17e division d'infanterie (France)

17e division d'infanterie
Image illustrative de l’article 17e division d'infanterie (France)
L'état-major en septembre 1915 avec le général Lancrenon.
Création 1873
Dissolution 1940
Pays Drapeau de la France France
Type Division d'infanterie
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille des Ardennes
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille des Marais de Saint-Gond)
1914 - Bataille de l'Aisne
1914 - Bataille d'Ypres
1915 - 2e Bataille d’Artois
1915 - 3e Bataille d’Artois
1916 - Bataille de Verdun
1916 - Bataille de la Somme
1917 - Chemin des Dames
1918 - 2e Bataille de la Marne

La 17e division d'infanterie (17e DI) est une division d'infanterie de l'Armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale.

Le commandement était situé à Châteauroux (Indre), à l'hôtel de Division, actuel Musée Bertrand.

Les chefs de la 17e division d’infanterie

En 1915 Le général Guignadaudet.
  •  : Général Metman
  • -  : Général Le Tourneur
  • .
  • -  : Général de Sonis
  • .
  •  : Général Japy
  •  : Général Cérez
  • -  : Général Brincourt
  • .
  •  : Général Sempé
  • -  : Général de Beaufort
  • -  : Général Desandre
  • .
  •  : Général Bourjat
  • -  : Général Marsaa
  • -  : Général Oudard
  • -  : Général Camps
  •  : Général Nicolas
  • -  : Général Dantant
  • -  : Général Dumas
  • -  : Général Guignadaudet
  •  : Général de Buyer
  • -  : Général Lancrenon
  • -  : Général Gassouin
  • -  : Général Andrieu
  • -  : Général Bulot
  • .
  • -  : Général Hergault
  • .
  • - puis -  : Général Lascroux[1],[2]

De 1873 à 1914

Première Guerre mondiale

Composition au cours de la guerre

Historique

1914

Mobilisée dans la 9e région

, combat vers Bertoncourt.
, combat sur la Retourne, vers Juniville
6 - 10, Bataille des Marais de Saint-Gond : combats vers le mont Toulon, Bannes, le mont Août et Broussy-le-Grand
À partir du 10, poursuite, par Morains-le-Petit et Condé-sur-Marne, jusqu’au nord de Prosnes : le , prise de Sept-Saulx et de Mourmelon-le-Petit.
Attaques françaises, vers Prosnes et la ferme de Moscou, en direction de Moronvilliers.
À partir du , occupation d’un secteur vers Prosnes et la ferme des Marquises, étendu à droite, le , jusqu’au nord de Baconnes.
, prise de Zonnebeke et attaques en direction de Passchendaele ; des éléments participent à des combats vers Hollebeke et Klein-Zillebeke
Puis occupation d’un secteur vers Wallemolen, et la voie ferrée d’Ypres à Roulers ;
, extension du front, à gauche, jusqu’au sud de Poelcappelle.
, réduction, à droite, jusqu’à la route d’Ypres à Roulers.
20 - , déplacement du secteur, vers la droite, entre Wallemolen et le sud de Broodseinde.
  • –  : Occupation d’un nouveau secteur vers la voie ferrée d’Ypres à Roulers, et le bois du Polygone (inclus) :
14 - , attaques françaises sur la ferme Verbeek et sur le bois du Polygone.
, attaque française vers Broodseinde.
, attaque allemande vers Broodseinde.

1915

  • 6 –  : Retrait du front ; repos vers Herzeele.
  • –  : Occupation d’un secteur entre Zwarteleen et la lisière sud du bois du Polygone.
  • 5 –  : Retrait du front dans la région de Herzeele, puis, à partir du , mouvement par étapes vers celle de Frévent ; repos.
  • –  : Mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers Ecurie et Roclincourt.
  • 3 –  : Retrait du front et stationnement dans la région de Pernes.
À partir du , occupation d’un secteur vers Grenay et le Rutoire ; préparatifs d’offensive.
9 - , attaque devant Loos.
16 - , en 2e ligne.
25 - , participation aux combats au nord d’Angres et vers la cité des Cornailles.
, occupation d’un secteur au nord de Neuville-Saint-Vaast
8 et , attaques sur la partie nord de Neuville-Saint-Vaast.
, attaque sur le carrefour des cinq chemins ; puis occupation d’un secteur dans cette région.
  • –  : Retrait du front et repos vers Tramecourt.
À partir du , mouvement par étapes, par Canaples, vers la région de Verderonne ; repos.
, transport par camions vers Moreuil.
  • 7 –  : Occupation d’un secteur vers Herleville et Maucourt. À partir du , retrait du front et transport par camions dans la région d’Arras.
  • –  : Occupation d’un secteur au sud-est de Wailly ; travaux en vue d’une offensive.
  • –  : Engagée dans la 3e Bataille d’Artois dans cette région.
  • –  : Rocade par V.F. et occupation d’un secteur entre le nord de Grenay et le sud de Loos (relève de l’armée britannique)
, attaque allemande sur Loos.
Au repos vers Bruay-la-Buissière ; du 10 au , du 4 au du 2 au , et du au .

1916

  • –  : Transport par camions vers le front et occupation d’un secteur entre le nord de Souchez et l’ouest d’Angres.
  • 17 –  : Retrait du front dans la région de Coupigny ; repos.
  • –  : Mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers le bois de Givenchy
  • 11 –  : Retrait du front (relève par l’armée britannique) ; mouvement par étapes vers la région de Villers-sur-Authie : repos.
  • 14 –  : Transport par V.F. dans la région de Bergues ; repos.
  • –  : Transport par V.F. vers Montdidier ; repos.
  • 13 –  : Transport par V.F. et repos dans la région de Revigny-sur-Ornain.
  • –  : Transport par camions à Verdun. Engagée dans la Bataille de Verdun, vers la Hayette et le bois Camard :
, attaque allemande.
, contre-attaque française.
  • 8 –  : Retrait du front, regroupement vers Revigny-sur-Ornain ; repos.
  • 18 –  : Mouvement vers le nord et repos vers Dampierre-le-Château.
  • –  : Transport par camions vers le front ; occupation d’un secteur vers l’Epine de Vedegrange et Auberive-sur-Suippe, étendu à droite, le , jusqu’à l’est de l’Epine de Vedegrange.
  • 9 –  : Retrait du front, transport par camions au camp de Mailly ; instruction.
  • –  : Transport par V.F. dans la région d’Amiens ; repos.
  • –  : Mouvement vers Fouilloy.
À partir du , engagée dans la Bataille de la Somme, au nord de Sailly-Saillisel ; , attaque française.
  • –  : Retrait du front ; repos dans la région de Morlancourt, puis, à partir du , au sud-ouest d’Amiens.
  • –  : Transport vers le front, et occupation d’un secteur au nord de la Somme, vers Cléry-sur-Somme et la ferme de Bois l’Abbé.

1917

  • –  : Retrait du front (relève par l’armée britannique) ; repos vers Ailly-sur-Noye.
À partir du , transport par camions au nord de Villers-Cotterêts ; travaux dans le camp retranché de Paris.
À partir du , mouvement vers Mailly-le-Camp, par Villemareuil, Villiers-Saint-Georges et Anglure ; repos et instruction au camp.
À partir du , mouvement par étapes vers Etoges, puis, à partir du , vers Lagery.
15 avril : Bataille du Chemin des Dames, tenue prête à intervenir; non engagée ; puis mouvement vers Romain et Guyencourt.
  • –  : Occupation d’un secteur au nord de La Ville-aux-Bois ; engagements fréquents.
, front étendu, à gauche, jusque vers Chevreux.
  • –  : Retrait du front ; repos et instruction vers Fère-en-Tardenois.
  • 2 –  : Occupation d’un secteur vers la ferme d'Hurtebise et le plateau des Casemates :
25 et , violentes attaques allemandes.
28 et , contre-attaques françaises.
À partir du , transport par V.F. dans la région de Custines : travaux de 2e position sur le Grand Couronné.

1918

  • –  : Transport par V.F. vers Beauvais, et, à partir du , occupation d’un secteur vers Rouvrel et le nord-ouest de Mailly-Raineval : les 5 et , attaques françaises vers Rouvrel (Bataille de l'Avre).
  • –  : Retrait du front, puis transport par V.F., de la région de Grandvilliers, dans celle de Bar-le-Duc ; repos.
  • –  : Mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers Maizey et le bois de Loclont, étendu à droite, le , jusqu’aux Paroches, et le , jusque vers Kœur-la-Grande.
  • –  : Retrait du front, puis transport par V.F. dans la région de Pont-Sainte-Maxence.
Engagée le , vers Chacrise (fin de la 2e Bataille de la Marne) : progression, de la région de Vierzy, vers celle de Venizel et de Ciry-Salsogne.
  • 12 –  : Retrait du front et repos vers Pierrefonds.
  • 21 –  : Mouvement vers le front, dans la région de Vassens. Reprise de l’offensive (2e Bataille de Noyon) : combats vers Morsain, Vézaponin, la ferme de Mareuil et la ferme de Montécouvé.
  • –  : En 2e ligne vers Morsain.
  • 10 –  : Mouvement vers le front. Engagée, vers Vauxaillon et sur l'Ailette, dans la poussée vers la position Hindenburg (combat, le 14, vers le mont des Singes).
  • –  : Retrait du front ; mouvement vers Vézaponin.
, transport par camions dans la région de Senlis ; repos.
  • –  : Mouvement vers le front. Engagée, à l’est de Laon, dans la Bataille de la Serre ; combats sur la Souche ; puis défense et organisation du front.
  • 5-  : Reprise de l’offensive (Poussée vers la Meuse) ; franchissement de la Souche ; le , prise de Marle ; puis franchissement du Thon, poursuite vers la frontière belge. La division se trouve vers Signy-le-Petit, au moment de l’armistice.

Rattachements

Affectation organique : 9e corps d’armée, d’ à .

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2 –
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7 –
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6 –
16 –
13 –
17 –
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26 –
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4 –
14 –

Entre-deux-guerres

Seconde Guerre mondiale

Première formation

La création de la division est prévue pour le mais les prélèvements d'équipement et d'hommes pour le corps expéditionnaire français en Scandinavie font que la division n'est toujours mise sur pied au déclenchement la bataille de France[2].

Composition prévue[2]
Type Unité Origine Sort
Infanterie 6e régiment d'infanterie 1re DIC jusqu'au 3 avril 5 mai : 44e DI
22e régiment de marche de volontaires étrangers formé le 15 février 10 mai : 19e DI
23e régiment de marche de volontaires étrangers formé le 31 mai 5 juin : 3e DI
Cavalerie 8e groupe de reconnaissance de division d'infanterie formé le ou le [2],[3] 15 avril : 3e DLI
Artillerie 97e régiment d'artillerie divisionnaire formé le 31 mars  : 17e DLI
297e régiment d'artillerie lourde divisionnaire formé le 31 mars 25 mai : 236e DLI (devient 90e RAD)
17e parc d'artillerie divisionnaire formé le 26 mars COAA de Nemours
Génie Compagnies de sapeurs mineurs 17/1 et 17/2 formées le 31 mai  : 17e DLI
Compagnies de transmissions 17/81 et 17/82 formées le 31 mars dissoutes le 16 avril
Train Compagnie automobile du train 117/18 formée le  : 17e DLI
Santé 17e groupe sanitaire divisionnaire formation abandonnée
Intendance 17e groupe d'exploitation divisionnaire formation abandonnée

Seconde formation

Entretemps, une 17e division d'infanterie est brièvement formée du au . Rassemblée dans la région de Verdun, elle compte deux régiments d'infanterie formés avec deux divisions de série B écrasées lors de la percée de Sedan : le 120e RI regroupant les rescapés de la 71e DI et le 213e RI regroupant ceux de la 55e DI. Ses services et soutiens sont issus des deux divisions dispersées. La 17e DI devient la 59e division légère d'infanterie le [4],[5],[2].

Le numéro 17 est repris début juin par la 17e division légère d'infanterie[2].

Notes et références

  1. ↑ « Biography of Lieutenant-General Georges-Eugène-Joseph Lascroux (1885 – 1956), France », sur generals.dk (consulté le )
  2. Service historique de l'Armée, Les grandes unités françaises : historiques succincts, vol. 2, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 228-229
  3. ↑ « Historique du 8e GRDI », sur grca.free.fr (consulté le )
  4. ↑ Jacques Sicard, « Les régiments d'infanterie de série B et leurs insignes (1re partie) », Militaria Magazine, no 66,‎ , p. 47-51 (ISSN 0753-1877)
  5. ↑ Jacques Sicard, « Les régiments d'infanterie de série B et leurs insignes (2e partie) », Militaria Magazine, no 67,‎ , p. 46-51 (ISSN 0753-1877)

Bibliographie

  • AFGG, vol. 2, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : divisions d'infanterie, divisions de cavalerie, , 1092 p. (lire en ligne).
  • (fr) Ministère des Armées, État-Major de l'Armée de Terre, Service Historique, Inventaire sommaire des archives de la Guerre 1914-1918, Imprimerie « LA RENAISSANCE » — TROYES - Dépôt légal : 4e trimestre 1969 — No 19.982

Liens externes

Articles connexes

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