.577 Snider
| .577 Snider | |
Modèle d’origine de la .577 Snider avec son corps en carton. | |
| Historique | |
|---|---|
| Pays d'origine | |
| Inventeur | Joseph Snider |
| Conception | années 1860 |
| Caractéristiques | |
| Type de cartouche | fusil |
| Calibre | .577 |
La .577 Snider est une cartouche de fusil inventée par Joseph Snider et adoptée en 1867 par l’armée britannique pour le fusil Snider-Enfield.
Histoire
Dans les années 1860, Joseph Snider invente une platine permettant le chargement d’un fusil par la culasse. Il propose d’abord cette invention à l’armée de son pays, les États-Unis, mais son offre ayant été refusée, il se tourne vers le Royaume-Uni. L’armée britannique se montre intéressée par ce système afin de convertir ses anciens fusils à chargement par la bouche Enfield Modèle 1853 en fusil pouvant se charger par la culasse avec des cartouches préparées. Le système est adopté en 1867 et les fusils convertis sont appelés Snider-Enfield[1].
Le système Snider utilise sa propre cartouche. Le modèle d’origine à un corps en carton inséré dans un culot en métal. Le colonel Boxer améliore par la suite cette cartouche en remplacement le papier par une feuille de laiton roulée. Depuis l’invention du processus moderne de fabrication des étuis, le corps est fait d’une seule pièce de laiton[1].
L’armée britannique abandonne la .577 Snider en 1871 avec l’adoption du fusil Martini-Henry, qui utilise la cartouche .577/450 Martini–Henry. De nombreux fusils Snider-Enfield sont revendus aux États-Unis par l’intermédiaire de Francis Bannerman & Sons. Quelques autres armes utilisent également cette cartouche, notamment les copies du Snider-Enfield et quelques fusils produits par Martini-Henry. La cartouche n’étant plus produite industriellement, mais quelques entreprises en produisent les composants pour la fabrication artisanale. Certains utilisateurs la fabriquent également à partir de cartouches en laiton de calibre 24, dont les dimensions sont proches[1].
Description
La cartouche mesure au total 2,45 pouces (62,23 mm) de long, dont 2 pouces (50,8 mm) pour l’étui[2]. Ce dernier est à l’origine en papier, puis en feuille de laiton roulée et enfin, sur les productions plus récentes, en une seule pièce de laiton. Bien que paraissant droit, l’étui est de type conique, à bourrelet et à amorce Berdan. Son diamètre et ainsi de 0,660 pouces (16,76 mm) à la base du corps, de 0,602 pouces (15,29 mm) au collet et de 0,747 pouces (18,97 mm) au culot[3].
Les cartouches fabriquées au Royaume-Uni utilisent la plupart du temps une balle pleine en plomb, mais il existe également des modèles en plomb entouré de cuivre. La balle mesure 0,570 pouces (14,48 mm) de diamètre et pèse 480 grains (31,10 g)[3].
L’agent propulseur d’origine est environ 73 grains (4,7 g) de poudre noire. La poudre sans fumée est parfois utilisée sur les cartouches modernes, mais la différence de puissance avec la poudre noire fait que la quantité doit être bien plus faible : elle sera par exemple de 30 grains (1,94 g) avec de la poudre IMR 4198 pour obtenir des performances balistiques équivalentes[1].
Annexes
Caractéristiques balistiques
| Masse balle | Type balle | Vitesse en sortie de bouche | Puissance |
|---|---|---|---|
| 480 grains (31,10 g) | Balle en plomb | 381 m/s | 2 259 J |
Bibliographie
- (en) Frank C. Barnes et Michael L. McPherson, Cartridge of the World, 8th Edition, revised and expanded : A Complete and Illustrated Reference Source for Over 1500 of the World’s Sporting Cartridge, Northbrook, DBI Books, (ISBN 0873491785, lire en ligne).
Voir aussi
Références
- Barnes et McPherson 1997, p. 309.
- ↑ Barnes et McPherson 1997, p. 311.
- Barnes et McPherson 1997, p. 309, 311.
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