Étienne Moreau-Nélaton

Étienne Moreau-Nélaton
Fonctions
Secrétaire
Société nationale des beaux-arts
Vice-président
Société des amis du Louvre
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Père
Mère
Conjoint
Edmée Braun (d)
Autres informations
Propriétaire de
Membre de
Maître
Distinctions
Œuvres principales
Harfleur (d), La Lecture (d), La Place de Fère-en-Tardenois (d)
Vue de la sépulture.

Étienne Moreau-Nélaton[1], né le à Paris où il est mort le [2], est un peintre, céramiste, affichiste, collectionneur et historien d'art français.

Il est connu pour avoir légué à la France de très nombreuses œuvres d'art, dont Le Déjeuner sur l'herbe d'Édouard Manet, Rue de la Chaussée à Argenteuil et La Forge à Marly-le-Roi d'Alfred Sisley ou encore Les Coquelicots de Claude Monet[3], tous conservés au musée d'Orsay à Paris.

Biographie

Il est le fils d'Adolphe Moreau (1827-1882), collectionneur d'art et conseiller d'État, et de Camille Nélaton, artiste peintre et céramiste.

Son épouse, Edmée Braun, et sa mère, Camille Moreau-Nélaton, font partie des victimes de l'incendie du Bazar de la Charité en 1897[4],[5].

Son grand-père Adolphe Moreau (1800-1859), agent de change, se prit d'affection pour l'œuvre d'Eugène Delacroix, passion qu'il transmit à son fils et qu'Étienne poursuivit à travers quelques publications notables.

Il fut l'élève du peintre Henri Harpignies[6].

Il fut décoré de la Légion d'honneur en 1907 et est élu membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1925[5].

Il effectua trois donations (ou legs) importantes d'œuvres d'art, en 1906, 1919 et 1927, ce qui en fait l'un des plus grands donateurs particuliers envers l'État français. Celle de 1906 rassemble des artistes qu'il admirait : Eugène Delacroix, Alexandre-Gabriel Decamps, Jean-Baptiste Corot, Henri Fantin-Latour, Édouard Manet, Eugène Carrière, Pierre Puvis de Chavannes, Maurice Denis[7]. Les 40 toiles de Corot, que Moreau-Nélaton plaçait parmi les plus grands, sont aujourd'hui rassemblées dans une seule salle[8] au musée du Louvre.

En 1927, il lègue au musée du Louvre et à la Bibliothèque nationale de France toute sa documentation, constituée d'une collection de plusieurs milliers de dessins, calques et gravures[6].

Buste d'Étienne Moreau-Nélaton par Paul Paulin (musée d'Orsay)

Un portrait de lui avec la jeune Hélène Helleu, réalisé à la pointe-sèche par Paul Helleu, a figuré sous le n° 5 du catalogue de la vente "Art Nouveau et Art Déco" par l'étude Tajan à Paris le 19 mai 1999 (reprod. coul.).

Distinctions

Galerie d'œuvres

Œuvres

Eaux-fortes

Au Château-Musée de Nemours:

  • Kalypso, XIXe siècle, eau-forte, 32.4 x 50.2 cm, n° inv. 1908.69.1[12].
  • La sœur de charité, XIXe siècle, eau-forte, 39.4 x 45.8 cm, n° inv.1909.20.1[13].
  • Bienheureux ceux qui souffrent la persécution, XIXe siècle, eau-forte, 45.4 x 39.5 cm, n°inv.1909.21.1[14].
  • Bienheureux ceux qui pleurent, XIXe siècle, eau-forte, 39 x 46.1 cm, n°inv.1909.22.1[15].

Affiches

Catalogue du Salon de la Société nationale des Beaux-Arts (1905)
Affiche pour Saint-Jean-du-Doigt (1894).
Affiche pour la deuxième exposition des Arts de la Femme, Union centrale des arts décoratifs à Paris (1894).

Reproduites dans la revue Les Maîtres de l'affiche :

  • 1894 : Saint-Jean-du-Doigt
  • 1894 : 2e exposition des Arts de la Femme, avril-juin [1895], Palais de l'Industrie
  • 1897 : La Nativité
  • 1897 : Exposition nationale de la Céramique et de tous les Arts du feu
  • 1897 : Notre-Dame du Travail

Peintures

Publications

  • Les Grands Saints des petits enfants : légendes en images, 1896
  • Camille Moreau, peintre et céramiste, 1840-1897, 1899
  • Notre-Dame de Val-Joyeux, 1900
  • Les Le Mannier, peintres officiels de la cour des Valois au XVIe siècle, 1901 (lire en ligne)
  • Le Peau-Rouge, 1902
Illustration de Peau Rouge, ouvrage de Etienne Moreau- Nelaton .
  • Les Douze Coups de minuit, 1903
  • Histoire de Corot et de ses œuvres, d'après les documents recueillis par Alfred Robaut, 1905 (lire en ligne)
  • Chantegrive, 1906
  • Manet, graveur et lithographe, 1906
  • Les Clouet, peintres officiels des rois de France. À propos d'une peinture signée de François Clouet, 1908
  • Le Portrait à la Cour des Valois : crayons français du XVIe s. conservés au Musée Condé à Chantilly, 5 vol., 1910 (lire en ligne)
  • Histoire de Fère-en-Tardenois, 3 vol., 1911
  • Fleurs et bouquets, étude sur le jeu de l'arc dans l'arrondissement de Château-Thierry, 1912
  • Corot, biographie critique, 1913
  • Les Églises de chez nous, 3 vol., 1913-1914, prix de Joest de l’Académie française
  • Mon bon ami Henriet, 1914
  • Le Roman de Corot, 1914
  • La Cathédrale de Reims, 1915 (lire en ligne)
  • Delacroix raconté par lui-même, étude biographique d'après ses lettres, son journal, etc., 2 vol., 1916
  • Jongkind raconté par lui-même, 1918
  • Mémorial de famille, 1918, 5 vol. : (tome 1), (tome 2), (tableaux généalogiques)
  • Histoire d'une âme héroïque. Dominique Moreau-Nélaton [aspirant au 44e régiment d'infanterie, mort pour la France], raconté par son père, 1919
  • Chez nous après les Boches. Le Foyer détruit. Le Coq qui pleure. La Croix de bois, 1919
  • Millet raconté par lui-même, 3 vol., 1921 (tome 2), (tome 3)
  • Les Clouet et leurs émules, 1924
  • Corot raconté par lui-même, 2 vol., 1924 (tome 1), (tome 2)
  • Daubigny raconté par lui-même, 1925
  • Bonvin raconté par lui-même, 1927
  • Manet raconté par lui-même, 2 volumes, édition Henri Laurens, Paris, 1926 (tome 1), (tome 2)

Notes et références

  1. ↑ Né Adolphe-Étienne-Auguste Moreau, un décret du 26 mars 1874 l'autorisera à accoler Nélaton à celui de Moreau pour se faire appeler désormais Moreau-Nélaton.
  2. ↑ Acte de décès à Paris 8e, n° 844, vue 26/31.
  3. ↑ « Musée d'Orsay : De Corot aux impressionnistes, hommage à Etienne Moreau-Nélaton », sur musee-orsay.fr (consulté le ).
  4. ↑ « Liste des victimes sur le site officiel de l'association Mémorial du Bazar de la Charité », sur bazardelacharite.fr
  5. « Dictionnaire critique des historiens de l’art - MOREAU-NELATON, Étienne », sur www.inha.fr
  6. Vincent Pomarède, Corot, la passion de Moreau-Nélaton, in Grande Galerie - Le Journal du Louvre, déc./jan./fév. 2014, no 26.
  7. ↑ Louis Vauxcelles, « La collection Moreau-Nélaton », Art & Décoration, tome XXI, janvier-juin 1907, pp. 106-114
  8. ↑ Aile Sully, 2e étage, salle 69
  9. ↑ « Art moderne | Vente no 1942 | Lot no 195 | Artcurial », sur www.artcurial.com (consulté le )
  10. ↑ De Baecque et Associés, « Étienne Adolphe MOREAU-NÉLATON (1859-1927)... », sur De Baecque et Associés (consulté le )
  11. ↑ « Vente aux enchères Adolphe Etienne MOREAU NELATON (1859 1927). Scène… », sur www.drouot.com (consulté le )
  12. ↑ « Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais - », sur rmn.fr (consulté le ).
  13. ↑ « Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais - », sur rmn.fr (consulté le ).
  14. ↑ « Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais - », sur rmn.fr (consulté le ).
  15. ↑ « Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais - », sur rmn.fr (consulté le ).

Annexes

Bibliographie

  • Vincent Pomarède, Étienne Moreau-Nélaton : un collectionneur peintre ou un peintre collectionneur, éd. Association Moreau-Nélaton, Paris, 1988, (ISBN 978-2-95029-320-6).
  • Elisabeth Foucart-Walter, Corot, Robaut et Moreau-Nélaton : une triade inoubliable, in Rodolphe Walter, Corot à Mantes, éditions de l'Amateur, 1997, (ISBN 978-2-85917-234-3).
  • Dominique de Font-Réaulx (dir.), Delacroix en héritage - Autour de la collection Moreau-Nélaton, coédition Musée du Louvre/éditions Le Passage, , (ISBN 978-2-84742-293-1)
    Catalogue de l'exposition éponyme au Musée Eugène Delacroix, présentée du 11 décembre 2013 au 17 mars 2014.

Liens externes

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