Étienne de Liège

Étienne de Liège
Fonctions
Évêque
Diocèse de Liège
-
Abbé
Biographie
Naissance
Décès
Activités
Période d'activité
Xe siècle
Autres informations
Ordre religieux

Étienne, né vers 850 et décédé le à Liège (Belgique), est un moine et abbé bénédictin, lorsqu’il devient évêque de Liège qu’il gouvernera de 901 à sa mort, en 920. Il est connu comme compositeur de musique religieuse et renouvellera la liturgie dans son diocèse de Liège.

Éléments de biographie

D’origine noble et né aux environs de 850[1], Étienne fait des études au palais de la cour lotharingienne de Charles-le-Chauve à Metz sous la direction du philosophe Mannon[Qui ?]. En quittant l'école du palais, Étienne entre comme chanoine de la cathédrale de Metz. Il assiste à un concile tenu à Metz en 888. Vers 890 il est abbé de Saint-Evre. Peu après, il est pourvu de l'abbaye de Saint-Mihiel, en Lorraine.

Vers 902, Etienne est consacré évêque de Liège, diocèse qui fait alors partie du Saint-Empire romain germanique (par la Basse-Lotharingie). Louis IV, roi de Germanie, confirme de plus Étienne comme abbé de Lobbes par acte donné à Aix-la-Chapelle en 908.

Érudit et musicien

Comme évêque d’un diocèse qui prend son essor et deviendra bientôt « principauté », Étienne continue l’œuvre de son prédécesseur, Francon, qui contribua grandement au renouveau intellectuel au pays de Liège[2] et à l’accroissement des biens territoriaux. Comme lui, Étienne consacre son énergie à donner une excellente réputation aux écoles liégeoises en y développant l’enseignement et les études.

Musicien et linguiste doué, il compose plusieurs cantiques religieux — dont la Magna Vox qui sera l'hymne liégeois jusqu'à la fin de la Principauté — et des traités de liturgie. Les textes de l’office divin de la Très Sainte Trinité lui sont attribués (grâce à son Festi Sanctisissimae Trinitatis)[3]. La deuxième antienne du Magnificat des premières Vêpres, Magna vox laude sonora, est restée dans l’histoire comme le chant national de la Principauté de Liège, jusqu’en 1788.

Comme écrivain Étienne de Liège est l’auteur d’une Vita prima sancti Lamberti, qui est la plus répandue des œuvres hagiographiques du Xe siècle du pays wallon, et de la compilation du Liber Capitularis, le premier livre liturgique du diocèse de Liège aujourd’hui perdu.

Étienne, évêque de Liège, meurt le et est inhumé dans la cathédrale Saint-Lambert de Liège [4].

Œuvres principales

Musique religieuse

  • Office divin de l’invention[5] de saint Étienne (fin du IXe siècle)
  • Office divin de la Trinité
  • Office divin de saint Lambert (entre 902 et la fin 915)

Écrits

  • Vita prima sancti Lamberti (c. 902)
  • Liber Capitularis (entre 902-916)

Sources

  • Florence Close, « L’office de la Trinité d’Étienne de Liège (901-920): Un témoin de l’héritage liturgique et théologique de la première réforme carolingienne à l’aube du Xe siècle », Revue belge de philologie et d'histoire, Bruxelles, t. 86, no 3,‎ , p. 623-643.
  • Léopold Genicot (dir.), Histoire de la Wallonie, Toulouse, Privat éditeur, coll. « Univers de la France et des pays francophones », , p. 118 et 167.

Notes et références

  1. ↑ Toutes les dates données sont à considérer comme approximatives: les sources ne sont pas concordantes à ce sujet.
  2. ↑ Ce que l’on appelle parfois « civilisation mosane ».
  3. ↑ La version originale en est perdue.
  4. ↑ Théophile Lejeune, L'ancienne abbaye de Lobbes, vol. Annales, t. II, Mons, Cercle archéologique de Mons, , 83 p., p. 49-50.
  5. ↑ En liturgie catholique, une « invention » est la célébration liturgique que l'Église catholique organise en mémoire de la découverte d'importantes reliques.

Voir aussi

Liens

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