Émile Namur

parue dans le Petit Bleu du matin du .
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(à 55 ans) Saint-Josse-ten-Noode |
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Émile Namur, né à Saint-Josse-ten-Noode le et mort dans la même commune le , est un sculpteur belge.
Biographie
Famille
Émile Namur, né Émile Jean François Dentandt à Saint-Josse-ten-Noode le , est le fils naturel, légitimé le , de Charles Pie Namur (1804-1867), bibliothécaire, de Marie Thérèse Dentandt (1822-1864), modiste. Il épouse dans le 10e arrondissement de Paris le Marie Palmyre Paris (1853-1939)[1].
Formation

Emile Namur est étudiant à l'École de dessin de Saint-Josse-ten-Noode, puis, de 1867 à 1876, à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, où il a comme professeurs les sculpteurs Joseph Jaquet et Eugène Simonis[2].
Carrière

En 1876, Emile Namur devient l'un des fondateurs du cercle artistique L'Essor[3]. L'année suivante, il concourt au prix de Rome belge de sculpture, sans obtenir la palme qui échoit à son ami Julien Dillens. En , il est nommé directeur de l'Académie de dessin de Vilvorde[2].
Il participe, à partir de 1876, à plusieurs salons triennaux belges, à l'Exposition universelle coloniale et d'exportation générale de 1883 à Amsterdam (médaille d'argent) et à l'Exposition universelle de 1885 à Anvers[4]. Entre 1875 et 1877, il réalise des figures décoratives pour la façade de l'hôtel de ville de Bruxelles. En 1882, il est mandé afin de réaliser trois des 48 sculptures représentant les métiers artisanaux ornant le square du Petit Sablon à Bruxelles[5].
Emile Namur meurt subitement d'une attaque d'apoplexie, à l'âge de 55 ans, rue de l'Abondance no 8 à Saint-Josse-ten-Noode le [6].
Œuvre
Caractéristiques

Son plus grand succès est sa Cendrillon (1881), qu'il expose au Salon de Bruxelles de 1881 et au Salon de Paris de 1882. Le journal La Chronique écrit au sujet de cette sculpture : « Elle possède une grâce parfaite dans sa simplicité et est empreinte d'une sensibilité extrêmement fine. Son style très pur est le fruit d'une étude consciencieuse de la nature.» Emile Namur n'est pas un sculpteur novateur. Il ne crée pas d'images complexes et intellectuelles et ne recherche pas l'originalité. Il poursuit l'objectif d'offrir au spectateur une expérience agréable, avec des références à l'histoire[7].
Espace public

- Square du Petit Sablon à Bruxelles, 1882-83 : trois des 48 statues d'artisans : Les Orfèvres, Les Passementiers et Les Boulangers[5].
- Hôtel de ville de Bruxelles (vers 1885) : statues en pierre de Jean Bernaige et Wenceslas 't Serclaes, bourgmestres de la ville, sur la façade de l'édifice[7].
- Théâtre royal flamand de Bruxelles (1887), La Comédie, statue allégorique[7].
- Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles (vers 1890) : deux statues en pierre sur la façade de l'édifice : La Poésie de l'art et L'Histoire de l'art[7].
- Jardin botanique de Bruxelles (1894) : Le Crocodile et le Serpent, sculpture en bronze[7].
- Vilvorde: Monument à Jean-François Portaels (1895)[7].
- Square Marie-Louise, Bruxelles : La Cigale (1906)[7].
- Schaerbeek, place Pogge, Buste du poète Emanuel Hiel (1907)[7].
- Palais des Académies : bustes du médailleur Joseph-Pierre Braemt (1796-1864), du juriste Mathieu Leclercq (1796-1889), du directeur de l'École royale de Médecine vétérinaire de Cureghem Théodore Thiernesse (1812-1883) et du peintre Eugène Verboeckhoven[7].
Collections muséales
- Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles)[8] :
- Un jeune captif (1876), statue en plâtre, inventaire no 10788, acquis en 1879 ;
- Gabriel de Grupello, sculpteur (1880-1881), buste en bronze, inventaire no 2843, format 71 × 67 × 47 cm, commandé pour le musée, entré en 1881 ;
- Barend van Orley, peintre (1882), buste en bronze, inventaire no 2881, format 75,5 × 59,5 × 35 cm, commandé pour le musée, entré en 1882 ;
- Buste de Hendrik Van der Haert, peintre (1882), buste en bronze, inventaire no 2925, format 56,5 × 54 × 34 cm, commandé pour le musée, entré en 1883.
- Musée des Beaux-Arts de Gand[9] :
- Cendrillon (1881), marbre, inventaire no 1883-O, format 24 × 29,5 cm, acquis en 1883, après le Salon de Gand ;
- Buste de l'artiste Hendrik Van der Haert (1882), plâtre, inventaire no 1904-VV.
- Musée Charlier à Saint-Josse-ten-Noode :
Références
- ↑ « État-civil de Schaerbeek », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- Guy Vanden Bemden, « Namur, Emile », sur be-monumen.be, (consulté le ).
- ↑ (en) « Emile Namur », sur research.rkd.nl, (consulté le ).
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Exposition universelle de 1885, Anvers, Buschmann, , 201 p. (lire en ligne), p. 80.
- G. Des Marez, Guide illustré de Bruxelles : Monuments civils, vol. I, Bruxelles, Touring Club de Belgique, , 252 p., p. 229.
- ↑ « État-civil de Saint-Josse-ten-Noode », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- « Emile Namur », sur balat.kikirpa.be, (consulté le ).
- ↑ « Emile Namur », sur fine-arts-museum.be, (consulté le ).
- ↑ « Emile Namur », sur mskgent.be, (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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