Éréac
| Éréac | |||||
La nouvelle mairie d'Éréac. | |||||
![]() Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Lamballe Terre et Mer | ||||
| Maire Mandat |
Nicole Drobecq 2020-2026 |
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| Code postal | 22250 | ||||
| Code commune | 22053 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Eréacais, Eréacaise | ||||
| Population municipale |
675 hab. (2023 |
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| Densité | 32 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 16′ 29″ nord, 2° 20′ 47″ ouest | ||||
| Altitude | 140 m Min. 91 m Max. 179 m |
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| Superficie | 21,21 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Broons | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.ereac.fr | ||||
Éréac [eʁeak] (Erya en gallo) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
Géographie
Situation
Éréac est située à mi-parcours de Rennes et de Saint-Brieuc via l'accès à la RN 12 distante d'une dizaine de kilomètres.
Sur toute la limite sud de la commune, la Rance, petit fleuve côtier, forme une frontière naturelle avec les communes de Lanrelas et Saint-Launeuc.
Une autre petite rivière, la Rosette, prend sa source sur la commune d'Éréac pour former, une vingtaine de kilomètres en aval, un lac d'une centaine d'hectares à Jugon-les-Lacs.
Communes limitrophes
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance, la Rosette, le ruisseau de la Plançonnais[1] et un autre petit cours d'eau[2],[Carte 1].
La Rance, d'une longueur de 104 km, prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé 28 communes[3].
La Rosette, d'une longueur de 31 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Arguenon à Jugon-les-Lacs, après avoir traversé huit communes[4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 786 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 10 km à vol d'oiseau[11], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Éréac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (97,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,6 %), zones agricoles hétérogènes (18,6 %), prairies (12,2 %), zones urbanisées (1,5 %), forêts (1 %)[19]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Eccl. de Yriac (vers 1330), Eréac en 1352, Yriac en 1388, Yrreac en 1405, Irriac en 1407, Ereac en 1451[20].
Selon Bernard Tanguy, le toponyme pourrait procéder de l'anthroponyme latin Irrius et du suffixe gaulois -acos[20].
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[21], Bernard Tanguy transcrit la forme gallèse parlée sous la graphie Eria[20]. La prononciation du nom de la localité a été rapportée par Henri-François Buffet sous la forme Erya dans une publication de 1954[22].
La forme Erieg est donnée comme forme bretonne de la localité par Roparz Hemon dans la cinquième édition de son Nouveau dictionnaire breton-français publiée en 1973[23]. La forme normalisée recommandée par la Commission de Toponymie de l'ICB et par l'Office public de la langue bretonne est Erieg [24],[25].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 12,2 % des toponymes de la commune sont bretons[26].
Histoire
Le Moyen Âge
Jusqu'à la veille de la création des communes en 1790, Éréac était sous la juridiction de la seigneurie du Châtelier. L'un des sires du Châtelier est mentionné en 1352 comme témoin apposant son sceau à une lettre de la duchesse, épouse de Charles de Blois[27].
Éréac est mentionné comme paroisse dès 1440 dans une lettre du duc Jean V[27].
Un document plus ancien mentionnerait la paroisse d'« Yriac » en 1330[réf. souhaitée].
Le XXe siècle
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts porte les noms de 67 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale[28].
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts porte les noms de 14 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale[28].
L'après Seconde Guerre mondiale
Entre 1946 et 1960 plusieurs dizaines de jeunes de Plumaugat, Éréac, Lanrelas, Mauron, Saint-Méen, etc.. sont partis faire la récolte des betteraves à sucre dans le nord de la France pour gagner leur vie et améliorer l’ordinaire de leur famille restée au pays[29].
Politique et administration
Appartenant à la communauté de communes du Pays de Du Guesclin jusqu'au 31 décembre 2016, Éréac est rattachée depuis le 1er janvier 2017 à la communauté de communes de Lamballe Terre et Mer.
Démographie
Lieux et monuments
La chapelle du Châtelier
- La chapelle du Châtelier (XVe et XVIIIe siècles) est édifiée au centre du hameau du même nom et dédiée à Saint-Jean-Baptiste. Elle a été bénite le 29 janvier 1775. On peut noter aussi que cet édifice se trouve à proximité d'une motte castrale très bien conservée, au Bois-des-Buttes[27].
La chapelle des Rothouers
- La chapelle des Rothouers a été érigée en 1765. Elle était de construction médiocre et fut reconstruite en 1858[27]. Elle est entourée d'un espace planté d'arbres. Devant cette chapelle, deux arbres remarquables : « Cryptomeria japonica » qui ont atteint une grande taille.
L'église Saint-Pierre
- L'église a été reconstruite de 1900 à 1904. Comme la plupart des églises de la région, elle est de style néo-gothique. Elle conserve à l'intérieur une cuve baptismale en granit du XVe siècle[27].
Personnalité liée à la commune
- Bertrand Marchand, entraîneur français de football, a joué dans l'équipe d'Éréac de 1965 à 1971.
Héraldique
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Blasonnement :
D'or au chef de sable.
Commentaires : Les armoiries de la famille du Chastelier, jadis maître des lieux, étaient : D'or au chef de sable, chargé d'un lambel de trois pièces d'argent[39].
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Notes et références
Notes
Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique d'Éréac » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- ↑ Sandre, « le ruisseau de la Plançonnais ».
- ↑ « Fiche communale d'Éréac », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « La Rance ».
- ↑ Sandre, « La Rosette ».
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Éréac et Merdrignac », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Merdrignac », sur la commune de Merdrignac - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Merdrignac », sur la commune de Merdrignac - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- Bernard Tanguy, Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor: origine et signification, Douarnenez, ArMen - Le Chasse-Marée, , 404 p. (ISBN 978-2-903708-36-8), p. 61.
- ↑ Pascal Ory, Léandre Mandard et Laurence Prod'homme, Haute-Bretagne: l'encyclopédie culture et société de la Bretagne gallèse, Presses universitaires de Rennes, , 200;231 (ISBN 979-10-413-0333-5)
- ↑ Erwan Vallerie, Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne, An Here, (ISBN 2-86843-153-4 et 978-2-86843-153-0, OCLC 63764620), p. 59
- ↑ (br + fr) Roparz Hemon, Nouveau dictionnaire breton français, Brest, Al Liamm, , 830 p., p. 260
- ↑ (fr + br) Anvioù kumunioù Breizh - Noms des communes de Bretagne, Rennes, Servij ar Brezhoneg Skol-Uhel ar Vro, , 108 p., p. 10
- ↑ Office public de la langue bretonne
- ↑ Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, (ISBN 2-903708-04-5 et 978-2-903708-04-7), p. 349
- Préfecture des Côtes-du-Nord, Éléments d'histoire et d'archéologie, Communes de l'arrondissement de Dinan, Saint-Brieuc, .
- « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
- ↑ Yvon Lechevestrier, Les gâs d’ici chez les ch’tis, Ar collection éditions, et « Une page méconnue de l’histoire des Côtes-d’Armor, va être publiée », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Les maires d'Éréac », sur ereac.fr
- ↑ « Éréac. Le décès de Charles Coquio, ancien maire », Ouest-France, .
- ↑ « Christian Fornier, ancien maire d’Éréac est décédé », Ouest-France, (lire en ligne).
- ↑ « Mariage gay. Pas d'états d'âme pour le maire et prêtre d'Eréac », Le Télégramme, (lire en ligne).
- ↑ Né en 1939 à Éréac
- ↑ « Élie Geffray a passé le témoin à Nicole Drobecq », Ouest-France, (lire en ligne).
- ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Guy Le Borgne, Armorial breton, 1667.
Voir aussi
Bibliographie
- En pays rural, photographies d'Alain Robert, textes d'Élie Geffray, (ISBN 2-9502844-0-X)
- Préfecture des Côtes-du-Nord, Éléments d'histoire et d'archéologie, Communes de l'arrondissement de Dinan, Saint-Brieuc, 1975
Articles connexes
Liens externes
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