarre (Parlamento de Navarra) est une assemblée parlementaire monocamérale constituée de 50 députés (diputados), élus pour une législature de quatre ans au suffrage universel direct selon les règles du scrutin proportionnel d'Hondt par l'ensemble des personnes résidant dans la communauté autonome où résidant momentanément à l'extérieur de celle-ci, si elles en font la demande.
Convocation du scrutin
Conformément à l'article 15 du statut d'autonomie de la Navarre, le Parlement est élu pour un mandat de quatre ans[8]. L'article 12 de la loi électorale navarraise du précise que les élections sont convoquées par le président du gouvernement de Navarre au moyen d'un décret publié le 24e jour qui précède la fin de la législature[9].
Nombre de députés
Puisque l'article 15 du statut d'autonomie prévoit que le nombre de députés « ne sera pas inférieur à 40 ni supérieur à 60 »[8], l'article 1er de la loi électorale dispose que le nombre de parlementaires est fixé à 50[10]. L'article 9 précise que le territoire de la communauté autonome forme une circonscription unique[11].
Présentation des candidatures
Peuvent présenter des candidatures[12],[13] :
- les partis ou fédérations politiques enregistrées auprès du registre des associations politiques du ministère de l'Intérieur ;
- les coalitions électorales de ces mêmes partis ou fédérations dûment constituées et inscrites auprès de la commission électorale au plus tard 10 jours après la convocation du scrutin ;
- et les groupements d'électeurs, s'ils bénéficient des parrainages d'au moins 1 % des électeurs inscrits.
Répartition des sièges
Seules les listes ayant recueilli au moins 3 % des suffrages valides — qui correspondent au total des suffrages exprimés et des votes blancs — dans la circonscription peuvent participer à la répartition des sièges à pourvoir dans cette même circonscription, qui s'organise en suivant différentes étapes :
- les listes sont classées en une colonne par ordre décroissant du nombre de suffrages obtenus ;
- les suffrages de chaque liste sont divisés par 1, 2, 3... jusqu'au nombre de députés à élire afin de former un tableau ;
- les mandats sont attribués selon l'ordre décroissant des quotients ainsi obtenus[14],[15],[16].
Lorsque deux listes obtiennent un même quotient, le siège est attribué à celle qui a le plus grand nombre total de voix ; lorsque deux candidatures ont exactement le même nombre total de voix, l'égalité est résolue par tirage au sort et les suivantes de manière alternative.
Campagne
Principales forces politiques
| Force politique | Idéologie | Chef de file | Résultats en 1999 | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Union du peuple navarrais (es) Unión del Pueblo Navarro |
UPN | Centre droit Conservatisme, démocratie chrétienne, foralisme |
Miguel Sanz (Président de la députation forale) |
41,37 % des voix 22 députés | ||
| Parti socialiste de Navarre-PSOE (es) Partido Socialista de Navarra-PSOE |
PSN-PSOE | Centre gauche Social-démocratie, progressisme, régionalisme |
Juan José Lizarbe (es) | 20,28 % des voix 11 députés | ||
| Izquierda Unida de Navarre (eu) Nafarroa Ezker Batua (fr) Gauche unie de Navarre |
IUN-NEB | Gauche à extrême gauche Communisme, socialisme, républicanisme |
Félix Taberna (es) | 6,88 % des voix 3 députés | ||
| Convergence des démocrates de Navarre (es) (es) Convergencia de Demócratas de Navarra |
CDN | Centre droit Démocratie chrétienne, régionalisme, foralisme |
Juan Cruz Alli | 6,86 % des voix 3 députés | ||
| Coalition EA/EAJ-PNV | Centre Nationalisme basque, social-démocratie, démocratie chrétienne |
Begoña Errazti (es) | 5,44 % des voix 3 députés | |||
| Eusko Alkartasuna (fr) Solidarité basque |
EA | |||||
| Parti nationaliste basque (eu) Euzko Alderdi Jeltzalea (es) Partido Nacionalista Vasco |
EAJ-PNV | |||||
| Batzarre (fr) Rassemblement |
Gauche à extrême gauche Socialisme, communisme |
Milagros Rubio (es) | En coalition 1 député | |||
| Aralar | Gauche Socialisme, nationalisme basque, pacifisme |
Patxi Zabaleta | Pas créé | |||
Annulation d'une candidature
Le , le Tribunal suprême, saisi deux jours plus tôt par le ministère public et les services juridiques de l'État[17], interdit la candidature de Nafarroako Autodeterminaziorako Bilgunea (en français : « Plate-forme pour l'autodétermination », AuB), présentée deux mois et demi plus tôt par les dirigeants de Batasuna comme Arnaldo Otegi et Pernando Barrena[18] et dont la liste intègre 23 candidats s'étant présenté sous les couleurs d'Euskal Herritarrok ou de Herri Batasuna[19].
Résultat
Voix et sièges
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| Partis | Voix | +/- | % | Sièges | +/- | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Union du peuple navarrais (UPN) | 127 460 | 41,48 | 23 | |||
| Parti socialiste de Navarre-PSOE (PSN-PSOE) | 65 003 | 21,15 | 11 | |||
| Izquierda Unida de Navarra (IUN-NEB) | 26 962 | 8,77 | 4 | |||
| Aralar | 24 068 | 7,83 | Nv. | 4 | ||
| Convergence des démocrates de Navarre (es) (CDN) | 23 516 | 7,65 | 4 | |||
| Eusko Alkartasuna-Parti nationaliste basque (EA/EAJ-PNV) | 22 824 | 7,43 | 4 | |||
| Batzarre | 7 873 | 2,56 | Nv.[a] | 0 | ||
| Parti humaniste (es) (PH) | 1 290 | 0,42 | Nv. | 0 | ||
| Parti carliste (es) (EKA) | 1 017 | 0,33 | 0 | |||
| Blanc | 7 304 | 2,38 | ||||
| Euskal Herritarrok (EH) | [c] | |||||
| Votes valides | 307 317 | 93,52 | ||||
| Votes nuls | 21 292 | 6,48 | ||||
| Total | 328 609 | 100 | – | 50 | ||
| Abstentions | 136 217 | 29,30 | ||||
| Inscrits / Participation | 464 826 | 70,70 | ||||
Analyse

L'Union du peuple navarrais (UPN) du président de la députation forale sortant Miguel Sanz confirme et conforte son statut de premier parti de la communauté forale de Navarre en gagnant un député. L'UPN est ainsi assurée de pouvoir continuer à gouverner et ne souffre pas de sa fidélité absolue au Parti populaire face aux importantes controverses générées les années précédentes par le naufrage du pétrolier Prestige et la participation à la guerre d'Irak[21].
Recommandé par les nationalistes les plus radicaux, le vote nul conduit à un recul de la représentation de la tendance abertzale au sein du Parlement, qui passe de 11 à 8 députés. Aralar, fondé par Patxi Zabaleta comme scission de Batasuna, devient la première force parlementaire du nationalisme devant la coalition Eusko Alkartasuna-Parti nationaliste basque (EA/EAJ-PNV) et devance le nombre de bulletins nuls. Le Parti socialiste (PSN-PSOE) échoue à profiter de ce reflux des abertzales, se contentant de 3 000 voix supplémentaires et des mêmes 11 députés qu'en [22].
Suites
L'Union du peuple navarrais (UPN) et la Convergence des démocrates de Navarre (es) (CDN) concluent le un accord pour former un gouvernement de coalition sous la présidence de Miguel Sanz et dans lequel la CDN se voit confier deux portefeuilles exécutifs[23]. Le , Miguel Sanz est investi pour un troisième mandat par 27 voix pour et 23 voix contre, l'ensemble de l'opposition ayant émis un avis défavorable[24].
Notes et références
Notes
- ↑ Coalisé au sein d'Euskal Herritarrok (EH) lors du précédent scrutin.
- ↑ Élu au sein d'Euskal Herritarrok (EH) lors du précédent scrutin.
- ↑ Interdit par le Tribunal suprême.
- ↑ 8 députés élus en , dont un de Batzarre qui présente sa propre liste.
Références
- ↑ (es) Mikel Muez, « UPN refuerza su ventaja y aumenta el voto de EH », El País, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Mikel Muez, « UPN-PP gobernará en solitario Navarra con el apoyo externo socialista », El País, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Mikel Muez, « La elección de Castejón provoca una fuerte polémica », El País, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Carmen G. Romero, « Paz y cohesión territorial, objetivos de Sanz en Navarra », ABC, (lire en ligne [PDF], consulté le ).
- ↑ (es) « Clausurada la sede de Batasuna en Pamplona y ocho más en el resto de Navarra », El Mundo, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) « Anasagasti dice que la ilegalización 'saca de la UVI' a Batasuna y se pregunta si el próximo será el PNV », El Mundo, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) « El Supremo ilegaliza Batasuna por unanimidad », El País, (lire en ligne, consulté le ).
- (es) Espagne, Navarre. « Ley Orgánica 13/1982, de 10 de agosto, de reintegración y amejoramiento del Régimen Foral de Navarra. », BOE, art. 15. (version en vigueur : 16 août 1982) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
- ↑ (es) Espagne, Navarre. « Ley Foral 16/1986, de 17 de noviembre, reguladora de las elecciones al Parlamento de Navarra. », BOE, art. 12. (version en vigueur : 13 octobre 1998) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
- ↑ (es) Espagne, Navarre. « Ley Foral 16/1986, de 17 de noviembre, reguladora de las elecciones al Parlamento de Navarra. », BOE, art. 1. (version en vigueur : 11 décembre 1986) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
- ↑ (es) Espagne, Navarre. « Ley Foral 16/1986, de 17 de noviembre, reguladora de las elecciones al Parlamento de Navarra. », BOE, art. 9. (version en vigueur : 11 décembre 1986) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
- ↑ (es) Espagne, Navarre. « Ley Foral 16/1986, de 17 de noviembre, reguladora de las elecciones al Parlamento de Navarra. », BOE, art. 18. (version en vigueur : 11 décembre 1986) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
- ↑ (es) Espagne. « Ley Orgánica 5/1985, de 19 de junio, del Régimen Electoral General. », BOE, art. 44. (version en vigueur : 29 juin 2002) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
- ↑ (es) Espagne, Navarre. « Ley Foral 16/1986, de 17 de noviembre, reguladora de las elecciones al Parlamento de Navarra. », BOE, art. 10. (version en vigueur : 11 décembre 1986) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
- ↑ (es) Espagne. « Ley Orgánica 5/1985, de 19 de junio, del Régimen Electoral General. », BOE, art. 96. (version en vigueur : 31 mars 1994) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
- ↑ (es) Espagne. « Ley Orgánica 5/1985, de 19 de junio, del Régimen Electoral General. », BOE, art. 163. (version en vigueur : 21 juin 1985) [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2025)].
- ↑ (es) Julio M. Lázaro et Luis R. Aizpeolea, « El Gobierno y la Fiscalía impugnan 249 candidaturas "clonadas" de Batasuna », El País, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Mikel Muez, « Dirigentes de Batasuna presentan su nueva plataforma por la autodeterminación », El País, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Julio M. Lázaro, « El Supremo anula 241 de las 249 candidaturas impugnadas por el Gobierno y la fiscalía », El País, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ .
- ↑ (es) Iratxe Rojo, « Mucha intriga y poco cambio », El Mundo, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Mikel Muez, « El centroderecha mandará en Navarra », El País, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Europa Press, « Llamazares critica la resistencia de los socialistas a pactar en Asturias », ABC, (lire en ligne [PDF], consulté le ).
- ↑ (es) Mikel Muez, « Zapatero, Blanco y González arropan a Ibarra en su investidura », El País, (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
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