Émilie Bigottini

Émilie Bigottini
Émilie Bigottini. Gravure de Demanne d'après un portrait de Vigneron
(c. 1810).
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Émilie Jeanne Marie Antoinette Bigottini
Nationalité
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Émilie Bigottini, née à Toulouse le et morte à Paris le , est une danseuse et une courtisane française.

Biographie

La danseuse

Fille de François Bigottini, célèbre Arlequin de la Comédie-Italienne de Paris, Émilie Jeanne Marie Antoinette Bigottini naît à Toulouse en 1784[1]. elle fait ses débuts sur scène au théâtre Audinot, qui deviendra le théâtre de l’Ambigu-Comique[2]. Elle entre ensuite à dix-sept ans à l'Opéra de Paris et se produit une première fois le dans le rôle de l'Amour de Psyché, ballet-pantomime en 3 acte de Pierre-Gabriel Gardel sur une musique d'Ernest-Louis Miller[2]. Elle reste dans la troupe jusqu'à sa retraite, en 1823.

Svelte et précise, elle excelle dans la pantomime et se distingue dans les ballets de Louis Milon, chorégraphe, danseur et maître de ballet, dont elle est la belle-sœur[3]. Napoléon Ier est l'un de ses fervents admirateurs.

Émilie Bigottini est l'amie de la cantatrice Caroline Branchu, de l'actrice et poétesse Marceline Desbordes-Valmore et de la famille Curie.

La courtisane

Émilie Bigottini a de nombreuses liaisons qui donnent naissance à plusieurs enfants.

Elle a une liaison avec le prince Eugène de Beauharnais.

Elle a une fille avec Géraud Christophe Michel Duroc, duc de Frioul et une autre fille naturelle avec le comte de Fuentès, lieutenant général des armées espagnoles[4].

Enfin, de son union avec le prince Armand Pignatelli naissent deux enfants, Armandine Alphonsine et François Jean Charles, que leur père reconnaît.

Mort

Émilie Bigottini meurt le et est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (15e division)[5],[6].

Notes et références

  1. ↑ Acte de baptême à Toulouse (paroisse Saint-Étienne), vue 27/173.
  2. Félix Bouvier, Une danseuse de l'Opéra : La Bigottini / Félix-Bouvier, Paris, N. Charavay, (lire en ligne), p. 10
  3. ↑ La Grande Encyclopédie. Inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, Paris, Société anonyme de la Grande Encyclopédie, 1200 p., p. 812-813
  4. ↑ Jacques Dubourg, Femmes dans l'histoire. Sud-Ouest, Tours, Edition Sutton, , p. 173 (ISBN 978-2-8138-1042-7), p. 44-45
  5. ↑ Registre journalier d'inhumation, 29 avril 1858, n°142205, page 21
  6. ↑ 29 décembre 1858, n°145375, page 3

Bibliographie

  • La Grande Encyclopédie. Inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Tome sixième. Belgique-Bobineuse, Paris, Société anonyme de la Grande Encyclopédie, 1200 p., p. 812-813
  • Babault et al., Annales dramatiques, ou dictionnaire général des théâtres. Tome second B-C, Paris, , 496 p., p. 51
  • Félix-Bouvier, Une danseuse de l'Opéra, la Bigottini, Paris, Noël Charavay, 1909, lire en ligne sur Gallica.
  • Roger Quentin, Amour et Opéra. Émilie Bigottini, compte d'auteur, Sabran 2015.

Liens externes

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