28e régiment d'artillerie

28e régiment d'artillerie
Image illustrative de l’article 28e régiment d'artillerie
Insigne régimentaire du 28e régiment d'artillerie divisionnaire (1939).

Création
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'artillerie
Devise Quand même
Inscriptions sur l’emblème Extrême-Orient 1884-1885
Verdun 1916
Noyon 1918
l'Aisne 1918
AFN 1952-1962
Guerres Guerre franco-chinoise
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie

Le 28e régiment d'artillerie (28e RA) est une unité d'artillerie de l'Armée de terre française, créée en 1872.

Son héritier est le 28e régiment d'artillerie géographique.

Création et différentes dénominations

  •  : formation du 28e régiment d'artillerie
  • 1883 : renommé 28e régiment d'artillerie de campagne
  • 1919 : dissolution, fusionne avec le 228e régiment d'artillerie de campagne porté pour former le 28e régiment d'artillerie de campagne porté
  • 1924 : dissolution, devient 351e régiment d'artillerie. Recréé à partir du 243e régiment d'artillerie sous le nom de 28e régiment d'artillerie divisionnaire
  • 1940 : dissolution
  • 1954 : reformation du 28e régiment d'artillerie
  • 1962 : dissolution
  • 1999 : les traditions du régiment sont reprises par le 28e groupe géographique, qui conservait la garde du drapeau du 28e RA depuis 1966

Colonels et chefs de corps

Le colonel Bérubé en uniforme du 28e RAC vers 1912.
  •  : colonel Jules Léon Gabriel Noury[1],[2]
  •  : colonel Jean-Pierre Delatte[1]
  • 1878 : colonel Chaumette[1]
  • 1882 : colonel Debourgues[1]
  • 1888 : colonel Vallantin[1]
  • 1892 : colonel de Mecquenem[1]
  • 1895 : colonel de Lavech-Desfauries[1]
  • 1898 : colonel de Taffart de Saint-Germain[1]
  • ...
  • 1912 : colonel Raoul Bérubé[3]
  • ...
  • 1925 : colonel Eugène Pagézy
  • ...

Historique des garnisons, combats et batailles du 28e régiment d'artillerie

De 1872 à 1914

Caisson de munitions de canon de 5 (en) du 28e régiment d'artillerie, 1877.

Le 28e régiment d'artillerie est formé à Rennes par décret du avec[4] :

En 1873, il reçoit 1 batterie du 23e régiment d'artillerie et cède 1 batterie au 31e régiment d'artillerie et ses 2 batteries à cheval au 35e régiment d'artillerie. À partir de 1873, il est rattaché à la 11e brigade d'artillerie[4] (artillerie du 11e corps d'armée).

En 1881, la 2e batterie est engagée dans l'expédition de Tunisie[5]

Envoyé au Tonkin en 1885, durant la Guerre franco-chinoise, les éléments du régiment s'illustrent aux combats de Hu-Thuong (), de Tien-La () et de Moha-Luong ()[1].

Première Guerre mondiale

Uniforme de la Première guerre.

En casernement à Vannes. 11e brigade d'artillerie, artillerie du 11e corps d'armée.

Composition : 4 groupes de 12 batteries de 75 (48 canons).

Il participe ensuite à la Première Guerre mondiale dans toutes les grandes opérations ; en Belgique, sur la Marne, en Artois, sur la Somme, en Champagne, au Chemin des Dames, sur l'Aisne, en Alsace, et en Champagne une deuxième fois. Il reçoit deux citations à l'ordre de l'armée et la fourragère de la couleur de la croix de guerre 14-18[6].

Entre-deux-guerres

Le , le régiment est dissous et fusionne avec le 228e régiment d'artillerie de campagne porté (228e RACP) pour former le 28e RACP à Sarrebourg[7]. Lors de la réorganisation du , le 28e régiment d'artillerie de campagne porté est dissous et forme, avec le 110e RAL, le 351e RALP à Rennes[8].

Le 28e régiment d'artillerie divisionnaire est recréé à partir du 243e régiment d'artillerie. Il est rattaché au 30e corps d'armée et détaché à l'armée du Rhin[8]. Le régiment a son dépôt à Luçon puis à Sarrebourg à partir de 1928. Il est en garnison en 1924 à Biebrich, avec un groupe à Schierstein et un autre à Dotzheim. De 1926 à 1929, il a trois groupes à Kastel et deux groupes à Mayence, l'état-major étant installé à Kastel en 1926-1927 puis à Mayence[9],[10],[11],[12],[13].

À partir de 1930, le régiment revient en France et prend garnison à Belfort puis Chaumont jusqu'en 1939[14],[15],[16],[17],[18],[19],[20]. Il constitue l'artillerie de la 13e division d'infanterie[19].

Seconde Guerre mondiale

Il est l'unité d'artillerie de la 13e division d'infanterie avec laquelle il participe à la campagne de France de 1940. Il combat sur la Somme et l'Oise. Il est cité pour une action d'éclat dans les environs de Loury (Loiret). Il est finalement dissout[6].

De 1945 à nos jours

Il est recréé le à Verdun, avec des batteries issues de divers régiments, pour constituer l'artillerie de la 11e division d'infanterie. Début août, les Ier, IIe et IIIe groupes rejoignent la Tunisie tandis que le IVe groupe reste à Verdun, où il est dissous en [20].

Le IIe groupe est dissous en Tunisie en et les deux autres groupes deviennent autonomes. Toujours rattachés à la 11e DI, ils rejoignent l'Algérie en . Le I/28e RA est dissous [20].

Le IIIe groupe rentre en France en pour être dissous au camp de Sissonne[20]. Le , l'étendard du régiment est confié à la garde du groupe géographique[6].

Traditions et patrimoines

Étendard du régiment

Dessin des inscriptions sur l'étendard du 28e régiment d'artillerie.

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[21] :

Insignes

Insigne du 28e RA modèle 1954.

Le second insigne du régiment, homologué G.1148 en 1954, présente un écusson rouge aux couleurs du régiment, surmonté d'un lion (référence à Belfort) monté sur deux canons. Il est fabriqué par Drago[20].

Personnalités ayant servi dans le 28e régiment d'artillerie

Notes et références

  1. Ministère de la Guerre, Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900), Paris, Berger-Levrault, (lire en ligne), p. 722
  2. ↑ « Cote LH//2006/3 », base Léonore, ministère français de la Culture
  3. ↑ « Cote 19800035/200/26175 », base Léonore, ministère français de la Culture
  4. Louis Susane, Histoire de l'artillerie française, J. Hetzel et cie., , 444 p. (lire en ligne), p. 391
  5. ↑ Historiques de l'artillerie française, tome I & II, colonels Henri Kauffer et Georges Van den Bogaert, pages 215 à 218
  6. « 028- Historique du 28è Régiment d'Artillerie », sur artillerie.asso.fr (consulté le )
  7. ↑ François Vauvillier et Guy François, « L'artillerie de campagne de 75 portée, 3e partie : En métropole et sur le Rhin », Histoire de guerres, blindés et matériels, no 142,‎ , p. 27-40.
  8. « Regroupement des unités d'artillerie », Revue d'artillerie,‎ , p. 95-101 (lire en ligne).
  9. ↑ « Répertoire, par arme, des corps de troupe entre les différentes régions de gouvernements militaires et de corps d'armée », dans Annuaire officiel des officiers de l'armée active, (lire en ligne), p. LXV
  10. ↑ « Répertoire, par arme, des corps de troupe entre les différentes régions de gouvernements militaires et de corps d'armée », dans Annuaire officiel des officiers de l'armée active, (lire en ligne), p. 71
  11. ↑ « Répertoire, par arme, des corps de troupe entre les différentes régions de gouvernements militaires et de corps d'armée », dans Annuaire officiel des officiers de l'armée active, (lire en ligne), p. 71
  12. ↑ « Répertoire, par arme, des corps de troupe entre les différentes régions et gouvernements militaires », dans Annuaire officiel des officiers de l'armée active, (lire en ligne), p. 73
  13. ↑ « Répertoire, par arme, des corps de troupe entre les différentes régions et gouvernements militaires », dans Annuaire officiel des officiers de l'armée active, (lire en ligne), p. 70
  14. ↑ « Répertoire, par arme, des corps de troupe entre les différentes régions et gouvernements militaires », dans Annuaire officiel des officiers de l'armée active, (lire en ligne), p. 72
  15. ↑ « Répertoire, par arme, des corps de troupe entre les différentes régions et gouvernements militaires », dans Annuaire officiel des officiers de l'armée active, (lire en ligne), p. 76
  16. ↑ « Répertoire, par arme, des corps de troupe », dans Annuaire officiel des officiers de l'armée active, (lire en ligne), p. 53
  17. ↑ « A travers les éphémérides belfortaines », Bulletin de la Société belfortaine d'émulation, no 51,‎ , p. 139-148 (lire en ligne)
  18. ↑ « A travers les Ephémérides belfortaines », Bulletin de la Société belfortaine d'émulation, no 52,‎ , p. 101-115 (lire en ligne)
  19. Service historique de l'Armée, Les Grandes unités françaises, historiques succincts, vol. 1, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 27
  20. Jacques Sicard, « La 11e DI en Algérie et ses insignes », Armes Militaria Magazine, no 126,‎ , p. 46-51
  21. ↑ « Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007 » [archive du ]

Voir aussi

Bibliographie

  • Historiques de l'artillerie française, tome I & II, colonels Henri Kauffer et Georges Van den Bogaert, imprimerie de L'Ecole d'Application de L'Artillerie- DRAGUIGNAN 1989

Articles connexes

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