Épilepsie du lobe frontal
| Causes | Génétique, zones malformées du cerveau, tumeurs cérébrales, lésions[1] |
|---|
| Diagnostic | Basé sur les symptômes, corroboré par l'imagerie médicale[1] |
|---|---|
| Différentiel | Crises psychogènes non épileptiques (CPNE)[2] ; troubles du sommeil ; crises d'absence[3] ; choréoathétose kinésigénique paroxystique[1] |
| Traitement | Médicaments antiépileptiques, régime cétogène, stimulation du nerf vague, chirurgie[1],[2] |
| Médicament | Lévétiracétam |
| Spécialité | Neurologie |
| Fréquence | 1 sur 5 000 à 20 000[1],[4] |
|---|
| eMedicine | 1184076 |
|---|---|
| MeSH | D017034 |
Mise en garde médicale
L’épilepsie du lobe frontal (ELF) est un type d’épilepsie souvent caractérisée par des crises avec des mouvements importants mais sans perte de conscience[3]. Les mouvements peuvent inclure des mouvements du bassin ou du pédalage des deux jambes[3]. D’autres symptômes peuvent inclure la production de sons, un comportement inhabituel, une perte de contrôle de la vessie et des yeux tournés d’un côté[3]. Certaines personnes peuvent sentir les crises arriver[3]. Après la crise, il peut y avoir une période pendant laquelle la personne est incapable de bouger une partie de son corps ; alors qu’une période de confusion est souvent absente[1].
Les causes peuvent inclure des facteurs génétiques, des zones malformées du cerveau, des tumeurs cérébrales et des blessures[1]. Elles surviennent souvent uniquement pendant le sommeil[5],[6]. Elles proviennent du lobe frontal du cerveau[1]. Le diagnostic peut être basé sur les symptômes[1]. Dans environ 66 % des cas, l’IRM détecte des anomalies, tandis que l’EEG n’apporte souvent que peu d’informations supplémentaires[1]. La tomographie par émission de positons (TEP) ou la tomographie d’émission monophotonique (TEMP) peuvent également aider à localiser la zone touchée[2]. D’autres affections pouvant présenter des symptômes similaires incluent les crises non épileptiques psychogènes (CNEP) et les troubles du sommeil[3],[2].
Le traitement initial peut impliquer des médicaments antiépileptiques, un régime cétogène ou une stimulation du nerf vague[1],[2]. Bien que les médicaments n’arrêtent souvent pas les crises, ils peuvent empêcher la survenue de crises généralisées[1]. Si cela n’est pas efficace, une intervention chirurgicale visant à retirer la partie affectée du lobe frontal peut être réalisée[2]. La chirurgie est pleinement réussie chez environ 30 % des personnes après 5 ans[2].
L’épilepsie est relativement fréquente, touchant 0,5 à 1 % de la population[4], l’épilepsie du lobe frontal représentant environ 1 à 2 % de ce nombre (1 sur 5 000 à 20 000)[1]. Il s’agit du deuxième type d’épilepsie focale le plus courant après l’épilepsie du lobe temporal[5]. Les hommes et les femmes sont touchés avec une fréquence similaire[1]. La première description claire d’une crise d’épilepsie du lobe frontal date de 1827 par Louis-François Bravais[6].
Références
- Panayiotopoulos C, The Epilepsies, Bladon Medical, , « Symptomatic and Probably Symptomatic Focal Epilepsies: Topographical Symptomatology and Classification »
- Beleza et Pinho, « Frontal lobe epilepsy. », Journal of clinical neuroscience : official journal of the Neurosurgical Society of Australasia, vol. 18, no 5, , p. 593-600 (PMID 21349720, DOI 10.1016/j.jocn.2010.08.018)
- « Frontal lobe seizure » [archive du ], www.epilepsydiagnosis.org (consulté le )
- Fiest, Sauro, Wiebe et Patten, « Prevalence and incidence of epilepsy: A systematic review and meta-analysis of international studies. », Neurology, vol. 88, no 3, , p. 296-303 (PMID 27986877, DOI 10.1212/WNL.0000000000003509)
- McGonigal, « Frontal lobe seizures: overview and update », Journal of Neurology, (ISSN 1432-1459, PMID 35006387, DOI 10.1007/s00415-021-10949-0, lire en ligne [archive du ], consulté le )
- Baulac, « History of frontal lobe seizures », Revue Neurologique, vol. 174, no 10, , p. 742 (DOI 10.1016/j.neurol.2018.09.010)
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