Étienne Eugène De Greef

| Ministre de la Défense | |
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| Décès |
(à 94 ans) Bruxelles |
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| Grade militaire | |
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| Conflit |
Le lieutenant général Étienne Eugène De Greef (31 août 1900 - 14 février 1995[réf. nécessaire]) est un ministre de la Défense belge, servant sous deux Premiers ministres belges successifs (d'abord Pholien, puis Van Houtte) entre 1950 et 1954. Son mandat a coïncidé avec l'intervention belge dans la guerre de Corée, ainsi que d'importantes négociations sur la Communauté européenne de défense.
Biographie
De Greef était issu d'une famille wallonne.[réf. nécessaire]. Il était titulaire des diplômes d'ingénieur, ingénieur électricien, de spécialiste en béton armé et licencié en sciences commerciales[1].
En 1919, il est admis à l'École royale militaire. Il est nommé sous-lieutenant en . Il passe à l'arme du génie en 1924. Il est breveté d'état-major en 1934 et est affecté en tant que capitaine à la 6e division d'infanterie. Il est ensuite nommé professeur à l'École de guerre[1].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il commande le 4e bataillon des transmissions et est fait prisonnier par les Allemands à l'issue de la campagne des 18 jours en . Il est rapatrié d'Allemagne en et participe à la Résistance pendant le conflit[1].
Il est promu major en 1945 et est nommé chef du secrétariat administratif et technique puis comme chef de cabinet adjoint du ministre de la Défense nationale. Il est ensuite promu directeur des bâtiments militaires de 1re circonscription puis commandant de l'École de guerre[1].
D' à , le colonel De Greef exerce les fonctions de ministre de la Défense Nationale. Sous De Greef, la Belgique a promis de fournir 12 soldats pour 1 000 habitants. L'entraînement militaire obligatoire est passé de un à deux ans et l'effectif total de l'armée est passé à 150 000 hommes.
Le prédécesseur de De Greef (Henri Moreau de Melen du Parti social chrétien) a démissionné de son mandat pour se porter volontaire pour servir en Corée. Le propre fils de De Greef, le capitaine Guy de Greef (décrit comme « un superbe officier »[2]) a commandé la Compagnie C du Corps des volontaires belges en Corée en 1953, à la bataille de Chatkol. De Greef n'est pas le ministre qui a pris la décision d'envoyer des soldats belges à la mission de l'ONU en Corée bien qu'il ait exercé ses fonctions pendant toute la durée du conflit.
Promu lieutenant-général (grade le plus élevé dans la hiérarchie militaire belge), il est ensuite nommé inspecteur général du génie et des transmissions et commissaire militaire à la Commission des télégraphes et téléphones[1].
De Greef a participé aux négociations de la Communauté européenne de défense et de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord[3].
Notes et références
- « Le lieutenant-général E. De Greef », Le Soir, , p. 10 (lire en ligne
)
- ↑ US Lt. Ben Rachlis, artillery liaison with Belgian contingent, quoted in Belgians Can Do Too! 1950-1955 The Belgian-Luxembourg Battalion in Korea, Royal Museum of the Army and of Military History, Brussels (2010), (ISBN 2-87051-050-0) p.169-173
- ↑ « The Sydney Morning Herald - Google News Archive Search », news.google.com
Liens externes
- Cabinet du gouvernement Pholien, 1950-1952
- A. Maurits van der Veen, Défendre l'intégration ou intégrer la défense ? Ratifying the EDC in Belgium and the Netherlands, University of Georgia (2009) - Négociations auxquelles De Greef a participé
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