2005 au Togo

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Cet article présente les évènements qui ont eu lieu en 2005 au Togo.

Crise politique

Le le président Gnassingbé Eyadema est décédé après avoir dirigé le Togo pendant 38 ans[1]. Selon la constitution, c'est le président de l'Assemblée nationale Fambaré Ouattara Natchaba qui aurait dû assurer l'intérim avant une nouvelle élection présidentielle dans un délai de 60 jours. L'armée a décidé de donner le pouvoir à l'un des fils du président défunt, Faure Gnassingbé. L'assemblée nationale a modifié en urgence la constitution pour avaliser la décision de l'armée. L'Union africaine, la CEDEAO, l'ONU, l'Union européenne ont condamné ce qu'ils nomment un « coup d'État » et demandé le rétablissement de l'ordre constitutionnel. Malgré l'interdiction des manifestations publiques décrétée par le gouvernement, les principaux partis de l'opposition demandent la tenue d'élections libres et pluralistes et appellent chaque jour à des manifestations pacifiques qui rassemblent de plusieurs centaines à quelques milliers de personnes et qui sont dispersées par les forces de l'ordre qui utilise des gaz lacrymogènes. Le , Faure Gnassingbé a annoncé qu'il renonçait au poste de président de la République et qu'il se portait candidat à l'élection présidentielle qui doit se dérouler le . Abbas Bonfoh, vice-président de l'Assemblée nationale devient président par intérim.

Quatre candidats se sont présentés à l’élection du  : Faure Gnassingbé, soutenu par le Rassemblement du peuple togolais (RPT), Emmanuel Bob Akitani, candidat de la coalition de l’opposition radicale, Harry Olympio, candidat du Rassemblement pour le soutien à la démocratie et au développement (RSDD, opposition modérée) et Nicolas Lawson, homme d’affaires qui annonce le retrait de sa candidature le . La campagne se déroule dans un climat de violence. L’opposition dénonce les conditions de préparation et demande un report de l’élection. Deux jours avant le scrutin, François Boko, ministre de l'Intérieur du gouvernement intérimaire, demande le report du scrutin. Il dénonce dans une conférence de presse, « un processus électoral suicidaire ». Il est contraint de démissionner.

L’élection a lieu le . Elle est marquée par de nombreuses violences faisant environ 500 de morts[2]. Les résultats sont proclamés le  : Faure Gnassingbé, remporte l’élection avec 60,22 % des suffrages devant Emmanuel Bob Akitani avec 38,19 % et Harry Olympio avec 0,55 %. Aussitôt, des manifestations ont lieu dans plusieurs villes du pays pour dénoncer les fraudes massives. Des heurts entre manifestants et force de l’ordre se produisent entraînant des centaines de victimes, morts ou blessées. Des milliers de Togolais se réfugient au Bénin.

La CEDEAO, l’Union européenne, la France reconnaissent la victoire de Faure Gnassingbé et appellent à la constitution d’un gouvernement d’union nationale, rejetée par l’opposition radicale qui réclame l’annulation des élections en raison des fraudes massives.

Le , Edem Kodjo, président de la Convergence patriotique panafricaine (CPP, opposition modérée), est nommé Premier ministre.

Notes et références

  1. « Ce jour-là : le 5 février 2005, les dernières heures de Gnassingbé Eyadéma », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
  2. « Entre 400 et 500 morts au Togo lors de l'élection présidentielle », sur Courrier international, (consulté le )

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