Étoile-Saint-Cyrice

Étoile-Saint-Cyrice
Étoile-Saint-Cyrice
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Intercommunalité Communauté de communes du Sisteronais-Buëch
Maire
Mandat
Paul Jouve
2020-2026
Code postal 05700
Code commune 05051
Démographie
Population
municipale
23 hab. (2023 en évolution de −23,33 % par rapport à 2017)
Densité 1,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 18′ 58″ nord, 5° 37′ 43″ est
Altitude Min. 698 m
Max. 1 296 m
Superficie 14,41 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Serres
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Étoile-Saint-Cyrice
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Étoile-Saint-Cyrice
Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes
Voir sur la carte topographique des Hautes-Alpes
Étoile-Saint-Cyrice
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Étoile-Saint-Cyrice
Liens
Site web etoilestcyrice.fr

Étoile-Saint-Cyrice est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. La commune est née de la fusion d'Étoile-le-Château et de Saint-Cyrice le . La commune de Saint-Cyrice a été détruite par la Gestapo et la milice de Gap car des maquisards y avaient trouvé refuge. Seules l'église et la mairie furent épargnées (cf. image ci-dessous). La commune fait partie du parc naturel régional des Baronnies provençales, créé en 2015.

Géographie

La commune se situe au sud-ouest du département des Hautes-Alpes, à la limite du département de la Drôme.

Étoile-Saint-Cyrice est à 19 kilomètres Laragne-Montéglin, à 25 kilomètres de Serres (Hautes-Alpes), à 40 kilomètres de Sisteron et à 60 kilomètres de Gap.


Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 10 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 987 mm, avec 7,5 jours de précipitations en janvier et 4,5 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Séderon à 14 km à vol d'oiseau[7], est de 9,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 032,4 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −23 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Étoile-Saint-Cyrice est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (82,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (79,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (47,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (35 %), zones agricoles hétérogènes (17,9 %)[15].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Étoile-Saint-Cyrice est formée de la réunion des hameaux d'Étoile et de Saint-Cyrice.

Étoile est attesté sous son nom latin Stela en 1075[16], Stella en 1085[17], castrum de Stella au XIIIe siècle[18],[16]. Stela peut-être issu de l'occitan estela, du provençal èsteu signifiant écueil, « pointe rocheuse »[16].

Saint-Cyrice est attesté sous sa forme latine Sanctus Ciricius en 1173[19]. Sant-Cirici en occitan haut-alpin. Saint Cyrice, plus connu sous l'appellation saint Cyr, est le plus jeune martyr chrétien connu.

Histoire

Au Moyen Âge, l’église paroissiale dépendait de l’abbaye de Chardavon (actuellement dans la commune de Saint-Geniez), abbaye qui percevait les revenus attachés à cette église[20].

Saint-Cyrice plaque commémorative des maquisard

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? Hippolyte Jouve    
mars 2001[21] mars 2014 Pierre-Yves Bochaton    
mars 2014 en cours Paul Jouve[22],[23]   Ancien agriculteur exploitant

Intercommunalité

Étoile-Saint-Cyrice fait partie :

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[25].

En 2023, la commune comptait 23 habitants[Note 2], en évolution de −23,33 % par rapport à 2017 (Hautes-Alpes : +1,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
154169171176190180168182175
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
150139147124140151135132119
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
138112124838572615236
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
363929202831343331
2021 2023 - - - - - - -
2623-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

Galerie

Notes et références

Notes

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Cartes

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

  1. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  5. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  6. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  7. « Orthodromie entre Étoile-Saint-Cyrice et Séderon », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Séderon », sur la commune de Séderon - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  9. « Station Météo-France « Séderon », sur la commune de Séderon - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  11. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  12. Insee, « Métadonnées de la commune ».
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  16. Stéphane Gendron - 2006 - La toponymie des voies romaines et médiévales: les mots des routes anciennes - Page 64 - (ISBN 2877723321).
  17. Dans le cartulaire de Saint Victor.
  18. Dans les archives du Dauphiné.
  19. Dans le cartulaire du monastère de Durbon .
  20. Baratier, Duby & Hildesheimer, Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (BNF 35450017), carte 72
  21. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  22. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  23. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.

Voir aussi

Bibliographie

  • Pierre Faure et Jean-Paul Rouxel, Ceux de St Cyrice, Association départementale de sauvegarde du patrimoine du Pays du Buëch et des Baronnies – A la belle étoile, 2011

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail des communes de France
  • icône décorative Portail des Hautes-Alpes