Éric Vidaud

| Directeur du renseignement militaire | |
|---|---|
| - | |
| Commandant des opérations spéciales | |
| - | |
Bertrand Toujouse (d) | |
| Commandant Forces armées de la zone sud de l'océan Indien | |
| - | |
Franck Reignier (d) Yves Métayer (d) |
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité |
Militaire |
| Période d'activité |
- |
| Membre de |
HEC Alumni (d) |
|---|---|
| Arme | |
| Grades militaires |
Capitaine (- Commandant (- Lieutenant-colonel (- Colonel (- Général de brigade (- Général de division (- Général de corps d'armée (depuis ) |
| Distinctions |
Éric Vidaud, né le à Toulouse (Haute-Garonne), est un militaire français. Général de corps d'armée, il est directeur de la direction du Renseignement militaire du au , après avoir été commandant des opérations spéciales du au et commandant des forces armées de la zone sud de l'océan Indien du au . Après son départ de l'armée, il travaille dans le secteur privé.
Biographie
Formation
Éric Vidaud est élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr de à (promotion Général Callies). À l'issue de sa formation, il choisit de servir dans les troupes de marine et intègre l'école de l'infanterie[1].
Carrière militaire
En , Éric Vidaud est affecté au 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine[2].
Il obtient le brevet technique d'études militaires supérieures le [a] et le brevet d'études militaires supérieures le [b]. Il étudie ensuite à l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC), où il obtient un Master of Business Administration (MBA) en [1]. Il est ensuite détaché auprès du ministère de l'Économie et des Finances de à . Affecté à la direction générale du Trésor, il prend en charge la politique économique en Afrique de l'Ouest et le suivi du Franc CFA[1]. Il est ensuite affecté à l'état-major de l'Armée de terre de à en tant que responsable des relations parlementaires[1]. En parallèle, il est auditeur de l'Institut des hautes études de l'entreprise.
En , Éric Vidaud est nommé commandant du 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine[2].
Sa carrière militaire l'a amené à participer à de nombreuses opérations militaires extérieures de la France (OPEX). De à , il prend part à l'opération Licorne en Côte d'Ivoire en tant qu'assistant du général commandant l'opération. En , il est engagé en opérations en Afghanistan en tant que commandant de la task force spéciale JEHOL chargée entre autres de retrouver et libérer les deux journalistes (Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier) enlevés par les talibans[3].
Il est ensuite auditeur de la 47e session nationale de l'Institut des hautes études de Défense nationale de à [c]. En , alors qu'il dirige l'état-major du commandant des opérations spéciales, Éric Vidaud remplace le colonel Bertrand Toujouse au cabinet de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, en tant que chef du bureau réservé chargé des relations avec les services de renseignements[4].
Le , il est nommé commandant des forces armées de la zone sud de l'océan Indien[d],[5]. Durant cette mission, Éric Vidaud dirigeait les militaires chargés de garantir la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis La Réunion et Mayotte[6].
Deux ans plus tard, en , il est nommé commandant des opérations spéciales[7]. À ce titre, il dirige des opérations de lutte contre le terrorisme dans le Sahel contre AQMI et au Moyen-Orient contre Daech[8].
Directeur du Renseignement militaire
Éric Vidaud prend la tête de la direction du Renseignement militaire le ; il est promu aux rang et appellation de général de corps d'armée à la même date[e]. Le , Jean-Dominique Merchet, journaliste au quotidien L'Opinion, annonce qu'Éric Vidaud « [quitte] immédiatement l'institution militaire » après que Thierry Burkhard, chef d'état-major des armées, « lui aurait signifié ce mardi son départ à l'été prochain »[9].
Le départ de la DRM et de l'armée est présenté comme la conséquence d'une « mauvaise analyse »[10] de la part de la direction du Renseignement militaire au début de l'année des intentions de la Russie vis-à-vis de l'Ukraine et de la possibilité d'une invasion — qui a effectivement eu lieu le . La DRM avait estimé peu probable l'invasion de l'Ukraine par la Russie en raison de son coût, alors que les services secrets américains l'avaient jugée hautement probable. Cependant la DRM est chargée de recueillir des informations sur les théâtres d'opérations militaires[11], pas d'espionner le Kremlin. Éric Vidaud, arrivé à la tête de la DRM moins de 5 mois avant l'invasion du , n'était pas chargé de modifier le fonctionnement de l'organisme. Son renvoi peut donc le faire apparaître comme un bouc émissaire[12],[13]. Les journalistes évoquent aussi une accusation de « manque de maîtrise du sujet », d'incompatibilité d'humeur avec le chef d'état-major des armées, voire de rivalité avec la DGSE[14] ou encore une piste politique selon une source citée par le site France Info[15].
Florence Parly, ministre des armées, déclare quant à elle que « Le général Vidaud est un grand militaire, sa carrière opérationnelle mérite notre respect. Le chef d'état-major des armées nous a proposé un changement à la tête de cette direction [DRM] pour accompagner sa transformation. On ne peut donc pas résumer cela comme la conséquence de la situation ukrainienne »[16],[17],[18].
Il rejoint ensuite le groupe Carrefour[19].
Grades militaires
- : capitaine[f]
- : commandant[g]
- : lieutenant-colonel[h]
- : colonel[i]
- : général de brigade[j]
- : général de division[k]
- : général de corps d'armée[e]
Décorations
Commandeur de la Légion d'honneur en [l] (officier en [m], chevalier en [n])
Commandeur de l'ordre national du Mérite en [o] (officier en [p])
Croix de la Valeur militaire
Croix du combattant
Médaille d'Outre-Mer
Médaille de la Défense nationale, échelon argent
Médaille commémorative française, avec agrafe
Médaille des Nations unies pour UNPROFOR (Yougoslavie)
Médaille de service en ex-Yougoslavie, avec agrafe (OTAN)
Références
- « Notre directeur », sur defense.gouv.fr, Direction du renseignement militaire (consulté le ).
- Richard Picotin, « "J'ai vécu ici deux années extraordinaires." Le colonel Éric Vidaud quitte le 1er RPIMa après deux années passées à sa tête », Sud Ouest, (consulté le ).
- ↑ « Libération de Ghesquière et Taponier : le récit de la journée de mercredi », Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ Jean Guisnel, « Ça valse chez Le Drian ! », Le Point, (consulté le ).
- ↑ « Un nouveau commandant supérieur des FAZSOI en », sur linfo.re, Antenne Réunion, (consulté le ).
- ↑ « Éric Vidaud sera le futur commandant supérieur des FAZSOI », sur Zinfos974, (consulté le ).
- ↑ Jean-Dominique Merchet, « Le général Vidaud à la tête du COS », L'Opinion, (consulté le ).
- ↑ Armelle Charrier, « Général Éric Vidaud, commandant des opérations spéciales : "Innover pour surprendre l'ennemi" », France 24, (consulté le ).
- ↑ Jean-Dominique Merchet, « Le directeur du renseignement militaire remercié pour cause d'Ukraine », L'Opinion, (consulté le ).
- ↑ « Guerre en Ukraine : départ du chef du renseignement militaire français », Les Échos, (consulté le ).
- ↑ « Renseignement français : quelle organisation et quel cadre légal ? », sur vie-publique.fr, .
- ↑ AFP, « Le chef du renseignement militaire français quitte son poste, faute d'avoir suffisamment alerté sur le risque de guerre en Ukraine », Le Monde, (consulté le ).
- ↑ Franck Cognard, « Le directeur du renseignement militaire français va quitter son poste, notamment à cause de sa gestion de la guerre en Ukraine », sur franceinfo.fr, (consulté le ).
- ↑ Bruno D. Cot et Étienne Girard, « Rivalités entre la DGSE et l'état-major: pourquoi le chef du renseignement militaire a été évincé », L'Express, .
- ↑ « Armées : ce que l'on sait des raisons du limogeage d'Éric Vidaud, directeur du renseignement militaire », sur franceinfo.fr, (consulté le ).
- ↑ Henri Vernet, « Florence Parly : «La Russie réorganise son dispositif militaire» », Le Parisien, no 24134, , p. 8 (lire en ligne).
- ↑ Vincent Lamigeon, « Les dessous du départ du directeur du renseignement militaire », Challenges, .
- ↑ « Pourquoi le directeur du renseignement militaire français va-t-il quitter son poste ? », Midi libre, .
- ↑ Vincent Lamigeon, « DGSE, DRM, forces spéciales… Ces ex-généraux qui se reconvertissent en PDG », Challenges, (consulté en ).
Sur Légifrance :
- ↑ Arrêté du portant attribution du brevet technique d'études militaires supérieures.
- ↑ Arrêté du portant attribution du brevet d'études militaires supérieures.
- ↑ Arrêté du conférant la qualité d'auditeur de la 63e session nationale « politique de défense » et de la 47e session nationale « armement et économie de défense » de l'Institut des hautes études de défense nationale (cycle -).
- ↑ Décret du portant affectation d'un officier général.
- Décret du portant nominations d'officiers généraux.
- ↑ Décret du portant nomination et promotion dans l'armée active.
- ↑ Décret du portant nomination et promotion dans l'armée active.
- ↑ Décret du portant nomination et promotion dans l'armée active.
- ↑ Décret du portant nomination et promotion dans l'armée active.
- ↑ Décret du portant élévation, promotion et affectation, promotions dans la 1re et la 2e section, nominations et affectations, nominations dans la 1re et la 2e section d'officiers généraux.
- ↑ Décret du portant nominations d'officiers généraux.
- ↑ Décret du portant promotion dans l'ordre national de la Légion d'honneur en faveur des militaires appartenant à l'armée active.
- ↑ Décret du portant promotion et nomination.
- ↑ Décret du portant promotion et nomination.
- ↑ Décret du 26 avril 2017 portant promotion et nomination.
- ↑ Décret du portant promotion et nomination.
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