Ħ
| H barré | |
Ħ ħ Ħ ħ |
|
| Graphies | |
|---|---|
| Capitale | Ħ |
| Bas de casse | ħ |
| Utilisation | |
| Écriture | alphabet latin |
| Alphabets | maltais, alphabet phonétique international |
| Ordre | 11e (maltais) |
| Phonèmes principaux | /ħ/ |
Ħ (minuscule ħ), ou H barré est une lettre additionnelle qui est utilisée dans l'écriture du maltais, formée d'un H diacrité par une barre inscrite et aussi avec la lettre G pour former le graphème GĦ.
Sa forme minuscule également utilisée par l'alphabet phonétique international. Cette forme est également similaire à celle de la minuscule du tié cyrillique (ћ) et du symbole pour la constante de Planck réduite, aussi nommée h-barre (ℏ). Le symbole de la planète Saturne, ♄, aussi utilisé pour le plomb en alchimie, ressemble à un h barré.
Utilisation
En maltais :
- Ħ représente une consonne fricative pharyngale sourde (précisément décrite par [ħ] dans l'alphabet phonétique international) ;
- GĦ représente une consonne fricative pharyngale sourde (comme Ħ) ou sonore (notée [ʕ] dans l'alphabet phonétique international).
En allemand au XVIe et XVIIe siècles, le h barré a aussi été utilisé dans certaines abréviations utilisées pour le haller : ħ, ħr. ou ħl[1],[2]. La lettre a aussi été utilisée en latin ou en ancien français pour her. En italien, le digramme ‹ cħ › a été utilisé comme abréviation de che ou parfois aussi de chi[3]. En espagnol, Antonio de Nebrija utilise le digramme ‹ cħ › dans l’édition de 1492 de Gramática castellana pour transcrire la consonne affriquée palatale sourde[4].
-
ħmite (hermite) dans le manuscrit BNF Français 110, 1290-1300.
Le h barré est utilisé dans la transcription de l’hébreu dans le dictionnaire en sept langues de Ambrogio Calepino publié chez Jean Macé en 1578 à Paris[5].
Le ħ a été utilisé dans Coronel 1620, San Buenaventura 1684, etc. et par Karl Hermann Berendt (en) notamment dans Berendt 1872[6] pour l’écriture des langues mayas[7].
En physique, la lettre italique h barré (généralement avec une barre légèrement oblique à travers l’ascendante) représente la constante de Planck divisée par 2π.
H barre médiane
Le h barre médiane a été utilisé comme symbole phonétique dans l’étude de langues caucasiennes en Russie[8],[9].
Aharon Dolgopolsky utilise le h barre médiane pour représenter la petite capitale h de l’alphabet phonétique ouralien utilisé par Eliel Lagerkrantz (fi)[10].
Le h barre médiane a aussi été utilisé en heiltsuk[11].
Variantes et formes
| Majuscule | Minuscule | Description |
|---|---|---|
|
Formes avec la majuscule barré dans le haut des deux fûts. | |
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Formes avec la majuscule barré verticalement la barre centrale ; utilisées en juhuri[12]. | |
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Formes avec la majuscule barré dans le haut du fût gauche ; brièvement utilisées en abkhaze et en laze. | |
Représentations informatiques
Cette lettre possède les représentations Unicode suivantes (latin étendu A) :
| formes | représentations | chaînes de caractères |
points de code | descriptions |
|---|---|---|---|---|
| capitale | Ħ | Ħ | U+0126 |
lettre majuscule latine h barré |
| minuscule | ħ | ħ | U+0127 |
lettre minuscule latine h barré |
| symbole | ℏ | ℏ | U+210F
|
constante de Planck sur deux pi |
Notes et références
- ↑ (de) Gallus Spänlin, Arithmetica, (lire en ligne), p. 5
- ↑ (de) Anton Neudörffer, Künst- und ordentliche Anweisung in die Arithmetic, Nürnberg, (lire en ligne), p. 231
- ↑ Al Kala et Lucchi 2011, p. 59.
- ↑ Fredejas et Cossío 2025, note 33.
- ↑ (la) Ambrogio Calepino, Ambrosii Calepini dictionarium, Luteciæ, Ioannes Macaeus, (lire en ligne)
- ↑ Berendt 1872, p. 3.
- ↑ Tozzer 1921, p. 21.
- ↑ Kibrik et Kodzasov 1990.
- ↑ Arkhipova et al. 2019.
- ↑ Dolgopolsky 2013, p. 269.
- ↑ Rath 1986.
- ↑ Priest 2008.
Bibliographie
- (it) Matteo Al Kala et Marta Lucchi, Gli statuti delle confraternite modenesi dal X al XVI secolo, Bologna, Clueb, (ISBN 978-88-491-3490-2, lire en ligne)
- (en) Alexandre Arkhipova, Michael Daniel, Oleg Belyaev, George Morozc et John H. Esling, A reinterpretation of lower-vocal-tract articulations in Caucasian languages (présentation à la ICPhS 2019), (lire en ligne)
- (en) Carl Hermann Berendt, Analytical alphabet for the Mexican & Central American languages, New York, (lire en ligne)
- (es) Carl Hermann Berendt, Cartilla en lengua maya para la enseñanza de los niños indigenas, Merida, Imprenta de J.D. Espinosa é hijos, (lire en ligne)
- [Dolgopolsky 2013] (ru) А. Б. Долгопольский, Индоевропейский словарь с ностратическими этимологиями – Indo-European Dictionary with Nostratic Etymologies, vol. 1, Moscou, (ISBN 9785457883680, lire en ligne), p. 269
- (es) J. M. Fradejas Rueda et M. Cossío Olavide, « Un modelo HTR para incunables castellanos », Philologia Hispalensis, vol. 39, no 2, , p. 131-177 (lire en ligne)
- [Kibrik et Kodzasov 1990] (ru) А. Е. Кибрик et С. В. Кодзасов, Сопоставительное изучение дагестанских языков, Moscou, Изд-во МГУ,
- (en) Lorna A. Priest, Request to document glyph variants (no L2/08-034R), (lire en ligne)
- (en) John Rath, Heiltsuk alphabet, Heiltsuk Cultural Education Centre, (lire en ligne)
- (en) Alfred Marston Tozzer, A Maya grammar, with bibliography and appraisement of the works noted, Cambridge, Massachusetts, Peabody Museum of American Archaeology and Ethnology, Harvard University, coll. « Papers of the Peabody Museum of American Archaeology and Ethnology, Harvard University » (no 9), (lire en ligne)
Voir aussi
Articles connexes
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