Élections législatives grecques de 1933

Élections législatives grecques de 1933
248 sièges du Parlement grec
(Majorité absolue : 125 sièges)
Type d’élection Élection législative
Corps électoral et résultats
Population 6 700 000
Inscrits 1 472 000
Votants 1 146 943
 
77,9 % en augmentation 2,4
Votes exprimés 1 141 331
Votes blancs 5 612
Opposition unie – Panagis Tsaldaris
Voix 434 550
38,07 %
 
en augmentation 4,3
Sièges obtenus 118 en augmentation 34
Voix 379 968
33,29 %
 
Sièges obtenus 80 en diminution 18
Parti communiste de Grèce – Níkos Zachariádis
Voix 52 958
4,64 %
 
Sièges obtenus 0 en diminution 13
Parti agraire de Grèce – Ioánnis Sofianópoulos
Voix 20 200
1,77 %
 
en augmentation 1,8
Sièges obtenus 2 en augmentation 2
Représentation de l'assemblée
Diagramme
Premier ministre de Grèce
Sortant Élu
Parti libéral
Elefthérios Venizélos
Panagis Tsaldaris
Parti du Peuple

Les élections législatives grecques anticipées de 1933 ont lieu le 5 mars 1933 au scrutin uninominal majoritaire à un tour afin de renouveler la chambre basse du Parlement, la Chambre des Députés. Elles se tiennent de six mois seulement après les précédentes élections de septembre 1932. À la suite d'une motion de censure votée le 25 janvier 1933, le cabinet Tsaldáris de la coalition conservatrice remet sa démission au président de la République Alexandre Zaïmis et de nouvelles élections anticipées sont organisées trois mois plus tard.

Lors du scrutin, deux grandes coalitions principales s'affrontent : la Coalition nationale (Εθνικός Συνασπισμός) menée par le Parti libéral et l'ancien Premier Ministre Elefthérios Venizélos et rassemblant la gauche républicaine d'Alexandre Papanastasiou, les sociaux-démocrates de Georges Kaphandaris et les libéraux-démocrates d'Andréas Michalakópoulos d'un côté, et l'Opposition Unie (Ηνωμένη Αντιπολίτευση) menée par le Parti du Peuple et le Premier ministre sortant Panagís Tsaldáris avec la droite royaliste de Geórgios Kondýlis et nationaliste de Ioánnis Metaxás. Le Parti Communiste et la Coalition agraire, dissidente du Parti agraire et dirigée par Ioánnis Sofianópoulos, participent de manière indépendante au scrutin.

Contrairement à l'élection précédente qui avait été très serrée entre le Parti Libéral et le Parti du Peuple, le scrutin de 1933 voit la victoire de l'Opposition Unie qui remporte 136 sièges contre 110 pour la Coalition nationale. Une tentative de coup d'État pro-vénizéliste est organisée par le général Nikólaos Plastíras le lendemain mais échoue : sur l'intervention du président de la République, un gouvernement intérimaire est confié à Aléxandros Othonaíos avant la formation le 10 mars du quatrième cabinet Tsaldáris.

Historique

Alors que les vénizélistes avaient obtenu une large victoire aux élections législatives de 1928, le scrutin de 1932 leur est défavorable et les place au coude-à-coude avec l'opposition conservatrice. Panagís Tsaldáris prend la tête du gouvernement entre novembre 1932 et janvier 1933 grâce au fragile soutien de l'aile droite du Parti libéral. Le 12 janvier 1933, la Chambre des Députés refuse de voter une seconde fois la confiance à Tsaldáris (109 votent contre, 91 pour sur 209 votes exprimés) : le chef du gouvernement remet ensuite la démission de son gouvernement au président de la République Alexandre Zaïmis. En attendant que de nouvelles élections, anticipées, soient convoquées au printemps, le chef du Parti libéral Elefthérios Venizélos prend la tête d'un cabinet intérimaire[1].

La forte croissance qu'avait connue la Grèce à la fin des années 1920 est brutalement interrompue avec la crise économique de 1929 : la politique de grands travaux de Venizélos entre 1928 et 1932, essentiellement financée par l'emprunt et les investissements étrangers, a augmenté la dette publique. La dette passe de ₯ 27 milliards en 1928 à ₯ 33 milliards en 1933. En avril 1932, le gouvernement avait été contraint d'abandonner l'étalon-or, dévaluer la drachme et déclarer un moratoire sur la dette qui absorbait jusqu'à 40 % des recettes fiscales de l'État. L'économie grecque reposait alors beaucoup sur les exportations de tabac et de produits agricoles, dont les cours mondiaux se sont effondrés avec la Grande Dépression ; le chômage augmente, touchant en particulier les réfugiés grecs venus d'Asie mineure en 1923 après la Grande Catastrophe ; la dévaluation de 1932 contracte l'épargne populaire et provoque une baisse des salaires réels. Face aux grèves ouvrières, le gouvernement Venizélos avait fait voter à la Chambre des Députés en juillet 1929 la loi sur les mesures de sécurité du régime social et la protection des libertés civiles » («Περί των μέτρων ασφαλείας του κοινωνικού καθεστώτος και προστασίας των ελευθεριών των πολιτών») marginalisant les organisations militantes d'extrême-gauche comme le Parti Communiste et facilitant la détention des grévistes et activistes politiques arrêtés[2],[3].

La vie politique se bipolarise entre la Coalition nationale dirigée par Venizélos et une partie de la gauche républicaine et libérale, et l'Opposition unie, dont son principal parti le Parti du peuple deTsaldáris auquel se rallient les sympathisants de la monarchie déchue et les nationalistes.

À l'extrême-droite, l'Union nationale de Grèce (Εθνική Ένωσις Ελλάς ; aussi appelé en raison de son acronyme EEE Τρία Έψιλον, Tria Epsilon) fondée en 1927 à Thessalonique sous la forme d'une société d'entraide pour les réfugiés grecs d'Asie mineure connaît une progression fulgurante : elle passe de 174 adhérents en 1929 à 7 000 en 1933. La majorité des adhérents sont des jeunes des classes populaires et moyennes : l'organisation stipule que seuls peuvent être adhérents les Grecs Chrétiens Orthodoxes, et son programme est ouvertement anticommuniste et antisémite[4]. Sur la base de fausses rumeurs attribuant aux Juifs la responsabilité de la défaite grecque en Asie mineure, l'Union nationale encourage activement le progrom de Campbell à Thessalonique survenu dans la nuit du 29 au 30 juin 1931. Le pogrom fait deux morts, des dizaines de blessés et détruit intégralement le quartier juif de Campbell[5],[6]. Le pogrom se déroule sans que le gouverneur général de Macédoine, le général Stylianós Gonatás en charge de l'ordre public, ne réagisse activement. En dépit de la promesse du Premier Ministre Venizélos de prendre des mesures pour soutenir la communauté juive, les accusés sont tous acquittés lors de leur procès qui est délocalisé à Veria pour des raisons de sécurité, une ville acquise aux idées de l'Union nationale. En outre, les accusés peuvent compter sur le soutien de la presse locale dont le quotidien Makedonia. Le journal avait publié quelques jours avant le pogrom un appel à expulser les Juifs de Grèce et à la dissolution des organisations et associations communautaires juives dont la plus importante et la plus ancienne, le club sportif des Maccabées de Thessalonique. Les promesses de soutien de la part du gouvernement volent en éclat avec le vote de la loi 5369 le 2 avril 1932 qui rejette d’accorder toute restitution à la communauté juive pour les dommages causés à ses biens et annule l’hypothèque qu’elle devait auparavant à l’État pour le terrain sur lequel Campbell avait été construit. Les relations entre les autorités et la communauté juive se s'amélioreront qu'à partir de 1936[7]. À Thessalonique, les militants de l'EEE affrontaient sporadiquement dans des combats de rue des militants d'extrême-gauche, ceux du Parti Communiste et ceux de l'Organisation bolchévique-léniniste (KOMELA). En dépit de la marginalisation de l'Union nationale sur la scène politique, concurrencé par d'autres partis politiques nationalistes comme le Parti national radical (Εθνικόν Ριζοσπαστικόν Κόμμα) anticommuniste et monarchiste de Geórgios Kondýlis et le Parti des Libres-Penseurs (Κόμμα Ελευθεροφρόνων) de Ioannis Metaxás anticommuniste et corporatiste, l'organisation demeura très influente dans le nord de la Grèce du fait de l'importante présence de réfugiés grecs d'Asie mineure et du soutien des autorités locales : dans la seule ville de Flórina, l'EEE bénéficie du soutien du maire Stergios Sapountzis, du député du district Philippos Dragoumis (l'un de leur mécène) et du métropolite Chrysostome[8].

Déroulement du scrutin

Face au climat de violence politique dans le pays, les élections anticipées du 5 mars ont lieu sous haute surveillance militaire. La capitale, Athènes, est placée en état de siège et l'armée est dispersée aux points stratégiques de la ville : les forces armées étaient stationnées devant les ministères de la Marine place Klafthmónos et de la Défense Nationale rue de l'Académie et la circulation de tous les véhicules (tramways, voitures, charettes) était suspendue le jour du vote.

Le scrutin est organisé selon le suffrage universel masculin, les femmes ayant obtenu le droit de vote aux élections municipales deux ans plus tôt mais pas aux législatives. Les électeurs votent généralement en déposant dans l'urne un bulletin imprimé portant le nom de la liste ou d'un candidat. Le scrutin oppose essentiellement les deux blocs qui structurent la vie politique du pays :

  • La Coalition nationale (Εθνικός Συνασπισμός) dirigée par Elefthérios Venizélos rassemble le Parti libéral, son aile gauche incarnée par le Parti des Travailleurs agraires d'Alexandre Papanastasiou, le Parti Progressiste de Georges Kaphandaris et le Parti agraire de Grèce d'Alexandre Mylonas, et son aile droite incarnée par le Parti démocrate-conservateur d'Andréas Michalakópoulos.
  • L'Opposition Unie (Ηνωμένη Αντιπολίτευση) de l'adversaire de longue date de Venizélos Panagís Tsaldáris, du Parti du Peuple et le soutien du Parti national radical de Geórgios Kondýlis et des Libres Penseurs de Ioánnis Metaxás.

Une liste dissidente du Parti agraire de Grèce a refusé de s'allier avec la Coalition nationale et concourt de manière indépendante, menée par Ioánnis Sofianópoulos. De la même manière, le Parti Communiste présente sa propre liste, et son candidat est son Secrétaire général Níkos Zachariádis[9].

La participation est élevée malgré le dispositif sécuritaire imposant : près de 78 % des électeurs inscrits se rendent aux urnes[10].

Résultats

Les résultats définitifs sont connus tard dans la soirée du 5 mars. L'Opposition unie devance nettement la Coalition nationale :

  • Opposition unie : 135 sièges (majorité absolue).
    • Parti du Peuple : 434 550 voix, soit 38, 07 % et 118 sièges ;
    • Parti national radical : 46 692 voix, soit 4, 09 % et 11 sièges ;
    • Parti des Libres Penseurs : 25 758 voix, soit 2, 26 % et 6 sièges.
  • Coalition nationale :
    • Parti libéral : 379 968 voix, soit 33, 29 % et 80 sièges ;
    • Parti Progressiste : 77 254 voix, soit 6, 77 % et 10 sièges ;
    • Parti des Travailleurs agraires : 47 460 voix, soit 4, 16 % et 13 sièges ;
    • Parti agraire de Grèce : 14 302 voix, soit 1, 25 % et 5 sièges ;
    • Parti démocrate-conservateur : 9 672 voix, soit 0, 85 % et 2 sièges.

Le Parti communiste de Grèce obtient 52 958 voix et 4, 64 % mais n'obtient aucun siège. La liste dissidente du Parti agraire de Sofianopoulos rassemble 22 985 voix et obtient 2 sièges.

Conséquences

Quelques heures après l'annonce de la victoire définitive de l'Opposition unie des officiers proches du camp vénizéliste dirigés par le général Nikólaos Plastíras tentent un coup d'État pour empêcher leur arrivée au pouvoir. Dans la journée du 6 mars, le putsch ne parvient pas à rassembler en dépit de quelques mouvements à Athènes. Le 6 mars à midi, le Premier Ministre sortant Venizélos remet sa démission au président de la République Alexandre Zaïmis. Dans la soirée, après l'intervention du chef de l'État, un gouvernement intérimaire d'union nationale est confié à Aléxandros Othonaíos pour assurer la transition pacifique entre les Libéraux sortants et l'Opposition Unie nouvellement élue. Le 10 mars suivant, le quatrième cabinet de Panagís Tsaldáris est assermenté[11].

Marche sur Athènes, 26 juin 1933.

Les deux principaux partis d'extrême-droite, le Parti national radical et le Parti des Libres Penseurs, font partie du nouveau gouvernement à partir du 10 mars : Ioánnis Rállis du Parti national radical et futur chef du gouvernement grec collaborationniste pendant la Seconde Guerre mondiale est nommé ministre de l'Intérieur ; Geórgios Kondýlis devient ministre des Affaires militaires ; Ioannis Metaxás est ministre sans portefeuille. Député réélu dans sa circonscription de Florina, le mécène de l'EEE Philippos Dragoumis est nommé ministre-gouverneur général de Macédoine. Des figures anti vénizélistes comme Georgios Pesmazoglou et Stéfanos Stefanópoulos deviennent respectivement ministre des Finances et vice-ministre de l'Economie nationale. L'EEE organise un coup de force le 18 juin 1933, et organise sur le modèle de la marche sur Rome de Mussolini en 1922, une marche sur Athènes. Les militants de l'EEE quittent Thessalonique le 18 juin et organisent une grande manifestation dans la capitale le 26 juin. Le cortège des militants d'extrême-droite part de la rue du Stade jusqu'à la tombe du Soldat Inconnu, dans le centre de la ville. Sur la place Syntagma, une contre-manifestation est organisée par le Parti Communiste et donne lieu à de violents affrontements entre les deux groupes. La marche sur Athènes est considérée par ses organisateurs comme un véritable succès, sans réaction de la part des autorités. 200 militants communistes sont arrêtés par la police urbaine[12],[13].

Dans la nuit du 6 juin 1933, Elefthérios Venizélos est victime d'une tentative d'assassinat sur l'avenue Kiffisias dans un contexte tendu[14]. Le 11 mai précédent, Ioannis Metaxás et vingt autres députés avaient réclamé la levée de son immunité parlementaire et la mise en place d'une commission d'enquête sur le rôle de Venizélos dans la tentative de coup d'État du 6 mars. Le Premier Ministre Tsaldaris condamna publiquement l’attentat et déclara que « les responsables seraient certainement arrêtés et que les ministres et responsables de police concernés ne conserveraient pas leurs fonctions s’ils ne remplissaient pas pleinement leur devoir ». Le 10 juin 1933, le procureur ordonna l’arrestation du commandant de la Sécurité générale, Ioannis Polychronopoulos, ainsi que de deux officiers de police. L’enquête mit également en évidence des éléments suggérant la responsabilité morale de deux membres du Parti du Peuple : le ministre de l’Intérieur Ioannis Rallis et le député Petros Mavromichalis. Toutefois, la majorité gouvernementale refusa de lever leur immunité parlementaire : la procédure judiciaire ne fut jamais menée à son terme et le procès finalement ajourné pour une durée indéterminée[15],[16].

Notes et références

  1. ↑ (en) Richard Clogg, A Concise History of Greece, Cambridge, Cambridge University Press, , 368 p., Catastrophe and occupation and their consequences 1923-49
  2. ↑ (en) Mark Mazower, Greece and the Inter-War Economic Crisis, Oxford, Clarendon Press, (ISBN 0198202059)
  3. ↑ (el) Grigorios Dafnis, La Grèce entre deux guerres. 1923-1940 [« Η Ελλάς μεταξύ δύο πολέμων 1923–1940 »], Athènes, Kaktos,‎ (réimpr. 1197)
  4. ↑ (el) Michalis Tremopoulos, Les Trois E (EEE) et l'incendie criminel de Campbell : le pogrom de Thessalonique de 1931 [« Τα τρία Ε(ΕΕΕ) και ο εμπρησμός του Κάμπελ: Το πογκρόμ του 1931 στη Θεσσαλονίκη »], Thessalonique, Antigone Publications,‎ , p. 131-182
  5. ↑ « En Grèce, une série évoque enfin le sort des juifs de Thessalonique », Le Monde,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  6. ↑ (en) United States Holocaust Memorial Museum, « Jews evacuate Camp Campbell after the pogrom of June 29, 1931. », sur United States Holocaust Memorial Museum : « During the night of June 29, 1931 and continuing into the early hours of the next morning, the entire Jewish settlement of Camp Campbell was destroyed by fire and 500 families made homeless, when Greek Christian refugees from Asia Minor unleashed a pogrom. Scores of Jews were injured in the attack and one Jew and one Christian were killed. »
  7. ↑ (en) Yitzchak Kerem (Avrum Ehrlich), « Population Transfer of the Jews of Thessaloniki », dans Encyclopedia of the Jewish Diaspora: Origins, Experiences, and Culture., t. 1, New York, ABC-CLIO, , pp. 364–368
  8. ↑ (el) Theodosis Tsironis, L’Union nationale « Hellas » à Thessalonique durant l’entre-deux-guerres (1927-1936). Ses statuts et ses activités [« Η οργάνωση Εθνική Ένωσις «Η Ελλάς» στη Θεσσαλονίκη του Μεσοπολέμου (1927-1936). Τα καταστατικά και η δράση της »], Thessalonique, Centre d’histoire de Thessalonique,‎ , p. 301-302
  9. ↑ (el) « Élections-Référendums. Comportements politiques durant la période 1923-1936 », dans Nikos Economou, Histoire de l'hellénisme moderne, 1770-2000 [« Ιστορία του Νέου Ελληνισμού 1770-2000 »], vol. 7, Athènes, Lettres helléniques,‎ , p. 33-40
  10. ↑ (en) Dieter Nohlen et Philip Stöver, Elections in Europe: A Data Handbook, Baden-Baden, Nomos Verlagsgesellschaft Mbh & Co, , p. 841-858
  11. ↑ (en) Wayne S. Vucinich, « Tragedy of Modern Greece », Current History, Berkeley (Californie), University of California Press, vol. 17, no 99,‎ , p. 266-272 (lire en ligne Accès limité)
  12. ↑ (el) Iakovos Chondromatides, L'ombre noire en Grèce : les organisations nationales-socialistes et fascistes dans la Grèce de l'entre-deux-guerres et de l'occupation (1923-1945) [« Η Μαύρη σκιά στην Ελλάδα: Εθνικοσοσιαλιστικές και φασιστικές οργανώσεις στην Ελλάδα του Μεσοπολέμου και της Κατοχής 1923-1945 »], Athènes, Gnomon,‎ (ISBN 978-618-5018-67-2), p. 34-35
  13. ↑ (el) Andréas thanasiadis, À l’ombre du “bulgarisme” : manifestations des convictions politiques et nationales des habitants de la région de Florina pendant l’entre-deux-guerres [« Στη σκιά του «Βουλγαρισμού»: Αποτυπώσεις «πολιτικών και εθνικών φρονημάτων» των πολιτών της περιφέρειας Φλώρινας κατά την περίοδο του Μεσοπολέμου »], Thessalonique, Epikentro,‎ (ISBN 978-960-458-697-4), p. 136
  14. ↑ (en) « Greece roused by crime: troops stand by as feelings runs high over attach on Venezelos », The New York Times, New York,‎ , p. 4 (lire en ligne Inscription nécessaire)
  15. ↑ Le Temps, « Un attentat contre M. Venizélos à Athènes », Le Temps (quotidien français, 1861-1942),‎ , p. 1-2
  16. ↑ (en) National Research Foundation Eleftherios Venizelos, « Eleftherios Venizelos: The revolutionary » Accès libre, sur National Research Foundation Eleftherios Venizelos : « The issue concerning the country’s regime, the attempted coup of Plastiras on March 5, 1933, the assassination attempt against Venizelos in June of the same year, the widespread and increasing fear of an overthrow of the regime by uncontrolled political forces had created conditions of political instability both in Greece and the rest of Europe. Throughout this period, Venizelos, although trapped in a vicious circle of political polarisation, had not chosen to destabilise the regime. »
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