166e régiment d'artillerie

166e régiment d'artillerie
Création 1918
Dissolution 1940
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type régiment d'artillerie antiaérienne (1918-1919)
régiment d'artillerie à pied (1923-1925)
régiment d'artillerie de position (1937-1940)
Garnison Toul (1923-1925)
Morhange (1937-1940)
Inscriptions sur l’emblème Maastricht 1794
Dantzig 1809
Saragosse 1809
Ciudad-Rodrigo 1810
Lorraine 1914
Woëvre 1915
Saint-Mihiel 1918
Guerres Seconde Guerre mondiale

Le 166e régiment d'artillerie (166e RA) est une unité de l'Armée de terre française.

Pendant la Première Guerre mondiale, il s'agit d'un régiment d'artillerie de défense contre aéronefs (DCA). Après une brève existence comme régiment d'artillerie à pied à Toul de 1924 à 1926, il est recréé en 1937 pour défendre la ligne Maginot dans le secteur de la Sarre. Il disparaît en pendant la bataille de France.

Création et différentes dénominations

  • 1918 : création du 166e régiment d'artillerie de défense contre aéronefs (166e RADCA) ou 166e régiment d'artillerie antiaérienne (166e RAA)
  • 1919 : dissous
  • 1923 : création du 166e régiment d'artillerie à pied (166e RAP) à partir du 156e régiment d'artillerie à pied
  • 1926 : devient 313e régiment d'artillerie portée
  • 1937 : formation du 166e régiment d'artillerie de position (166e RAP)
  • 1940 : dissolution

Historique des garnisons, combat et bataille du 166e régiment d'artillerie

Première Guerre mondiale

Le 166e régiment d'artillerie de défense contre aéronefs (166e RADCA) ou 166e régiment d'artillerie antiaérienne (166e RAA) est formé en août- par dédoublement du 63e régiment d'artillerie de DCA. Il regroupe toutes les batteries de canons de 105 long modèle 1913 sur plateforme semi-fixe antiaérienne Ziegler. Le régiment a uniquement un rôle administratif et ses batteries sont réparties dans toutes la zone des armées[1],[2].

Il est dissous en 1919[2].

Entre-deux-guerres

Le 166e régiment d'artillerie à pied (166e RAP) est créé lors de la réorganisation des corps d'artillerie français décidée en 1923. Régiment d'artillerie à traction automobile, il est créé à partir du 156e RAP et du 87e RAL. Il est rattaché au 20e corps d'armée et est caserné à Toul[3]. Il est dissous le pour former le lendemain le 313e régiment d'artillerie portée[4].

Le 166e régiment d'artillerie de position est recréé le [5] à partir du Ve groupe du 155e RAP, du IVe groupe du 59e RARF et d'une batterie du 12e régiment d'artillerie divisionnaire[6].

Seconde Guerre mondiale

Chefs de corps

  • -  : lieutenant-colonel Desmons[7],[8]
  • -  : colonel Walfard[5]
  • août -  : chef d'escadron Malmary[5]
  • -  : lieutenant-colonel Robert[5]

Drapeau

Le drapeau du régiment porte les inscriptions suivantes, reprises de celles du 156e régiment d'artillerie à pied (les quatre premières remontent au 6e régiment d'artillerie à pied)[5],[9] :

Insigne

Insigne chromé, dans un cercle deux canons en sautoir et un chardon de Lorraine, sigles 166e RA en chef et SDS en pointe[5],[10].

Bibliographie

  • Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 1, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2), (réimpr. 2001 et 2005), 182 p. (ISBN 2-908182-88-2).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est, Paris, Histoire et collections, , 222 p. (ISBN 2-908182-97-1, lire en ligne).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 3 : Le destin tragique de la ligne Maginot, Paris, Histoire et collections, , 246 p. (ISBN 2-913903-88-6).

Notes et références

  1. ↑ Henri Kauffer, « L'artillerie », dans Pierre Guinard, Jean-Claude Devos et Jean Nicot, Inventaire des archives de la Guerre : Série N 1872-1919, vol. 1 : Introduction, guide des sources, bibliographie, Troyes, Imprimerie La Renaissance, (lire en ligne), p. 151
  2. Jacques Sicard, « L'artillerie antiaérienne et ses insignes », Militaria Magazine, no 144,‎ , p. 51-58
  3. ↑ « Regroupement des unités d'artillerie », Revue d'artillerie,‎ , p. 95-101 (lire en ligne)
  4. ↑ François Vauvillier et Guy François, « L'artillerie de campagne de 75 portée, 3e partie : En métropole et sur le Rhin », Histoire de guerres, blindés et matériels, Histoire & Collections, no 142,‎ , p. 27-40
  5. Mary et al. 2001, tome 2, p. 203.
  6. ↑ Alain Hohnadel et Michel Truttmann, « Les régiments d'artillerie de la ligne Maginot, 1re partie », Militaria Magazine, no 41,‎ , p. 6-10
  7. ↑ Listes d'ancienneté des officiers de l'armée active, Berger-Levrault, (lire en ligne), p. 216
  8. ↑ Annuaire officiel des officiers de l'armée active, Berger-Levrault, (lire en ligne), p. 208
  9. ↑ Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  10. ↑ Alain Hohnadel et Michel Truttmann, « Les régiments d'artillerie de la ligne Maginot, 2e partie », Militaria Magazine, no 44,‎ , p. 46-52
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