État de grâce

L'état de grâce, dans le vocabulaire du christianisme, est une faveur surnaturelle accordée par Dieu. Cette expression est souvent reprise, au sens figuré, par les médias.

Signification théologique

Dans la théologie catholique, l'état de grâce est l'état de sainteté d'une âme lorsqu'elle est pardonnée[1], purifiée du péché et habitée par la grâce sanctifiante de Dieu. Elle s'acquiert par le baptême, qui fait revêtir le Christ[2], et rend l'adoption filiale perdue par le péché originel[3]. L'état de grâce se perd par un péché mortel, et se retrouve par le sacrement de la confession[1].

Métaphore journalistique

Dans le langage journalistique, elle peut être utilisée pour désigner le moment de la vie politique pendant lequel l'opinion publique d'un pays est majoritairement favorable aux nouveaux dirigeants qui viennent d'accéder au pouvoir à la suite d'une élection. Les journalistes parlent aussi souvent des « 100 jours » comme étant une période privilégiée pour un nouvel élu, par exemple en France[4] ou en Allemagne[5].

Cette expression est aussi très usitée dans le journalisme sportif.

Notes et références

  1. « Définition : état de grâce » (consulté le )
  2. Galates 3, 27
  3. Catéchisme de l'Eglise Catholique, 1997 : "La grâce est une participation à la vie de Dieu, elle nous introduit dans l’intimité de la vie trinitaire : Par le Baptême le chrétien participe à la grâce du Christ, Tête de son Corps. Comme un " fils adoptif ", il peut désormais appeler Dieu " Père ", en union avec le Fils unique. Il reçoit la vie de l’Esprit qui lui insuffle la charité et qui forme l’Église"
  4. « État de grâce pour Nicolas Sarkozy et François Fillon », sur lemonde.fr, (consulté le )
  5. Pierre Bocev, « Angela Merkel fête cent jours d'état de grâce », Le Figaro, (consulté le )
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