Étienne Maynon d'Invault

Étienne Maynon d'Invault
Fonctions
Contrôleur général des Finances
Intendant de la généralité d'Amiens
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Parentèle
Barbe-Madeleine Maynon (d) (tante paternelle)

Étienne Maynon d'Invault est un homme d'État français né à Paris en 1721 et mort à Saint-Germain-en-Laye en France le .

Biographie

Il est l'un des trois fils de Vincent Maynon d'Invault, conseiller au Parlement de Paris[1],[2] (1668–1736) et sa seconde épouse, Agnès Bouvard de Fourqueux, mariés en 1712. La première épouse de Vincent Maynon était Catherine Hardouin-Mansart († 1702), mariage sans descendance.

Il porte le nom de la terre d'Invault, ancienne commune de Manchecourt, rattachée à la commune actuelle de Le Malesherbois (Loiret)[2].

Étienne Maynon d'Invault est conseiller à la 4e chambre des Enquêtes du Parlement de Paris en 1741. Il est ensuite maître des requêtes (-), président au Grand Conseil (1753), intendant de la généralité Picardie à Amiens (août 1754). Nommé conseiller d'État surnuméraire le , il devient conseiller d'État de semestre le .

Il est nommé contrôleur général des finances le , jusqu'en 1769, en remplacement de Clément Charles François de L’Averdy, et ministre d'État le .

« Physiocrate convaincu et personnage assez ridicule, beau-frère de Trudaine de Montigny, [...] tout [son] mérite se réduisait à être de la faction Choiseul. » (Michel Antoine) Il fit proroger le second vingtième jusqu'en 1772, ce qui souleva de vives remontrances des Parlements et contraignit Louis XV à tenir un lit de justice le afin d'enregistrer l'édit.

Il utilise les expédients ordinaires, tout en préparant des mesures drastiques qui doivent être discutées le aux Conseils des Dépêches et des Finances réunis, après avoir été examinées la veille chez le chancelier Maupeou dans un comité réunissant les membres de ces deux conseils. Mais Maupeou soumet ces projets à une vive critique, que Choiseul combat vainement. À la suite de cette réunion, Louis XV décide de ne pas soumettre les mesures envisagées au Conseil élargi ce qui amène la démission de Maynon d'Invault le . Il est remplacé par l'abbé Terray. L'arrivée de Terray aux finances aura pour conséquence la démission de Choiseul et de son frère Praslin le 24 décembre de l'année suivante.

Mariage et descendance

En 1768, il épouse sa cousine Adélaïde Élisabeth Bouvard de Fourqueux (1745-1813), fille de Michel II Bouvard de Fourqueux (1719-1789), conseiller d'État, et de Marie Louise Auget de Monthyon[3]. Elle était la nièce d'Antoine Jean-Baptiste Robert Auget, baron de Montyon (ou Monthyon) et la petite-fille de Michel I Bouvard de Fourqueux.

Tous deux n'ont pas d'enfant, mais son épouse adopte en 1799 une petite fille de sa sœur, Anne Rosalie Bouvard de Fourqueux, mariée avec Philibert Trudaine de Montigny : Élisa Françoise Oberton (Paris, paroisse Saint-Merri, 1er août 1793 - Paris 8e, 17 février 1867) et lui donne son nom de Bouvard. Celle-ci épouse à Fourqueux le 28 juillet 1806, Benjamin Théodore Le Cornu de Balivière, lieutenant-colonel de cavalerie, maréchal des logis des chevau-légers du Roi (Moulins, 16 juillet 1782 - Fourqueux, 4 avril 1821). Après la mort de son époux et le mariage de leurs filles, Élisa Françoise de Balivière entre en religion. De son mariage, sont issues principalement trois filles :

  • Marie Élisabeth Le Cornu de Balivière (1812-1876), mariée en 1828 avec René de Chabenat de Bonneuil (1804-1884). Dont postérité ;
  • Robertine Le Cornu de Balivière (1815-1838), mariée en 1832 avec Raymond de Monteynard. Dont postérité ;
  • Louise Le Cornu de Balivière (1821-1893), mariée en 1838 avec Charles de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut (1815-1892). Dont postérité[4]

Résidences

Bibliographie

  • François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier, Dictionnaire de la noblesse. Chez La Veuve Duchesne (1775), p. 664.
  • Jacques Bresson, Histoire financière de la France, Bachelier, 1829, p. 509.
  • Notice publiée dans Françoise Bayard, Joël Félix, Philippe Hamon, Dictionnaire des surintendants et contrôleurs généraux des finances, Comité pour l'Histoire économique et financière de la France, 2000 (ISBN 2-11-090091-1), XVIIIe siècle, p. 16.
  • Laurence Croq, « Madame de Fourqueux, femme du monde et écrivain », Histoire et civilisation du livre - Revue internationale, VII, 2011, A travers l'histoire du livre et des Lumières. Études d’histoire du livre offertes au professeur Daniel Roche par ses élèves, ses collègues et ses amis, Frédéric Barbier et Robert Descimon (éd.), p. 157-177.

Notes et références

  1. Chyristine Favre-Lejeune, Les Secrétaires du Roi de la grande Chancellerie de France - Dictionnaire biographique et généalogique (1672-1789), tome 2, Paris, Sedopols, , 1319 p., p. 949-950
  2. Thierry Claeys, Dictionnaire biographique des Financiers en France au XVIIIe siècle, tome 2, Paris, SPM, , 1221 p., p. 375-377
  3. Archives départementales des Yvelines, 1135633, registre paroissial de Fourqueux, 7 décembre 1768, mariage Maynon-Bouvard.
  4. Michel de Gouberville, Composition sociologique et géographique d'une ascendance au temps du Roi-Soleil, l'auteur, , 122 p., p. 10, 47-62
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