Émile Mas (critique)
| Président d'honneur (d) Syndicat professionnel de la critique théâtre, musique et danse (d) |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 83 ans) Rue Sivel (14e arrondissement de Paris) |
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| Nom de naissance |
Émile Victor Louis Mas |
| Nationalité | |
| Activités |
Critique dramatique, conférencier, professeur de diction |
| Rédacteur à |
Comœdia, Gil Blas, Le Petit Bleu de Paris (à partir de ), La Volonté nationale (d), Le Gaulois, Excelsior, Le Soir |
| Distinctions |
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Émile Mas, né le à Béziers et mort le à Paris 14e, est un critique dramatique français.
Biographie
Depuis l’âge de dix-sept ans, Émile Mas a passé à la Comédie-Française toutes ses soirées, totalement quand il le pouvait, et au moins partiellement[1], au point de s’en instituer le titre officieux d’historien attitré et quotidien[2]. Connaissant tout du théâtre de la rue Richelieu, il y avait chaque soir ses deux fauteuils au deuxième rang à droite[1].
Après de fortes études, il avait abordé la scène pour se consacrer bientôt à la critique dramatique. Dès la création, par Henri Desgrange, de Comœdia, il a tenu un véritable journal de la Comédie-Française dans ce quotidien, puis dans la Volonté nationale, le Petit Bleu, le Soir, le Gaulois, Excelsior, etc[3].
Fidèle de la Comédie-Française, ses amis estiment qu’il a dû assister à plus de 15 000 représentations[4]. Une fois cependant, sa place sacrée a été remise en cause : pendant la Grande Guerre, probablement à cause d’un changement de personnel, il a trouvé sa place occupée. Le scandale qui s’en est ensuivi a été tel que, malgré les combats sur la Marne du moment, l’affaire a fait le tour des rédactions : le directeur a dû lui rendre sa place avec force excuses[5]. En 1949, pour la présentation du Misanthrope, avec Annie Ducaux, ses deux places ont été légèrement décalées. Passé au troisième rang, il n’a parlé que de cela dans les couloirs pendant les entractes[1]. De même, lors de la mort de Marie-Thérèse Piérat, il a dû s’aliter tant le choc qu'il a éprouvé était rude[5].
D’une culture profonde, signalé par la sureté et l’étendue de son érudition, cet esprit enthousiaste était également un polémiste ardent, qui a eu des amis, mais également des adversaires il a disparu en plein travail, en plein effort[3]. Il était président d'honneur de l'Association de la critique dramatique et musicale[6].
À l’issue de ses obsèques, célébrées le samedi , Saint-Pierre de Montrouge, il a été inhumé au cimetière Montparnasse[7].
Principales publications
- La Comédie-française de ses origines à ses représentants actuels. La Troupe actuelle, le répertoire, rapport sur la situation actuelle de la Comédie-française, précédé de deux lettres de M. Jules Claretie, Paris, P. V. Stock, 1906.
- La Troupe actuelle ; le répertoire : rapport sur la situation actuelle de la Comédie-française, Paris, P. V. Stock, 1906.
- La Gazette de la Comédie-Française pendant la guerre de 1914-1915, 1914-1917.
- La Comédie-Française pendant les trois premières années de guerre (2 août 1914-1er août 1917, 1917.
- Le Comité de lecture de la Comédie-Française... Décembre 1906, préface de Gabriel Boissy, Paris, M. Chiberre, 1924, 80 p. ; in-16.
- Un essai d’esthétique théâtrale : la Dernière Dulcinée, d’Albert Du Bois, Paris, R. Chiberre, 1925, in-16, 143 p.
- La Champmeslé, Paris, Félix Alcan, , xii-141 p., ; 8 pl. ; 21 cm (OCLC 10900558).
- La Comédie-française pendant la guerre, Paris, Eugène Figuière, , 19 cm (OCLC 5518045).
Notes et références
- « Tradition », Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques, Paris, Larousse, vol. 29, no 1167, , p. 4 (ISSN 2419-249X, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ « Mort de M. Emile Mas », Libération, Paris, vol. 6, no 1658, , p. 4 (ISSN 2268-4360, lire en ligne sur Gallica).
- Jacques May, « Emile Mas n’est plus », L’Équipe, Paris, vol. 5, no 1167, , p. 5 (ISSN 2263-4940, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ « Emile Mas n’est plus », L’Écho d’Oran, Oran, vol. 106, no 28557, , p. 2 (ISSN 2973-410X, lire en ligne sur Gallica)
- « Le plus fidèle habitué du « Français » n’est plus », Paris-Presse, L'Intransigeant, Paris, vol. 7, no 1573, , p. 2 (ISSN 1256-0499, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ « Informations théâtrales », Arts : lettres, spectacles, musique, Paris, no 245, , p. 7 (lire en ligne sur Gallica).
- ↑ « Autour de la scène », Figaro, Paris, vol. 124, no 1657, , p. 6 (ISSN 2496-8994, lire en ligne sur Gallica).
Liens externes
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