L’avant-dernière étape du Tour relie Nantua à Pontarlier sur un parcours vallonné de 184,2 km tracé à travers les reliefs du Jura. Dès les premiers kilomètres, les coureurs affrontent le col de la Croix de la Serra (12,1 km à 4,1 %), qui pourrait lancer les premières offensives. Le tracé, usant et accidenté, se prête aux initiatives lointaines. Dans le dernier tiers de l’étape, la côte de Thésy (3,6 km à 8,9 %) pourrait servir de tremplin à l’échappée décisive. Le final est marqué par une succession de petites côtes qui exigent de l’endurance et de la résistance. Cette étape représente une ultime chance pour les baroudeurs de briller avant l’arrivée à Paris. L’arrivée est jugée sur la rocade Georges Pompidou à Pontarlier, au terme d’une ligne droite finale de 150 mètres, sur une chaussée large[2].
Déroulement de la course
160 coureurs prennent le départ de cette avant-dernière étape. Le Danois Kasper Asgreen est le premier attaquant du jour. Alors qu'il compte 18 secondes d'avance, plusieurs hommes s'extraient du peloton et partent en contre, on y retrouve notamment Ben Healy et Jonas Abrahamsen. Asgreen est toujours seul en tête lorsque les coureurs qui ont tenté de le rejoindre sont repris par le peloton. À l'approche de la première difficulté de la journée, Wout van Aert et Julian Alaphilippe sortent du peloton, ils sont accompagnés par Tobias Foss et Arnaud Démare. Asgreen compte une quarantaine de secondes d'avance. Un peu plus tard, le groupe van Aert est repris par le peloton. Ben Healy tente de faire exploser le peloton afin de constituer une échappée. À 167 km de l'arrivée, Asgreen est repris, alors que la pluie fait son apparition. Dans l'ascension du Col de la Croix (12,1 km à 4,1%), trois coureurs partent à l'attaque, Harry Sweeny, Neilson Powless, et Raúl García Pierna. Le Belge Tim Wellens rejoint un peu plus loin les trois fuyards. Les quatre échappés ne restent pas très longtemps à l'avant de la course, ils sont repris par le peloton. C'est le Français Louis Barré qui passe en tête au sommet du col devant l'Espagnol Iván Romeo. Dans l'ascension de la côte de Valfin (5,7 km à 4,3%), Tim Wellens récupère le seul point mis en jeu au sommet. On assiste à plusieurs attaques de coureurs, mais aucune échappée ne parvient à garder une avance conséquente sur le peloton. Toutefois trois hommes se retrouvent à l'avant, Matteo Jorgenson, Ewen Costiou et Tim Wellens, ils sont rejoints ensuite par d'autres coureurs, après le regroupement, ils sont treize à l'avant, le peloton pointe à une quarantaine de secondes des échappés. Dans l'ascension de la côte de Thésy (3,6km à 9%), le Français Jordan Jegat accélère et s'extrait du groupe de tête, alors que le peloton à l'arrière explose. L'Australien Harry Sweeny rejoint Jegat. Au sommet, Sweeny passe en tête devant le Français. L'Australien se retrouve seul en tête devant le Français qui est repris par le premier groupe intercalé. Alors que la pluie est de retour, Sweeny possède 50 secondes d'avance sur le groupe Legat, le groupe Lenny Martinez est pointé à 3 mn 42 s, le peloton est à 5mn 20 s. À 26 km de l'arrivée, Sweeny est repris par ses poursuivants, ils sont dix à l'avant de la course. Le groupe de tête entame la dernière difficulté de la journée, la côte de Longeville (2,5 km à 5,5%). À l'approche du sommet, l'Espagnol Iván Romeo place une accélération suivi par le Français Romain Grégoire lequel passe en tête au sommet. Dans la descente les deux coureurs chutent, cela permet à trois coureurs de se porter à l'avant de la course, Frank van den Broek, Kaden Groves et Jake Stewart. Après une puissante accélération, Groves prend le large, le Britannique se dirige tout droit vers son premier succès sur le Tour de France, il passe la ligne d'arrivée avec 54 s d'avance sur van der Broek. Jordan Jegat, arrivé à 1 min 4 s du vainqueur d'étape, reprend la dixième place du classement général.