10e régiment de commandement et de soutien
| 10e Régiment de Commandement et de Soutien | |
| Création | 1977 |
|---|---|
| Dissolution | 1997 |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Rôle | Commandement et Soutien |
| Garnison | Châlons-sur-Marne |
| Devise | Bien servir pour mieux soutenir |
| Inscriptions sur l’emblème | RUSSIE 1812 SAINT-GOND 1914 GRANDE GUERRE 1914-1918 |
| Guerres | Première Guerre mondiale |
Le 10e régiment de commandement et de soutien était une unité de commandement française et un régiment du train.
Création et différentes dénominations
Dans les années 1970 et 1980, le ministère français de la Défense choisit de redéployer l'essentiel des troupes, composées d'appelés et d'engagés, dans le nord et l'est de la France métropolitaine, ainsi qu'en R.F.A ; le 1er Corps d'armée est installé à Metz, le 2e CA à Baden-Baden et le 3e CA à Lille. La toute nouvelle 10e DB de la 63e Division Militaire Territoriale, qui dépend du 1er CA, s'installe avec son état-major à Châlons-sur-Marne.
En , le 84e Régiment de Soutien de Montmédy est dissous et le 10e RCS est créé pour la soutenir. Le régiment prend ses quartiers au Quartier Chanzy, avenue de Valmy, dans la même ville, à proximité immédiate du 10e Groupement de Réparation de la Division Blindée (G.R.D.B.), qui est dissous dès l'année .
Toutefois, dans les années 1990, avec la disparition du risque de conflit armé lié à la chute du bloc de l'est, puis la la décision du président de la République, Jacques Chirac, de mettre fin au service militaire, la 10e DB est dissoute, ainsi que son régiment de commandement, le 10e RCS, en 1997.
Les chefs du 10e RCS
- 1978-1980 : Lieutenant-colonel Mioche.
- 1979-1980 : Lieutenant-colonel Poirel.
- 1981-1982: Lieutenant-colonel Barral.
- 1984-1985 : Lieutenant-colonel Darcos.
- 1985 : Lieutenant-colonel Gillet.
- 1987 : Lieutenant-colonel Boudet.
- 1989 : Lieutenant-colonel Philips.
- 1997 : Lieutenant-colonel Genty.
Drapeau
Nom des batailles inscrites sur les plis de son Drapeau[1]:
Insigne
L'insigne du 10e RCS est écarté en quatre parts dont les couleurs symbolisent les quatre escadrons qui composent le régiment : le gris du Commandement, le vert de la Circulation, le bleu des Transmissions et le grenat du Service de Santé des Armées. En arrière plan, la Roue dentée du Train des Equipages est perceptible sur les côtés gauche et droit. Au premier plan figure une épée debout traversant un heaume de tournoi tourné vers la droite de couleur étain. Le tout est surmonté de l'Aigle impériale posée et aux ailes déployées regardant vers la droite.
Historique
Le 10e Bataillon du Train des Équipages
Les premiers régiments du Train des équipages sont créés par Napoléon Ier pour pallier les lacunes de la logistique des armées françaises de l'Ancien régime et de la Révolution française. Le 10e R.C.S. reprend les traditions du 10e Bataillon du Train des Equipages (B.T.E.) et du 10e Escadron du Train des Équipages. Le 10e BTE participe aux Guerres napoléoniennes (campagne de Russie en ) puis à la Première Guerre mondiale (Première bataille de la Marne en ) où il a un rôle plus discret que les autres régiments du Train[2].
De 1977 à 1997
Le destin du 10e RCS est lié à celui de la 10e DB ; le 10e RCS a été créé dans le but de supporter la 10e DB, basée à Châlons-sur-Marne.
Il était intégré à la 10e Division Blindée dont l'État Major se situait à Châlons-sur-Marne, maintenant Châlons-en-Champagne. L'escadron de Commandement et de Quartier Général assurait le fonctionnement de l'État-Major.
Le 10e R.C.S. n'était pas un régiment de professionnels. Dans les années 1980, cinq escadrons composaient le régiment d'appelés effectuant leur service militaire :
- 11e Escadron d'Instruction (E.I), Mourmelon-le-Grand ;
- 10e Escadron de Commandement et de Quartier Général (E.C.Q.G.), Châlons-sur-Marne ;
- 10e Escadron de Circulation (E.C.), Châlons-sur-Marne ;
- 10e Escadron de Transport (E.T.), Châlons-sur-Marne ;
- 10e Compagnie de Transmissions (C.T.), Châlons-sur-Marne.
L'escadron d'instruction, composé de trois compagnies, faisait ses classes à Mourmelon. Bien qu'appartenant à l'arme du Train, le régiment inclut quelques personnels des Transmissions, à la 10e CT, et une infirmerie de garnison, composée d'une dizaine d'appelés du régiment formés à L'ENSSAT de Dinan ainsi que de deux médecins-officiers et d'infirmiers sous-officiers du service de santé des armées.
En 1984, le 106e RI est à son tour dissous. Seul l'État-major de la 10e D.B. subsiste à Chalons-sur-Marne en s'appuyant sur le 10e R.C.S. basé quartier Chanzy. Châlons-sur-Marne accueillait également un autre régiment, le 402e Régiment d'Artillerie basé quartier Corbineau.
Deux compagnies étaient à Verdun et soutenaient le 151e R.I. et deux régiments de chasseurs et un autre escadron sur le camp de Mourmelon, à Mourmelon-le-Grand[réf. nécessaire], dans le département de la Marne.
Bien que le régiment ne fut pas impacté par l'affaire des disparus de Mourmelon, les appelés de l'escadron d'instruction, à Mourmelon, entre et , recevaient la consigne ferme des cadres de ne jamais circuler seul et d'éviter de faire de l'auto-stop.
À la fin des années 1990, la 10e DB est dissoute et remplacée par la 2e DB, qui conserve son siège à Châlons durant deux ans, de 1997 à 1999. Le 10e RCS est dissous avec elle.
Vers , la 1ère Compagnie de Commandement et de Transmissions est basée au quartier Chanzy à Châlons-en-Champagne et a repris le profil et les missions du 10e R.C.S.
Missions
Le 10e R.C.S. était un régiment du Train, et avait pour mission, d'une part, de fournir au général commandant la 10e DB les moyens d'assurer son commandement, et d'autre part, de mettre à disposition des moyens de circulation routière et logistique à l'ensemble des huit régiments composant la division[3].
Notes
- ↑ Service Historique de la Défense, Décision N° 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007
- ↑ http://tableaudhonneur.free.fr/10eETEM.pdf
- ↑ https://imagesdefense.gouv.fr/fr/materiels-du-10e-regiment-de-commandement-et-de-soutien.html
Liens externes
- Portail de l’Armée française