15th The King's Hussars
| 15th The King's Hussars | |
Insigne du 15th The King's Hussars. | |
| Création | 1759 |
|---|---|
| Dissolution | 1922 |
| Pays | |
| Branche | British Army |
| Type | Cavalerie |
| Surnom | Eliott's Light Horse, The Tabs |
| Devise | Merebimur (Nous devons être valeureux) |
| Anniversaire | Sahagún (21 décembre) |
| Guerres | Bataille d'Emsdorf, massacre de Peterloo et front de l'Ouest |
Le 15th The King's Hussars (littéralement le 15e régiment de hussards du Roi) est un régiment de cavalerie de l'Armée de terre britannique (en) ayant servi de 1759 à 1922.
Historique
Premiers temps
Le régiment est créé au début du XVIIIe siècle, tout d'abord comme régiment de dragons en 1715, et dissous en 1718. Puis il est recréé vers 1745 en tant que régiment de chevau-légers du duc de Kingston, pour être dissous en 1748. Il est recréé (et dissous à nouveau) une seconde fois la même année, en tant que régiment de chevau-légers, ou dragons du duc de Cumberland[1].
Pour sa quatrième création, l'unité est recrutée dans la région de Londres par George Augustus Eliott (1er baron Heathfield) sous le nom d'Eliott's Light Horse (« chevau-légers d'Eliott »), premier des nouveaux régiments de dragons légers à être mis sur pied en 1759. Elle est renommée en 15th Regiment of (Light) Dragoons (« 15e régiment de dragons légers ») en 1760[1].
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En juin de la même année, elle débarque à Brême pour participer aux opérations de la guerre de Sept Ans en Allemagne[2]. Le régiment joue un rôle décisif dans la victoire remportée sur les Français à la bataille d'Emsdorf, le , au cours de laquelle il subit 125 des 186 pertes alliées. Le lieutenant-colonel William Erskine, commandant le régiment, présente au roi George III les seize drapeaux capturés par ses hommes lors de cet affrontement[3] ; le commandant du détachement français, Christian-Sigismund von Glaubitz, est également fait prisonnier[4]. Le 15e dragons légers charge encore par deux fois l'arrière-garde française à la bataille de Wilhelmsthal, en [5], avant de regagner l'Angleterre en [6].
Trois ans plus tard, il devient le 1st (or The King's Royal) Regiment of Light Dragoons (« 1er régiment de dragons légers (du Roi) ») dans une tentative de modifier la numérotation des unités de dragons légers britanniques. Sous cette dénomination, il participe cette année-là à la répression de la grande émeute du fromage à Nottingham. L'ancien système est cependant très vite rétabli et l'appellation de 15th (The King's) Regiment of (Light) Dragoons (« 15e régiment de dragons légers du Roi ») est attribuée au corps en 1769[1].
En , le 15e dragons légers débarque à Ostende dans le cadre de la campagne des Flandres et combat le même mois à la bataille de Famars. Il fait successivement partie des troupes assiégeantes lors du siège de Valenciennes ()[7] et des forces de couverture durant les sièges de Dunkerque en août suivant[8] et de Landrecies en [9]. En outre, il charge victorieusement aux batailles de Villers-en-Cauchies ()[10] et de Willems ()[11] ; il est également présent à la bataille de Tournai un peu plus tard dans le mois, sans y prendre toutefois une part active[12]. Rapatrié en Angleterre en , le régiment prend part en à la bataille d'Alkmaar, au cours de l'invasion anglo-russe de la Hollande[13].
Guerres napoléoniennes
L'unité est transformée en régiment de hussards durant l'année 1807, sous le nom de 15th (The King's) Regiment of (Light) Dragoons (Hussars) (« 15e régiment de dragons légers (hussards) du Roi »)[1]. Arrivé à La Corogne en pour prendre part à la guerre d'indépendance espagnole[14], le 15e hussards défait deux régiments de cavalerie français au combat de Sahagún le [15]. Son commandant, le colonel Colquhoun Grant, est blessé au cours de l'engagement[16]. Les hussards doivent finalement rembarquer avec le reste du corps expéditionnaire britannique à La Corogne en [17].
Ayant reçu l'ordre de soutenir l'armée du marquis de Wellington dans la péninsule Ibérique, le régiment est renvoyé à Lisbonne en [18]. Il fait le coup de sabre au combat de Morales le [19] et à la bataille de Vitoria le 21 de ce mois[20]. Il est par la suite engagé dans la poursuite des forces françaises en retraite sur les Pyrénées, et soutient les assauts de l'infanterie britannique aux batailles d'Orthez en [21] et de Toulouse en avril[22]. Rappelée en Angleterre en , l'unité est à nouveau mobilisée durant les Cent-Jours et débarque à Ostende en [23]. Le 15e hussards mène une charge au cours de la bataille de Waterloo le suivant[24], avant de rentrer au Royaume-Uni en [25].
Massacre de Peterloo

Le régiment joue un rôle central dans le massacre de Peterloo, en , lorsqu'une foule de 60 000 personnes qui réclamait des réformes démocratiques est chargée par la Yeomanry. Interprétant un mouvement de panique parmi les protestataires comme une attaque contre les soldats, le 15e hussards, sous les ordres du lieutenant-colonel Guy L'Estrange, charge les manifestants. L'incident fait 15 morts et quelque 600 blessés[26].
Ère victorienne
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La titulature du régiment est simplifiée en 1861 pour devenir le 15th (The King's) Hussars[1]. Il stationne en Irlande entre et [27] ainsi qu'entre et [28]. Il est ensuite déployé en Inde du printemps 1840 à 1854. Le 15e hussards est de nouveau affecté en Inde en 1867, avant de partir pour l'Afghanistan en 1878 dans le cadre de la seconde guerre anglo-afghane, puis en Afrique du Sud en pour prendre part à la première guerre des Boers[29].
Première Guerre mondiale
En garnison à Longmoor au début de la Première Guerre mondiale, le régiment débarque à Rouen le . Ses escadrons sont répartis entre différentes divisions d'infanterie pour y remplir des missions de reconnaissance, l'escadron A étant affecté à la 3e division, l'escadron B à la 2e division et l'escadron C à la 1re division. Le , ces escadrons retournent à leur unité d'origine qui est incorporée dans la 9e brigade de la 1re division de cavalerie[30]. Le 15e hussards demeure sur le front de l'Ouest tout au long de la guerre et participe à la plupart des grands engagements où la cavalerie est employée comme force mobile, ce qui n'empêche pas les cavaliers du régiment de servir parfois efficacement comme fantassins. En , la 1re division de cavalerie reçoit l'ordre de marcher à l'avant-garde de la 2e armée sur le territoire allemand et atteint les berges du Rhin le [31].
Après-guerre
Après la guerre, le régiment, renommé en 15th The King's Hussars en 1921, est amalgamé avec le 19th Royal Hussars (en) pour former le 15th/19th The King's Royal Hussars (en) en 1922[1].
Chefs de corps
Les colonels du régiment sont[1] :
- William Newton's Regiment of Dragoons (classé en tant que 15th Dragoons)
- 1715-1718 : colonel William Newton
- Régiment dissous en 1718
- Duke of Kingston's Regiment of Light Horse (classé en tant que 10e régiment de cavalerie)
- 1745-1748 : général Evelyn Pierrepont (2e duc de Kingston-upon-Hull)
- 15th Light Horse, ou Duke of Cumberland's Dragoons (1748)
- 1748 : général Robert Manners
- Régiment dissous en 1748
- 15th (or Light) Regiment of Dragoons (1759)
- 1759-1790 : général George Augustus Eliott
- 15th (The King's) Regiment of (Light) Dragoons (1769)
- 1790-1801 : général Guy Carleton
- 1801-1827 : maréchal Ernest-Auguste (duc de Cumberland)
- 15th (The King's) Regiment of (Light) Dragoons (Hussars) (1807)
- 1827-1835 : lieutenant-général Colquhoun Grant
- 1835-1849 : général Robert Thomas Wilson
- 1849-1859 : général Thomas William Browne Brotherton
- 1859-1871 : général Everard William Bouverie
- 15th (The King's) Hussars (1861)
- 1871-1883 : général George William Key
- 1883-1891 : général Michael William Smith
- 1891-1904 : lieutenant-général Frederick Fitzwygram
- 1904-1916 : général George Luck
- 1916-1922 : général William Eliot Peyton
Bibliographie
- (en) Richard Cannon, Historical Record of the Fifteenth or the King's Regiment of Light Dragoons, Hussars, Londres, John W. Parker, , 118 p. (lire en ligne).
- (en) Lord Carnock, The history of the 15th The King's Hussars 1914-1922, Gloucester (Angleterre), The Crypt House Press, , 270 p..
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « 15th The King's Hussars » (voir la liste des auteurs).
- (en) T. F. Mills, « 15th The King's Hussars », sur regiments.org, (consulté le ).
- ↑ Cannon 1841, p. 18.
- ↑ (en) Reginald Savory, His Britannic Majesty's Army in Germany During the Seven Years War, Oxford University Press, , p. 227.
- ↑ Cannon 1841, p. 21.
- ↑ Cannon 1841, p. 29.
- ↑ Cannon 1841, p. 32.
- ↑ Cannon 1841, p. 38.
- ↑ Cannon 1841, p. 40.
- ↑ Cannon 1841, p. 42.
- ↑ Cannon 1841, p. 44.
- ↑ Cannon 1841, p. 55.
- ↑ Cannon 1841, p. 61.
- ↑ Cannon 1841, p. 65.
- ↑ Cannon 1841, p. 73.
- ↑ Cannon 1841, p. 75.
- ↑ Cannon 1841, p. 77.
- ↑ Cannon 1841, p. 79.
- ↑ Cannon 1841, p. 82.
- ↑ Cannon 1841, p. 83.
- ↑ Cannon 1841, p. 85.
- ↑ Cannon 1841, p. 91.
- ↑ Cannon 1841, p. 97.
- ↑ Cannon 1841, p. 98-99.
- ↑ Cannon 1841, p. 100.
- ↑ Cannon 1841, p. 103.
- ↑ (en) Robert Reid, The Peterloo Massacre, William Heinemann, (ISBN 978-0-434-62901-5), p. 175-181.
- ↑ Cannon 1841, p. 106.
- ↑ Cannon 1841, p. 107.
- ↑ (en) Ross Barnett, « 15th (The King's) Hussars », sur British Cavalry Regiments, (consulté le ).
- ↑ (en) Chris Baker, « The Hussars (Regiments of Cavalry of the Line) », sur The Long, Long Trail (consulté le ).
- ↑ (en) Chris Baker, « 1st Cavalry Division », sur The Long, Long Trail (consulté le ).
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