Émile Fabry

Émile Fabry
Le Christ entre les larrons d'Émile Fabry (1932)
Naissance
Décès
Période d'activité
Nom de naissance
Barthelemi Emile Henri Marie Fabry
Autres noms
Émile-Barthélémy Fabry
Nationalité
Activité
Maître
Lieux de travail
Mouvement
Influencé par
Enfant
Suzanne Fabry (d)

Émile Fabry, né le à Verviers et mort le à Woluwe-Saint-Pierre (Bruxelles), est un artiste-peintre belge du mouvement symboliste.

Biographie

Émile-Barthélémy Fabry, né à Verviers le , est le fils d'Henri Alexandre Fabry, directeur de fabrique, et de Jeanne Marie Catherine Ortmans[N 1]. Il était marié avec Hermine Noirsain.

Il étudie dans l'atelier de Jean-François Portaels (1818-1895) et est aussi influencé par Michelangelo, Ingres ou Pierre Puvis de Chavannes.

Depuis le début des années 1880, il participe aux salons du sculpteur Charles Van der Stappen, et aussi, dans les années 1890, aux salons du mardi organisés par les époux Ray Nyst et Élise Soyer[1].

En 1892, il est membre fondateur du cercle "Pour l'Art"[2].

En 1893, il expose à Paris au Salon d'Art idéaliste. Fabry collabore avec les architectes Victor Horta et Paul Hankar. En 1902, il s'installe à Woluwe-Saint-Pierre. Son atelier se trouvait rue du collège Saint-Michel à Woluwe-Saint-Pierre. Ce bâtiment existe toujours.

Les sujets de ses tableaux sont tirés à partir des écrits de Joséphin Peladan et des théories de la Rose Croix.

À 39 ans, il enseigne à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles.

Lors de Première Guerre mondiale, il se réfugie en Angleterre à la suite de l'envahissement du territoire belge par l'armée allemande. Il y découvre les préraphaélites.

Le deuil et la mort du héros, huile sur toile, 1915, hôtel Hannon.

Émile Fabry est membre fondateur de L'Art monumental, créé à l'initiative de Jean Delville, en . La société regroupe des peintres, architectes et sculpteurs[3].

Sélection d'œuvres

Distinctions

Notes et références

Notes

  1. Son acte de naissance, rédigé le trente décembre 1865, précise qu'il est né le jour même (cfr État-civil de la ville de Verviers, registres des naissances, acte n° 1149).

Références

  1. Sébastien Clerbois, Contribution à l'étude du mouvement symboliste : l'influence de l'occultisme français sur la peinture belge (1883-1905) (thèse présentée sous la direction de Michel Draguet en vue de l'obtention du titre de Docteur en Philosophie et Lettres - orientation Histoire de l’Art et Archéologie), Bruxelles, ULB, (lire en ligne), p. 31-32, 187-189 (vol 1) et Ray Nyst, Mémoires : manuscrit autobiographique, Bruxelles, 1935-1937, 1500 p., p. 1433 — conservé aux AML (ML 03804).<nowiki>
  2. Dictionnaire des peintres belges
  3. Jean Delville, « Les trois grands arts », Le Soir, no 347,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  4. Figures nationales contemporaines, Librairie moderne, Série 2, Bruxelles, 1909
  5. « Dans les ordres nationaux », Le Soir,‎ , p. 4

Voir aussi

Bibliographie

  • Ouvrage collectif, Figures nationales contemporaines, Librairie moderne, Bruxelles, série II, page 75, 1909
  • René Dalemans, Le peintre symboliste Émile Fabry, Bruxelles, Édition Paul Legrain, 1986
  • Rodolphe Rapetti, Le Symbolisme, Paris, Flammarion, 2005
  • Jacqueline Guisset, "Emile Fabry 1865-1966", Bruxelles, 2000 (Catalogue de l'expo de Woluwé-Saint-Pierre)

Articles connexes

Liens externes

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