Érythres (Ionie)

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38° 22′ 58″ N, 26° 28′ 51″ E |
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Érythres[1],[2],[3],[4],[5],[note 1] (du grec ancien Ἐρυθραί / Eruthraí, pluriel ; en latin : Erythrae) est une ville d'Ionie située à 22 km au nord-est du port de Cyssos — actuel Çeşme — sur une petite péninsule qui s'étend dans la baie d'Érythres, en face de l’île de Chios. Les ruines de cette colonie grecque sont proches du bourg d'Ildiri. La cité était réputée pour son excellent vin, ses chèvres et son bois. Érythres a été le berceau de deux prophétesses, des Sibylles, dont l'une, Sibylla, est mentionnée par Strabon comme ayant vécu au début de l'histoire de la ville, et l'autre, Athénaïs, à l'époque d'Alexandre le Grand. Les Sibylles érythréennes présidaient l'oracle apollinien.
Érythres faisait partie de la Confédération ionienne ou Dodécapole ionienne.
Histoire
Érythres est fondée au XIe siècle av. J.-C. par des colons grecs ioniens ayant quitté la Grèce à la suite d'une série de troubles politiques et de conflits incessants. La cité est dirigée par un roi qui est entouré d'une aristocratie de guerriers. Les rois d'Érythres appartiennent à la dynastie des Basilides. La cité fait partie de l'Ionie. Au fil du temps, la royauté perdit de son pouvoir. Elle finit par être renversée par l'aristocratie qui instaure un régime oligarchique restreint. Toutefois, les Basilides, ancienne maison royale, demeurent une famille importante dans ce nouveau régime politique. La cité n'est plus gouvernée par un roi, mais par une poignée de grandes familles aristocratiques.
Au début du VIIe siècle av. J.-C., Érythres rejoint la Confédération ionienne qui rassemble douze cités. Celles-ci sont prises par l'Empire perse en 546 av. J.-C. à qui elles doivent payer un tribut.
Vestiges
- Hérôon.
- Théâtre du IIIe siècle av. J.-C., réaménagé à l'époque d'Hadrien.
- Remparts.
- Acropole : temple d'Athéna Polias ; panorama.
Notes et références
Notes
- ↑ La francisation traditionnelle de Erythrae est « Érythres ». La finale grecque -ai et la finale latine -ae deviennent régulièrement -es en français : Athenae → Athènes ; Mycenae → Mycènes ; Thebae → Thèbes. Les variantes « Érythrées » et « Érythrée », que l'on trouve parfois, sont des francisations moins régulières : la première variante supposerait une forme latine sous-jacente Erythraeae, tandis que la seconde correspond plus exactement à une francisation d'Erythraea.
Références
- ↑ Littré 1848, p. 88.
- ↑ Larousse 1875, p. 674.
- ↑ Bouillet et Chassang 1878, p. 614.
- ↑ (la + fr) Félix Gaffiot, Dictionnaire Latin-Français, Paris, Hachette, , 1701 p. (lire en ligne)
- ↑ (grc + fr) Gérard Gréco, André Charbonnet, Mark De Wilde, Bernard Maréchal et al., Dictionnaire grec-français d'Anatole Bailly, , 4e éd. (1re éd. 1894) (lire en ligne)
Voir aussi
Sources antiques
- Strabon, Géographie [détail des éditions] [lire en ligne] (livre XIV, 34).
- Hérodote, livre I, 142 (on parle à Érythres le même dialecte ionien qu'à Chios).
Bibliographie
- Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, vol. 1, , « ÉRYTHRES »
- Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, vol. 14, (lire en ligne)
- Émile Littré, Histoire naturelle de Pline, (lire en ligne)
- Michel B. Sakellariou, La migration grecque en Ionie, Athènes, Institut français, 1958, p. 209 et suiv.
- Helmut Engelmann et Reinhold Merkelbach, Die Inschriften von Erythrai und Klazomenai, I, Bonn, Habelt, 1972, 285 p., 28 pl.
Articles connexes
Liens externes
- Ressource relative à la géographie :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
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