Étoile des félibres

Représentation de l’étoile sur la couverture de la revue félibréenne La Terro d’Oc.

L’étoile occitane à sept branches, ou étoile des félibres[1], appelée en occitan Astrada (graphie de l'I.E.O dite classique), Astrado[N 1] (graphie mistralienne) ou improprement Santo Estello[N 2] en provençal, ou Sante Estéle en gascon graphie fébusienne, est un symbole ayant la forme d'une étoile.

Histoire et symbolique

Logo du Félibrige (étoile sur fond de carte de l’Occitanie) et drapeaux des provinces d’Oc à la Santo Estello de Bagnères de Bigorre.

Félibrige initial

Elle est apparue comme emblème parlant du Félibrige, association pour la renaissance culturelle du « provençal ou langue d’oc » créée le 21 mai (jour de la Sainte Estelle) 1854[1]. Le nombre de branches correspond d’abord aux sept fondateurs (primadié) de l’association, dont Frédéric Mistral.

Ce nombre sept est parfois mis en parallèle avec celui des maintenances (régions administratives) du Félibrige, mais le nombre de ces maintenances a quelque peu varié dans l’histoire de l’association, elles sont actuellement au nombre de six.

Provinces

Les maintenances sont toutefois resté reliées aux provinces historiques ou régions méridionales : Aquitaine, Auvergne, Gascogne-Haut Languedoc, Languedoc-Roussillon, Limousin et Provence[2], ou Auvergne, Dauphiné, Gascogne, Guyenne, Languedoc, Limousin et Provence à ce jour, ou encore Auvergne, Catalogne, Gascogne-Béarn, Guyenne-Périgord, Languedoc, Limousin, Provence (en 1983)[3].

Le maintien des provinces historiques, dans ces listes, corrèle avec les noms souvent en usage pour un ensemble (ou sous-ensemble) de parlers : auvergnat, gascon (et béarnais), languedocien, limousin, provençal. D'ailleurs, l'abbé Grégoire déjà, dans son rapport (sur les « patois » en France) présenté en , utilise de nombreux noms de provinces.

Félibrige et occitan

L’étoile est ensuite ajoutée à la croix sur le Drapeau de l’Occitanie par François Fontan[4], afin de distinguer ce drapeau de celui du Languedoc. Les sept branches représentent les sept grandes provinces occitanes : Auvergne, Dauphiné, Gascogne, Guyenne, Languedoc, Limousin et Provence[5]. La province du Dauphiné a remplacé celle de Catalogne dans la version proposée par François Fontan.

Autres usages

L’étoile est utilisée dans les chartes graphiques de revues (la Tèrro d'Oc en 1897, voir illustration) ou d’éditions (l’Astrado).

Couleurs

Lorsqu’elle est colorée, l’étoile est d’or. Elle apparaît sur des fonds de couleurs diverses : bleu sur la plupart des illustrations du Félibrige ou de diverses associations provençales et rouge sur le Drapeau de l’Occitanie.

Galerie

Notes et références

Notes

  1. astrado en graphie mistralienne ; astrada en graphie classique.
  2. Santo Estello en graphie mistralienne ; Santa Estèla en graphie classique.

Références

  1. Dominique Cureau. "L’étoile des félibres", Vexillologie Provençale.
  2. « Vocabulaire », sur felibrige.org (consulté le ).
  3. Pierre Miremont et Jean Monestier, Le Félibrige et la langue d'oc, Bibliothèque du Bournat du Périgord, coll. « Langue et littérature d'oc », , « Motion sur la régionalisation (20 novembre 1983) », p. 303-304
  4. "Quel drapeau", site de la Ville d’Agen.
  5. Pascal Vagnat. "Drapeaux de l’Occitanie". Les emblèmes de France. 2009.

Articles connexes

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