16e division d'infanterie (France)
| 16e division d'infanterie | |
Monument aux morts de la XVIe division à Hébécourt, avec l'hommage du Généralm Weygand : | |
| Création | 1873 |
|---|---|
| Dissolution | 1940 |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Division d'infanterie |
| Rôle | Infanterie |
| Guerres | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale |
| Batailles | 1914 - Bataille de Sarrebourg 1914 - Bataille de Flirey 1915 - 1re bataille de la Woëvre 1916 - Bataille de Verdun 1917 - Bataille des Monts 1918 - 4e bataille de Champagne 1918 - 2de bataille de la Marne 1918 - Offensive des Cent-Jours : (Bataille de Champagne et d'Argonne) (Bataille de Saint-Thierry) (Bataille de la Serre) 1940 - Bataille d'Amiens |
La 16e division d'infanterie est une unité de l'armée de terre française qui a participé aux Première et Seconde Guerre mondiale.
Création et différentes dénominations
- 1873 : création de la 16e division d'infanterie
- 1923 : dissolution
- 1939 : nouvelle formation
- 1940 : dissolution
Chefs de corps
- - : Général Arnaudeau
- .
- - : Général Heintz
- : Général Sonnois
- - : Général Duchesne
- .
- : Général Lucas
- - : Général Godart
- .
- : Général Laurent
- - : Général Picard
- : Général Outhier
- : Général Verrier
- : Général Bonnier
- - : Général Maud'Huy
- .
- : Général de Montdésir
- : Général Vandenberg
- : Général Rouquerol
- - : Général Le Gallais
- .
- - : Général Tranié
- .
- - : Général Mordant
Avant 1914
Première Guerre mondiale
Mobilisée dans la 8e Région, la division appartient au 8e corps d'armée de la 1re armée française.
Composition à la mobilisation
Le JMO de l'unité fait état d'un effectif de 15 613 hommes répartis en 306 officiers et 15 307 hommes de troupe et sous-officiers. En outre la division est dotée de 2464 chevaux, 299 voitures et 36 canons. À la mobilisation la division comprend :
- État-major (commandant Chauvet)
- 31e brigade d'infanterie (colonel Reibell)
- 85e régiment d’infanterie (colonel Rabier)
- 95e régiment d’infanterie (colonel Tourret)
- 32e brigade d'infanterie (colonel Marie)
- 13e régiment d’infanterie (lieutenant colonel Frontil)
- 29e régiment d’infanterie (colonel Delaunay)
- Cavalerie
- 16e régiment de chasseurs (1 escadron)
- Artillerie divisionnaire (colonel Seguine)
- 1er régiment d'artillerie de campagne (trois groupes 75)
- Génie divisionnaire (capitaine Prétat)
- Compagnie 8/2 du 4e régiment du génie
- Services
- Service de santé
- Sous intendance
- Trésorerie et Postes
- Gendarmerie
Principales évolutions d'organisation et de composition
À la fin de l'année 1916, le GQG décide de porter à 3 le nombre de divisions du 8e corps d'armée. Ainsi, le , la 32e brigade est détachée de la 16e DI et vient former, avec le 296e RI, la 169e DI commandée par le général Serot-Almeras. Pour constituer le troisième régiment de la division, le 27e RI est transféré de la 15e à la 16e DI.
Ainsi, les principales unités d'infanterie seront affectées à la division pendant les périodes suivantes :
- 85e RI d’ à
- 95e RI d’ à
- 13e RI d’ à
- 29e RI d’ à
- 27e RI de à
- 24e régiment d'infanterie territoriale d'août à
Historique
Mobilisée dans la 8e Région
1914
- 5 - : transport par V.F. à Charmes, et concentration dans la région Châtel-sur-Moselle, Portieux.
- 10 - : mouvement vers la Meurthe, vers Glonville et Flin ; stationnement.
- 14 - : offensive, par Blâmont, en direction de Sarrebourg :
- , combats à Domèvre-sur-Vezouze et à Blâmont.
- , occupation de Sarrebourg.
- 19 et , combats vers Réding et Hoff (Bataille de Sarrebourg)
- 21 - : repli à l'ouest de la Mortagne, vers Haillainville.
- - : engagée dans la Bataille de la Mortagne :
- Combats vers Mattexey et Deinvillers ; puis stabilisation vers Saint-Pierremont.
- , progression jusqu'à la Meurthe.
- 13 - : retrait du front et transport par V.F. dans la région de Saint-Mihiel.
- 17 - : mouvement vers le nord-est, sur les Hauts-de-Meuse, puis en Woëvre : combats dans la région Woël, Doncourt-aux-Templiers.
- 20 - : retrait du front et transport par V.F. de Lérouville, dans la région de Sainte-Menehould ; les 23 et 24, transport par V.F. à Lérouville, et retour au sud de Saint-Mihiel.
- - : engagée dans la Bataille de Flirey : combats vers Apremont et le bois d'Ailly ; puis stabilisation et occupation d'un secteur dans cette région : vives actions locales répétées.
1915
- - : engagée dans la 1re Bataille de la Woëvre :
- 5 - , et du 22 au , violentes attaques françaises vers le bois d'Ailly. Puis stabilisation (guerre de mines).
- - : légère réduction du front, à gauche.
- 7 et : violentes attaques allemandes en forêt d'Apremont.
- : extension du front, à gauche, jusqu'à la Meuse.
1916
- - : retrait du front ; repos vers Commercy et travaux. À partir du , instruction au camp de Belrain.
- - : mouvement vers la région de Pierrefitte-sur-Aire ; repos. À partir du , occupation d'un secteur vers les Paroches et Woimbey.
- - : mouvement de rocade et occupation d'un secteur vers le village des Éparges et Bonzée-en-Woëvre, étendu à droite, le , jusqu'au sud-ouest du village des Éparges.
- 3 - : retrait du front vers Rosnes ; repos, instruction.
- – : mouvement vers le front. Engagée dans la Bataille de Verdun, vers le sud de Damloup et le bois Fumin.
- : attaque allemande.
- 1er - : retrait du front ; regroupement dans la région de Chaumont-sur-Aire ; repos.
- - : mouvement vers le front, et à partir du , occupation d'un secteur vers les Éparges et Bonzée-en-Woëvre.
- - : retrait du front vers Ligny-en-Barrois ; repos. À partir du , transport par V.F. au camp de Saffais ; instruction.
- - : transport par V.F. dans la région de Crèvecœur-le-Grand. À partir du , des éléments de la D.I. participent à l'occupation d'un secteur vers Berny-en-Santerre et Belloy-en-Santerre, sous les ordres des 3e et 4e D.I..
- 23 - : occupation d'un secteur vers Fresnes et Berny.
- - : retrait du front. À partir du , mouvement vers la région d'Aumale, puis, le , vers celle de Poix ; repos et instruction.
- : transport par V.F. de Crèvecœur-le-Grand, à Sainte-Menehould.
1917
- - : mouvement vers le front, puis à partir du , occupation d'un secteur entre le Four de Paris, lieu-dit sur la commune de Vienne-le-Château, Marne et l'Aisne. À partir du , mouvement de rocade (transport par camions en Champagne) et occupation d'un nouveau secteur vers la ferme des Marquises et la route de Verzy à Nauroy.
- À partir du , engagée dans la Bataille des Monts : attaque du bois de la Grille.
- - : retrait du front, transport par camions dans la région Condé-en-Barrois, Vaubécourt ; repos.
- - : occupation d'un secteur vers Damloup et Haudiomont.
- - : retrait du front, mouvement vers Joinville-en-Vallage ; repos. À partir du , transport par V.F. vers Sainte-Menehould ; repos vers Dommartin-sur-Yèvre.
- - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Maisons de Champagne et l'Aisne.
- - : retrait du front ; instruction et travaux vers Dampierre-le-Château et vers Sainte-Menehould.
1918
- - : mouvement vers le front, puis occupation d'un secteur vers Maisons de Champagne et l'Aisne : , front étendu, jusqu'au bois de Beaurain. À partir du début de juillet, front réduit, à gauche, jusqu'à la Main de Massiges, et à droite, jusqu'à Ville-sur-Tourbe.
- 15 - : engagée dans la 4e bataille de Champagne : combats vers la Main de Massiges et repli sur le front Virginy, bois d'Hauzy.
- Engagée dans la 2e Bataille de la Marne vers Sainte-Euphraise et l'Ardre. Progression jusqu'à la Vesle, puis organisation des positions conquises vers Jonchery-sur-Vesle et l'ouest de Muizon.
- : front étendu, à droite, jusqu’à Muizon.
- - : engagée dans la Bataille de Saint-Thierry : (Bataille de Champagne et d'Argonne) et dans son exploitation : franchissement de la Vesle, du canal de l'Aisne à la Marne, de la Suippe, de la Retourne, et, le , de l'Aisne ; puis organisation et défense des positions occupées vers le Thour et Nizy-le-Comte.
- – : engagée dans la Bataille de la Serre, à l'est du Thour : combats vers Recouvrance.
- 1er - : retrait du front ; repos dans la région Ay, Saint-Imoges.
Rattachements
Affectation organique : 8e Corps d’Armée, d’ à
- –
- –
- 16 –
- –
- 22 –
- –
- 19 -
- 20 –
- –
- 1er –
- –
- –
- –
- –
- 20 –
Entre-deux-guerres
En garnison à Bourges après guerre, la division est constituée en 1920 des 13e, 29e et 95e régiments d’infanterie et du 1er régiment d'artillerie de campagne[1]. Elle est dissoute le [2],[3].
Seconde Guerre mondiale
Composition
Le la 16e DI, sous les ordres du général Mordant, est rattachée au 10e Corps d'Armée, intégré à la 10e Armée du général Altmayer.
À cette date, elle comprend :
- 29e Régiment d'Infanterie
- 56e Régiment d'Infanterie
- 89e Régiment d'Infanterie
- 37e Régiment d'artillerie divisionnaire
- 237e Régiment d'artillerie lourde divisionnaire
- 19e groupe de reconnaissance de division d'infanterie
- Et tous les services (Sapeurs mineurs, télégraphique, compagnie auto de transport, groupe sanitaire divisionnaire, groupe d'exploitation etc.)
1940
La 16e division d'infanterie participe à la Bataille au sud d'Amiens en tenant le village de Saint-Fuscien[réf. nécessaire].
La division pendant la bataille détruisit plus de 136 panzers III et IV sur 196 chars engagés dans le combat par la Wehrmacht[réf. nécessaire].
Elle résista avec l'aide de la 24e division d'infanterie et le 12e Bataillon de chars de combat (BCC), aux 9e et 10e Panzerdivision, puis à la 7e Panzerdivision de Rommel. Cette résistance fut payée chèrement car les pertes humaines furent nombreuses, des prisonniers furent assassinés de façon effroyable : 86 corps furent retrouvés au saut de loup du parc du château à Dromesnil, et une centaine de soldats africains furent brûlés vifs dans une grange par des troupes allemandes non encore identifiées à ce jour[réf. nécessaire].
- Stèle à Dury
-
Stèle à la mémoire des anciens combattants du 56e régiment d'infanterie -

La résistance des divisions françaises suscita l'admiration de responsables politiques étrangers : le président américain Roosevelt envoya un télégramme de félicitation à Paul Reynaud, Président du Conseil français. Charles de Gaulle s'appuya de ce télégramme pour créer après l'annonce de la demande d'armistice par Pétain, la France libre[4],[5].
Notes et références
- ↑ Annuaire officiel de l'Armée française, troupes métropolitaines et troupes coloniales pour l'année 1920, Berger-Levrault, (lire en ligne), p. 81
- ↑ « Dans l'Armée : la réorganisation de l'armée », L'Homme libre, no 2603, , p. 2 (lire en ligne)
- ↑ Commandant Hautebray, « La réorganisation de l'armée : Suppression et création de régiments », L'Éclair comtois, no 6855, , p. 1 (lire en ligne) et rectificatif : « La réorganisation de l'armée », L'Éclair comtois, no 6856, , p. 1 (lire en ligne)
- ↑ Pierre Rocolle, La Guerre de 40. La Défaite:10 mai-25 juin 1940, Paris, Armand Colin, 1990.
- ↑ Jacques Riboud, Souvenir d'une bataille perdue, Paris, J.R.S.C. 1990, réed. 2006.
Voir aussi
Bibliographie
- AFGG, vol. 2, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : divisions d'infanterie, divisions de cavalerie, , 1092 p. (lire en ligne).
- JMO, accessible dans les liens externes et disponibles sur le site Mémoire des Hommes publié par le ministère de la Défense.
Liens externes
- JMO du 1er août au 11 octobre 1914
- JMO du 12 octobre 1914-23 avril 1915
- JMO du 24 avril 1915 au 31 décembre 1916
- JMO du au 23 août 1918
- La 16° DI dans la bataille de l'Aisne (1917)
Articles connexes
- Liste des brigades françaises de la Première Guerre mondiale
- Liste des divisions françaises de la Première Guerre mondiale
- Liste des divisions françaises de la Seconde Guerre mondiale
- Portail de l’Armée française
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