Îlet à Cabrit
| Îlet à Cabrit | ||||
| Géographie | ||||
|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||
| Archipel | Îles des Saintes | |||
| Localisation | Mer des Caraïbes | |||
| Coordonnées | 15° 52′ 31″ N, 61° 35′ 42″ O | |||
| Superficie | 0,45 km2 | |||
| Administration | ||||
| Région | Guadeloupe | |||
| Arrondissement | Basse-Terre | |||
| Commune | Terre-de-Haut | |||
| Démographie | ||||
| Population | Aucun habitant | |||
| Autres informations | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Guadeloupe
Géolocalisation sur la carte : Caraïbes
Géolocalisation sur la carte : océan Atlantique (Nord)
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| Île en France | ||||
L'îlet à Cabrit est une petite île inhabitée de la mer des Caraïbes située dans l'archipel des Saintes, aux Antilles françaises. Il est administrativement rattaché à la commune de Terre-de-Haut[1].
Géographie
L'îlet à Cabrit est situé à environ un kilomètre au nord-ouest de l'île de Terre-de-Haut, fermant partiellement la baie des Saintes. Il occupe ainsi une position stratégique à l'entrée de l'archipel.
L'île mesure approximativement 1,2 km d'est en ouest et 750 m du nord au sud. Elle doit son nom au pâturage des chèvres des agriculteurs saintois. Son point culminant s'élève à 85 m, sur le site du fort Joséphine. Elle comporte trois pointes, la pointe à Cabrit à l'ouest, la pointe de Sable au sud et la pointe Bonbarde[2] à l'est, qui encadrent trois anses: l'anse sous le Vent au sud-ouest, l'anse du Bananier au sud-est et l'anse du Petit étang au nord.
Par sa présence, l'îlet à Cabrit délimite deux passes, la passe de la Baleine à l'est et la passe du Pain de sucre au sud, qui constituent les deux voies d'accès au port de Terre-de-Haut.
Histoire
La position stratégique de la Petite Martinique (ancienne appellation de l'îlet à Cabrit) en a toujours fait un lieu de sentinelle. En 1777, la France y construisit, au sommet du morne de la Pointe de Sable, une fortification nommée fort de la Reine avant d'être rebaptisée fort Joséphine en 1805. Il formait alors un système défensif avec le fort Napoléon et la batterie de Tête Rouge situés sur Terre-de-Haut[3].
Les Anglais, qui s'étaient rendus maîtres des Saintes en 1809, conservèrent le fort Joséphine et lui ajoutèrent une citerne. Après le retour de la Guadeloupe sous domination française, le fort Joséphine devint un pénitencier à partir de 1851 mais il fut ravagé par un ouragan, le [4]. Il continua cependant d'accueillir des bagnards en route vers Cayenne jusqu'en 1902[5].
En 1871, l'îlet à Cabrit devint un lieu de quarantaine : un lazaret (quelques bâtiments et un débarcadère), est construit à l'ouest de l'île, dominant l'anse sous le vent. Il était destiné à recevoir les immigrants originaires des Indes orientales, venus remplacer les esclaves libérés en 1848[6],[7]. Il cessera son activité vers 1902[8].
Au début des années 1960, un promoteur tenta d'établir un hôtel vers la partie centrale de l'Ilet. La construction ne sera pas achevée ; en subsistent les vestiges d'une demi-douzaine de bâtiments[8].
Biodiversité
L'île est recouverte d’une forêt sèche, secondaire, dominée par les bois-savonnettes et les poiriers-pays. Le littoral est bordé de mancenilliers et poiriers-pays. Les oiseaux occupent les sous-bois : colibris, parulines jaunes, viréos à moustaches… ainsi que des espèces endémiques comme le lézard Anolis de Terre-de-Haut ou la couleuvre couresse des Saintes, sans oublier l'iguane des Saintes appartenant à l'espèce des petites Antilles [9]. Les savanes à cactées, près des falaises, sont caractérisées par la présence des cactus tête à l’anglais et d’oiseaux marins protégés : pailles en queue, sternes bridées, balbuzards[10]...
Plongée
À l'extrémité de la pointe à Cabrit se trouve un site de plongée réputé : le Trou à Diable[11]. Un autre site est situé à la pointe Bonbarde[12].
Références
- ↑ Sauzeau de Puyberneau, « Monographie sur les Saintes (dépendance de la Guadeloupe) », sur gallica.bnf.fr, Impr. de P. Cassignol,
- ↑ Écriture adoptée par l'IGN.
- ↑ Quatre positions de batteries renforçaient la défense de l'île : de la pointe à Cabrit, de la pointe Bombarde, Bergeret et de l'anse à Chaux.
- ↑ Un officier et 5 bagnards périrent.
- ↑ https://raymondjoyeux.com/2017/05/17/1865-une-annee-terrible-pour-les-saintes/
- ↑ « 🕍 Fort Joséphine - 971 », sur ⛱️ France Tourisme Info (consulté le )
- ↑ raymondjoyeux, « L’Ilet à Cabris en 1901 », sur Raymond Joyeux, (consulté le )
- « Ilet à Cabrit », sur zoom-guadeloupe.fr (consulté le )
- ↑ « Les iguanes des Saintes : un symbole unique de l'archipel guadeloupéen », (consulté le )
- ↑ « Îlet à Cabrit », sur Karibiodiv (consulté le )
- ↑ https://zoom-guadeloupe.fr/randonnees-aux-saintes/ilet-a-cabrit
- ↑ https://www.guadeloupe-fr.com/accueilPatrimoine/article=445/
Voir aussi
Articles connexes
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