Îles orientales d'Al-Andalus

Les îles orientales d’al-Andalus (arabe : Al-jaza’ir al-Sharquiya li-l-Andalus)[réf. nécessaire], est le nom des îles Baléares à l’époque musulmane (903-1229), comprenant Mayurqa, Manurqa, Yabisah et Faramantira. Son organisation politique varia grandement au fil de plus de trois siècles de domination islamique, depuis la forte dépendance au pouvoir central sous le califat de Cordoue jusqu’à la pleine indépendance de la Taïfa de Majorque, en passant par toutes les situations intermédiaires.
Premiers contacts des musulmans avec les îles
Les domaines occidentaux de l’Empire byzantin avaient commencé à échapper au contrôle de Constantinople au début du VIIe siècle. Son autorité sur Majorque, Minorque et les îles Pityuses était déjà plus nominale qu’effective. Leurs dirigeants avaient commencé à construire des châteaux dans les montagnes[réf. nécessaire]. Les habitants des îles consacraient une partie de leur activité à la piraterie[réf. nécessaire]. La première expédition des musulmans contre les îles prit place en l’an 707 quand le gouverneur d’Ifriqiya, Mussa ibn Nusair, attaqua les îles. Plus tard, Mussa conquit la péninsule Ibérique avec Tariq ibn Ziyad. Devant le danger auquel ils faisaient face, les chrétiens des Baléares et des Pitiuses réclamèrent l’aide de l’empereur Charlemagne (vers 800). Durant le IXe siècle, les Baléares allaient être attaquées par les Normands et les musulmans. En l’an 848, l’émir de Cordoue Abd al-Rahman II, les soumit pour avoir arrêté de payer les impôts auxquels ils s’étaient engagés, peut-être à la suite du premier traité ou d’un accord ultérieur avec les émirs indépendants de Cordoue[réf. nécessaire]. L’an suivant, les Baléares envoyèrent un ambassade qui obtint le pardon et la restitution de leur statut antérieur en échange d’une amende.
La conquête arabe (903)
Un notable arabe, musulman, Issam al-Khawlaní (es) débute le pèlerinage à La Mecque. Une tempête le contraint à trouver refuge à Majorque, et il en décide la conquête. À son retour, il le propose à la cour, et part avec une armée. La conquête commence en 902.
Malgré une dure résistance des citadelles, les musulmans s’emparent des îles. Issam al-Khawlani reconstruit la ville de Palma et bâtit des bains, des mosquées et des auberges. Il renomme la ville Madina Mayurqa.
Les îles restent attachées à l’émirat de Cordoue et sont connues sous le nom d’îles Orientales d’Al-Andalus.
Les Baléares au temps du califat de Cordoue (903-1203)
Les musulmans s’aperçoivent que la cité est pratiquement abandonnée[réf. nécessaire] et qu'il n’y a déjà plus d’évêque[réf. nécessaire]. Ils favorisent l’émigration issue de la péninsule et du nord de l’Afrique. Peu à peu, toute la population adopte [réf. nécessaire] la religion musulmane et la langue arabe. Les musulmans introduisent de nouvelles cultures aux Baléares (safran, riz, aubergines, artichauts) et mettent en marche des systèmes complets d’irrigation comme les qânats et les puits.
Ils commencent aussi la construction des cultures en terrasse (espagnol : marjada (es)) afin de profiter du relief des montagnes.
Les îles Orientales d’Al-Andalus sont gouvernées par un gouverneur qui réside à Madina Mayurqa au palais de l’Almudaina. À côté de ce palais se trouve la grande mosquée. Il y a aussi beaucoup d’autres mosquées et des bains, des écoles et des bibliothèques[réf. nécessaire].
Le régime almohade (1203-1229)
Les Almoravides venus d'Afrique du Nord gouvernent jusqu'en 1203.
Ils sont remplacés par les Almohades jusqu'en 1229. Ceux-ci établissent un régime très dur.
La reconquête espagnole (1229)
Les actes de piraterie conduits à partir des îles suscitent des expéditions, en vue de protéger la navigation.
En 1114 se déroule un premier siège devant Palma.
Le roi d'Aragon Jacques Ier décide une expédition militaire, en . Elle part de Salou, en Catalogne, débarque à Santa Ponça et défait l'armée musulmane à la bataille de Portopí le .
Elle comprend diverses nationalités, dont un grand nombre de Français[1].
En , Palma est prise. L'île est soumise en quelques mois, seule une petite poche de résistance subsiste jusqu'en 1232 dans la Serra de Tramuntana. Une partie de la population musulmane s'est enfuie vers l'Afrique, une autre partie est assimilée ou réduite en esclavage[réf. nécessaire].
Notes et références
- (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Islas orientales de al-Ándalus » (voir la liste des auteurs).
- ↑ A Lecoy de la Marche Les relations politiques de la France et du Royaume de Majorque http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1893_num_54_1_447754_t1_0152_0000_3
- Portail d’al-Andalus
- Portail de l'islam
- Portail de l’Espagne
- Portail des îles Baléares
- Portail de la mer Méditerranée
- Portail du haut Moyen Âge